Mourrir de misère dans la France de 2012

Le Dauphiné Libéré, dans son édition du 5 février, rapporte : « Une SDF de 46 ans a été retrouvée morte de froid samedi soir dans un squat de Compiègne (Oise), a-t-on appris dimanche matin auprès des pompiers, confirmant une information du Parisien/Aujourd’hui en France. Le corps a été découvert en état d’hypothermie par les secours samedi en début de nuit, alors que les températures dépassaient les -7 degrés.  » Samedi 4, on apprenait dans « Le Parisien« , « Un homme de 61 ans est décédé dans la nuit de vendredi à samedi. Le froid et les conditions de vie précaire de ce SDF qui vivait avec son frère dans un baraquement, sur un terrain vague de Villetaneuse en Seine-Saint-Denis, près de l’université, ne sont certainement pas étrangers à sa mort. »

La France est un des pays les plus riches du monde, un pays où le PDG de PSA, par exemple, peut gagner 9.000 euros par jour, samedis et dimanches compris. Un pays où il serait faux et mensonger de dire que les autorités ne s’inquiètent pas de la vague de froid. En effet, « la pelouse du Parc des Princes est bâchée depuis le milieu de la semaine et maintenue à une température supérieure à zéro grâce à l’envoi d’air chaud ». Le Parc des Princes n’est qu’un exemple parmi les nombreux stades chauffés pour protéger la pelouse. Les matchs, en effet, sont une sources de revenus pour le capital. Par contre, la vie humaine, surtout celle de prolétaires n’ayant ni emploi ni logement, elle, ne compte pas.

Car que ce soit à Compiègne ou à Villetaneuse, il est faux de parler de « personnes mortes de froid ». Nous ne sommes plus à l’époque de la guerre du feu où l’humanité ne savait pas se chauffer. Nous sommes au début du 21ème siècle, à une époque où les moyens technologiques permettent même d’empêcher une pelouse de geler. Ce qui a tué, à Compiègne et à Villetaneuse, ce n’est pas le froid, mais l’absence de logement, la misère, dans un des pays riche, dans un monde où la misère croissante de la majorité de la population va de paire avec l’augmentation des profits d’une infime minorité. Ce qui a tué, à Compiègne et à Villetaneuse, c’est l’organisation capitaliste de la société.

Voir le texte de Rosa Luxembourg à ce sujet « Dans l’asile de nuit« 

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