Révolte ouvrière en Grèce contre l’austérité

Au premier jour d’une grève générale de 48 heures, Le Figaro indique dans un article paru le 10 février 2012 : « Les Grecs sont en colère. Plus rien ne les arrête. Armés de banderoles, de haut-parleurs et de drapeaux, des milliers de Grecs se sont rassemblés place Syntagma, face au Parlement. Fini le temps des quolibets moqueurs, des étudiants aux retraités, tous vocifèrent:«kleftes, kleftes!» (voleurs, voleurs!). Ils menacent directement leurs députés, appelés à se prononcer, dimanche, sur l’adoption des nouvelles mesures d’austérité exigées par les créanciers du pays. »

Selon une dépêche AFP du 10 février :

En marge d’une manifestation qui a réuni place Syntagma au centre d’Athènes, quelque 7.000 personnes, la police a riposté par des tirs de gaz lacrymogènes à des jets de pierres et de cocktails Molotov d’un groupe de manifestants. Une manifestation séparée réunissant quelque 10.000 militants communistes du Front des travailleurs Pame à Athènes, s’est déroulée dans le calme et la discipline.

Comme en juin et octobre 2011, le centre d’Athènes a été paralysé par les débrayages dans les transports en commun et le fonctionnement au ralenti des services publics, les deux principaux syndicats du pays ayant appelé à une grève générale de 48 heures qui se poursuivra samedi.

Manifestation dans les rues d’Athènes le 10 février :

Quelque 2.000 ouvriers des chantiers navals et dockers ont manifesté aussi au port du Pirée, où la grève bloquait les bateaux à quai.

La riposte syndicale a été lancée dès l’annonce jeudi d’un accord des partis gouvernementaux sur le train de mesures exigé par les bailleurs de fonds.

Affrontements devant le parlement :

Les mesures prévues, dont une réduction de 22% du salaire minimum dans le cadre d’une déréglementation générale du marché du travail, la suppression dans l’année de 15.000 emplois publics et des coupes sur certaines pensions de retraite, « vont être le tombeau de la société grecque« , ont dénoncé les syndicats, déniant au gouvernement toute « légitimité pour les imposer« .

Vidéo de Reuters, 10 février :

« On est en train de faire de nous la Chine de l’Europe. Le seul résultat des nouvelles mesures ne sera pas de sauver la Grèce mais de sauver les banques« , pestait place Syntagma Andréas Elmazoglou, qui termine à 24 ans des études d’ingénieur.

« Le peuple doit prendre les choses en mains (…) si ces mesures passent, la Grèce sera sous occupation« , jugeait pour sa part Constantinos Amonas, ouvrier d’une usine de plasturgie.

Mais la véritable épreuve sociale doit se jouer dimanche, quand les contestataires de tous bords sont appelés à affluer devant le parlement avant le vote nocturne du plan d’austérité.

Vidéo de « The Telegraph », 10 février :

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