Archives quotidiennes : 10/02/2012

Révolte ouvrière en Grèce contre l’austérité

Au premier jour d’une grève générale de 48 heures, Le Figaro indique dans un article paru le 10 février 2012 : « Les Grecs sont en colère. Plus rien ne les arrête. Armés de banderoles, de haut-parleurs et de drapeaux, des milliers de Grecs se sont rassemblés place Syntagma, face au Parlement. Fini le temps des quolibets moqueurs, des étudiants aux retraités, tous vocifèrent:«kleftes, kleftes!» (voleurs, voleurs!). Ils menacent directement leurs députés, appelés à se prononcer, dimanche, sur l’adoption des nouvelles mesures d’austérité exigées par les créanciers du pays. »

Selon une dépêche AFP du 10 février :

En marge d’une manifestation qui a réuni place Syntagma au centre d’Athènes, quelque 7.000 personnes, la police a riposté par des tirs de gaz lacrymogènes à des jets de pierres et de cocktails Molotov d’un groupe de manifestants. Une manifestation séparée réunissant quelque 10.000 militants communistes du Front des travailleurs Pame à Athènes, s’est déroulée dans le calme et la discipline.

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A propos de la grève générale en Israël

Informations sur la grève générale en Israël tirées du site du Parti Communiste d’Israël, 9 février 2012 :

Après deux jours de grève générale et une nuit d’intenses négociations, les deux parties sont sur le point de signer un accord. Selon les premiers raports, l’accord de l’Histadrout incluerait deux volets : un accord avec les employeurs privés et un accord avec le gouvernement.

Manifestation de travailleurs intérimaires à l'aéroport Ben Gourion

Le député Dov Khenin (Hadash, Front animé par le Parti Communiste) a fait part de son désaccord avec la tentative d’accord entre la fédération syndicale et le gouvernement. « Même après cette grande grève générale, nous sommes toujours loin de l’embauche directe de tous les travailleurs. Il n’y a aucune raison pour que les travailleurs intérimaires qui ont plusieurs années d’ancienneté ne puissent pas bénéficier des promotions salariales accordés aux travailleurs titulaires ».

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Iran : Non aux sanctions économiques, non aux menaces de guerre et à la guerre

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI), 26 janvier 2012 :

Non aux sanctions économiques, non aux menaces de guerre et à la guerre
Révolution contre le régime islamique d’Iran !

L’escalade du conflit entre les gouvernements occidentaux et le régime islamique d’Iran est sans précédent. Avec le déclin de la puissance de l’Islam politique, dont la colonne vertébrale est le régime islamique, lors de la vague de révolution de 2009 en Iran comme dans les récentes révolutions au Moyen-Orient, l’Occident espère maintenant imposer un nouvel équilibre des forces au régime islamique. Les sanctions contre la banque centrale d’Iran et de l’achat du pétrole du pays, lui coupant ainsi l’accès au marché mondial et de l’économie officielle, ainsi que les pressions diplomatiques, la guerre des mots et les menaces guerrières sont des moyens pour mettre le régime islamique à genoux et de l’amener affaibli à la table des négociations.  Le régime islamique réagit très durement à cette politique de l’Occident et estime qu’abandonner ses slogans et politiques anti-occidentaux équivaudrait à perdre sa position régionale et serait un coup terrible porté à sa cohérence politico-idéologique et à sa capacité à réprimer lors des confrontations avec la population en Iran.

Parallèlement à ce conflit, l’opposition bourgeoise iranienne est plus ou moins divisée en deux fractions : une soutient avant tout les gouvernements occidentaux et leurs politiques et l’autre fraction, implicitement ou explicitement, s’aligne sur le régime islamique.

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Bruxelles : Les pompiers arrosent le cordon policier

7 sur 7, 10 février 2012 :

Une délégation d’une dizaine de pompiers va être reçue en fin de matinée au cabinet de la ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet. Le ministre des Pensions, Vincent Van Quickenborne, assistera également à la rencontre.

Environ cinquante pompiers manifestent depuis le début de matinée à Bruxelles pour protester contre la réforme des pensions qui ne tient pas compte, selon eux, de la pénibilité de leur travail. Leur objectif était de se rendre devant le 16, rue de la Loi, où se tient le conseil des ministres.

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Plus de 12 milliards de bénéfices pour Total en 2011

Extraits d’un article de Challenge, 10 février 2012, comme quoi la crise est tout à fait supportable pour les patrons et actionnaires des grands groupes capitalistes, alors que nous, travailleuses et travailleurs, devons subir des fins de mois de plus en plus difficile, la dégradation de nos conditions de travail, le chômage, et les attaques constantes contre nos conditions de vie. Il est temps qu’éclate la colère de la classe ouvrière pour remettre les pendules à l’heure !

Le bénéfice net part du groupe a augmenté de 16% à 12,276 milliards d’euros en 2011, et le bénéfice ajusté (hors effets de stocks et éléments exceptionnels) a progressé de 11% à 11,424 milliards d’euros, a détaillé le groupe pétrolier français dans un communiqué publié vendredi 10 février.

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Télécharger le communisme

Article publié dans “Communisme-Ouvrier” n°17, bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Le capitalisme invente des choses merveilleuses, mais qui lui posent bien des problèmes. Il fut un temps où l’on trouvait merveilleux d’enregistrer un morceau de musique à la radio sur une K7 ou de copier le disque d’un copain, ou encore de photocopier un bouquin complet, de préférence en perruquant sur un copieuse professionnelle, plutôt que de l’acheter.

Aujourd’hui, pour peu qu’on ose braver les sacro-saintes lois sur la propriété intellectuelles, tout ça peut être fait en quelque clics sur un ordinateur, voir un simple téléphone. Après tout, acheter un ordinateur, avoir une connexion internet ou un téléphone, non seulement sont parfaitement légaux, mais rapportent des profits énormes aux entreprises concernées. Mais cela lèse les droits des éditeurs de musique ou de livres, qui ne cessent de réclamer des lois pour les protéger et des accords pour maintenir leurs profits. La contrefaçon des œuvres de l’esprit est certes aussi vieille que le capitalisme, si l’on en croit les déboires des imprimeurs de l’ancien régime face à la contrefaçon de leurs livres, mais jamais de tels moyens n’ont été offerts pour que celle-ci se transforme en une activité normale de la vie quotidienne. De nombreuses pistes ont été explorées, comme l’ont montré en France les débats passionnés sur la loi Hadopi, pour prendre acte de cette banalisation et la réintégrer dans le circuit normal du capital. Aux États-Unis, il est relancé par le vote de la loi « sopa » (stop online piracy act) et la fermeture du site megaupload. Sans rentrer dans le détail de ces affaires, on voit ici à l’oeuvre un phénomène que Marx avait déjà bien décrit : le capitalisme créée une contradiction croissante entre ce qu’il est capable de produire et les rapports de propriétés qui lui sont nécessaires. D’un côté, il est capable de créer de système de reproduction des données qui rendent la maîtrise de la propriété intellectuelle illusoire, et de l’autre, il ne peut sans contredire l’un de ses fondements, c’est-à-dire l’existence de la propriété privée, abandonner tout revendication sur celle-ci.

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Coup de colère des cheminots de l’équipement

Ils attendaient une cinquantaine de manifestants. C’est plus de cent mécontents qui ont déboulé, hier matin, en séance plénière de la réunion des délégués du personnel de l’Even Lorraine-nord (établissement équipement et entretien).

« La direction a été surprise, commente, avec une pointe de fierté, Christophe Achoub, secrétaire général adjoint CGT. Une manifestation organisée en moins de vingt-quatre heures. C’est dire l’état des hommes. »

Les cheminots connaissent les enjeux de la SNCF, la nécessité de rester compétitif. Mais cette fois, il semble que la nouvelle restructuration annoncée soit celle de trop. Avec les menaces qui pèsent sur le statut, la pilule ne passe plus. « On subit une énième réorganisation, alors que la dernière remonte à quelques mois seulement, dénonce Christophe Achoub. CHSCT, élus du CER, l’avaient pourtant dénoncée. Un cabinet d’expertise et les ergonomes de la direction l’avaient critiquée. Elle a tout de même été mise en place. Et maintenant, il faudrait que nous subissions de nouveau la même chose ! » Lire la suite

Un directeur d’école séquestré à Dives-sur-Mer

Craignant la suppression d’une troisième classe en trois ans à la rentrée, une quarantaine de parents d’élèves de l’école Colleville ont décidé de séquestrer le directeur de cette école primaire de Dives-sur-Mer, ce jeudi matin, dans son bureau.

Les parents protestent aussi contre la perspective de voir ce même directeur assurer cette fonction à mi-temps à la rentrée et contre la baisse des postes spécialisés. « Ils ne seraient plus que trois Rased sur 45 écoles de la circonscription à la rentrée »,avancent-ils. Le maire Pierre Mouraret et son adjoint aux affaires scolaires doivent être reçus ce matin à l’inspection académique.

Ouest france, 9/02/2012.

Grèce. Appels à la grève générale vendredi et samedi

Les deux grandes centrales syndicales grecques, Adedy pour le public et GSEE pour le privé, ont appelé jeudi à une grève générale vendredi et samedi contre les nouvelles mesures de rigueur réclamées par l’UE et le FMI en échange d’un nouveau prêt, a-t-on appris de source syndicale.

Mardi, quelque 20 000 Grecs avaient manifesté à Athènes et Salonique, à l’occasion d’un appel à la grève générale.

« Nous appelons à une grève générale vendredi et samedi aux côtés du syndicat de la fonction publique », a indiqué un porte-parole de la GSEE, confédération syndicale du secteur privé, après une nuit de réunion marathon des trois partis de la coalition gouvernementale sur le nouveau plan de rigueur.

Mardi, plus de 20 000 personnes ont manifesté à Athènes et Salonique à l’occasion de la première grève générale de l’année en Grèce contre la nouvelle potion de rigueur qui se profile pour le pays.

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Les Conti de Clairoix s’invitent à Sarreguemines. Rassemblement prévu vendredi 10 février.

Des tracts avant une venue en nombre. 

Une délégation du comité de lutte de Continental de Clairoix a rencontré la direction, avant un rassemblement prévu vendredi 10 février.

Avec les camarades de Clairoix ! », lancent les hommes plantés devant l’usine Continental, en zone industrielle. C’est l’heure du changement de poste. Les ouvriers du poste de matin et d’après-midi se croisent. Chacun reçoit un tract distribué par le petit groupe composé de membres du comité de lutte de Continental Clairoix et de syndicalistes CGT du site de Sarreguemines. Le message principal figure en gras sur la feuille blanche : « Nous vous donnons rendez-vous vendredi 10 février de 12 h à 15 h. »

Respecter les engagements

Ce jour-là, les Conti dont l’usine a fermé en 2009 viendront de l’Oise non pas à six, comme mardi, mais « à 150 voire 200 », annonce Roland Spirko, conseil du comité de lutte. « Trois ans après le début du conflit, c’est pas mal du tout », ajoute-t-il. Pour cette « rencontre fraternelle pour montrer l’unité des travailleurs », il espère que des salariés de Continental à Toulouse feront aussi le voyage jusqu’en Moselle-Est, tout comme une délégation syndicale internationale qui viendrait du siège du groupe, à Hanovre. Un rassemblement pour montrer à la direction que la mobilisation est toujours forte, et faire respecter les engagements concernant le reclassement des Conti de Clairoix. Lire la suite