Grèce : Grève générale mardi contre les nouvelles mesures d’austérité

AFP, 6 février 2012 :

A l’issue dimanche de cinq heures de discussions avec les trois dirigeants, M. Papademos a fait part d’une entente sur l’étendue des économies à réaliser (environ 3,3 milliards d’euros), sur la mise en place de réformes visant à abaisser les coûts de production et sur un schéma de recapitalisation des banques.

Selon les médias, les dernières tractations doivent porter sur le montant des coupes prévues dans les retraites complémentaires, sur la réduction réclamée par l’UE et le FMI du salaire minimum ainsi que sur un projet de 15.000 licenciements rapides dans la fonction publique.

Les deux leaders de droite avaient à leur sortie de la réunion haussé le ton contre la rigueur prônée, mais M. Karatzaféris a ensuite fait part d’évolutions « satisfaisantes ».

Le parti socialiste, qui dirigeait le pays jusqu’à l’éviction en novembre de M. Papandréou, ex-Premier ministre élu, est prêt « à faire preuve du même sens des responsabilités » qu’auparavant, a pour sa part déclaré son porte-parole, Panis Béglitis. Mais il ne donnera son feu vert « que s’il y à un accord de tous sur tout », a-il prévenu.

Le ministère des Finances a de son côté exclu l’hypothèse d’une suppression de deux des 14 mois de salaire dans le secteur privé, honnie par M. Samaras.

Grève générale

La plupart des quotidiens pariaient lundi matin sur un accord final du trio politique grec, qui autoriserait M. Papademos à mener à son terme parallèlement l’accord final sur la restructuration de la dette avec les créanciers privés.

Les deux grandes centrales syndicales, GSEE pour le privé et Adedy pour le public, ont également anticipé un accord en appelant à une grève générale de 24H mardi, qui doit notamment perturber écoles, liaisons avec les îles, transports publics et administration. Une manifestation est prévue dans le centre d’Athènes à la mi-journée.

Les nouvelles mesures « sont la chronique d’une mort annoncée (…), l’objectif est de mettre à bas tout le droit du travail et de baisser les salaires de 20 à 30% en plus des coupes déjà opérées », a déclaré le président de la GSEE, Iannis Panagopoulos.

Avec l’Adedy, la GSEE avait déjà organisé six grèves générales en 2011, sans réussir à faire fléchir les bailleurs de fonds.

L’opposition de gauche, communiste et radicale, est pour sa part montée au front en annonçant des manifestations dès lundi soir.

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