Archives quotidiennes : 26/01/2012

Grève aux ambulances Dhuime : tentative de négociation à l’inspection du travail

C’est la plus longue et la plus dure grève qui frappe les ambulances Dhuime, fondées en 1954. Depuis jeudi dernier, une partie des salariés a cessé le travail. 

Même sur le nombre exact de grévistes, les deux parties ne sont pas d’accord : ils sont 20 selon la direction, qui dit avoir enregistré le retour d’une personne. Alors que pour l’intersyndicale, il y a 23 grévistes.

Ce matin, une réunion médiation se tient à l’inspection du travail pour tenter de sortir de la crise. Seront présents les délégués du personnel CGT et CFDT, la direction représentée par les frères Dhuime (Éric et Bruno), l’inspectrice du travail et le président départemental du syndicat des ambulanciers. Lire la suite

ADMR 29. Septième jour de grève

Hier, en fin d’après-midi, 23 des salariés en grève présents à la fédération ADMR du Finistère ont voté la reconduction du mouvement à 22 voix pour et une contre. 

Tension et fatigue étaient palpables chez ceux qui réclament depuis sept jours maintenant de rencontrer leur employeur, Francine L’Hour, présidente. Dans plusieurs des 91 associations locales du réseau, la pression est également montée d’un cran. Comme au Guilvinec-Treffiagat, où «l’ensemble» des salariés «angoissés et inquiets» ont adressé un courrier à la présidente et aux administrateurs fédéraux, pour dire leur incompréhension face à l’absence de communication depuis plus de deux ans. Les services de production (paye, facturation) du réseau, basés à Plabennec, sont, pour certains, bloqués. «Au 1erfévrier, il n’y aura d’argent ni dans les associations, ni à la Fédération. Certaines des associations, qui ont de l’argent, pourront verser des acomptes à leurs salariés. Toutes ne le pourront pas», prévoient les grévistes. Le comité d’établissement devrait rencontrer Me Robert aujourd’hui, à Plabennec. Une opération «coup-de-poing» était, hier, envisagée par les salariés grévistes pour demain. La deuxième et dernière consultation du plan social en cours (78licenciements pour 115 salariés) doit se tenir lundi prochain.

Karine Joncqueur, 26 janvier 2012, Le Telegramme.com

La grève reconduite, aujourd’hui, à l’usine Bostik d’Avelin : pour la CGT, le dialogue social, ça ne… colle pas !

À l’appel de la CGT, un mouvement de grève a été lancé, hier, dès 5 heures, à l’usine Bostik, implantée en bordure de la zone d’activités d’Avelin depuis la fin des années 1970. Selon Ludovic Dufkens, délégué central du syndicat CGT, il a été suivi par environ 90 % des 115 salariés de l’entreprise, filiale du groupe Total depuis 1990 et spécialisée dans la fabrication de colles pour les particuliers et les professionnels. …

Le mouvement, dont le principe avait été décidé au début de la semaine, a été reconduit pour aujourd’hui, un représentant du personnel indiquant que « rien n’était sorti de s négociations entamées, hier après-midi. » Il a également souligné que le mouvement allait se durcir.

Revendications salariales

« Ici, le climat est tendu depuis environ six mois, mais la direction reste sourde à nos demandes l’essentiel serait de mettre en place une véritable politique sociale », dénonçait, hier, Ludovic Dufkens avant de revenir sur la dizaine de revendications que présente son syndicat et dont la majorité est d’ordre salarial. Outre l’augmentation du SMIC à 1 700 euros, les grévistes réclament, aussi, l’augmentation de la prime de poste à 175 euros. Ils demandent ensuite une négociation concernant l’attribution des coefficients entre les salariés des différents ateliers.

Enfin, le représentant de la CGT évoque la revalorisation de la prime de transport suivant la convention collective de la chimie. Mais, les grévistes ont d’autres griefs à faire valoir parmi lesquels figure l’embauche des intérimaires en contrat précaire, la liberté pour les salariés de pouvoir choisir la date de leurs congés qui seraient, aujourd’hui, imposés, selon Ludovic Dufkens, lequel demande également qu’un salarié licencié avant Noël soit réintégré. Lire la suite

Belgique. Grève générale :  » A tout moment, la rue peut aussi dire non « 

Les organisations syndicales fourbissent leurs armes en vue de la grève générale de ce 30 janvier. Notamment les métallos. Si le programme du gouvernement ne peut être revu qu’à la marge, l’action devrait servir de coup de semonce avant le contrôle budgétaire de février, sans doute douloureux…

 » Austérité : ça sent le pavé.  » Le calicot, posé au pied de la tribune, donne d’emblée le ton. Ils sont environ 200, délégués et militants wallons et bruxellois de la FGTB-Métal, à se retrouver à Namur, le 20 janvier dernier, pour déterminer le programme d’actions d’après la grève nationale du 30 janvier. Et revenir encore sur sa raison d’être.

 » Je vous souhaite une bonne année, une bonne santé et surtout beaucoup de courage, lance Manuel Castro, président des métallos du Brabant. Car nous sommes désormais en guerre.  » Dans la salle, les hommes – les femmes sont rares dans leurs rangs – écoutent, opinent du chef, échangent un commentaire avec leurs voisins. Sur l’écran géant, les calculs qui rappellent l’impact des mesures annoncées par le gouvernement sur les prépensionnés, les demandeurs d’emploi et les salariés, défilent. Des murmures s’élèvent. Et quand les métallos murmurent…
Ce n’est pas pour rien que ceux-ci ont la réputation d’être les fers de lance de mouvements sociaux. « Tout le monde nous regarde, rappelle l’orateur. Grâce à vous, on peut faire avancer le débat au niveau européen. Souvenez-vous des Grecs, rappelez-vous comme ils ont été isolés. Cela ne peut plus arriver. Mais pour remporter ce combat, il faut construire le rapport de force, donc informer les travailleurs et leur expliquer dans le détail ce qui les attend. Victoria o muerte ! », termine Manuel Castro avant de regagner sa place sous les applaudissements.  Lire la suite

Droit de grève : Le gouvernement s’entête, l’heure est à la mobilisation

Communiqué CGT.

Cinq ans après la loi dite du « service minimum », l’UMP et le gouvernement s’attaquent de nouveau au droit de grève des salariés du Transport.

Après l’annonce d’un passage en force avant hier en déclarant la procédure d’urgence, hier soir dans une séance où la majorité parlementaire a démontré tout le mépris qu’elle avait pour ces derniers, un nouveau texte a été adopté en première lecture par l’Assemblée nationale.

Lire la suite

Une grève des marins CGT perturbe la liaison entre la Corse et le continent

Les marins CGT de la SNCM et de la CMN ont appelé à cesser le travail durant deux jours pour défendre leur emploi.

Le trafic maritime était perturbé jeudi entre la Corse et le continent en raison d’une grève des marins CGT des compagnies SNCM et CMN, qui ont appelé à cesser le travail pendant deux jours pour défendre leur emploi.

Six traversées, dont le départ était prévu dans la soirée, sont affectées au total: quatre à la SNCM (Société nationale Corse Méditerranée), où la direction signale «un fort risque de perturbation», et deux à la CMN (Compagnie méridionale de navigation), qui sont annulées.

Le syndicat, déjà en grève il y a une semaine, réclame l’adoption d’une loi pour que davantage de bateaux basés en France aient un pavillon français de premier registre. Le Sénat doit examiner jeudi un amendement en ce sens du groupe communiste. Lire la suite

Le tabou des nombreux suicides de syndicalistes

C’est à l’appel d’une intersyndicale que les agents de la DIRECCTE Nord-Pas-de-Calais sont invités à se présenter habillés en noir ce jeudi 26 janvier 2012 à partir de 14h00, devant les locaux de la DIRECCTE en mémoire de Romain Lecoustre, un inspecteur du travail qui a été retrouvé pendu à son domicile le 18 janvier dernier.

Par ailleurs militant syndical, le jeune inspecteur avait déjà fait une première tentative de suicide en juillet 2001. Charge de travail, non-sens de l’organisation, les syndicats rapportent les maux dont se plaignait l’inspecteur en soulignant le « trop plein des remarques dégradantes des directeurs locaux ne sachant parfois pas distinguer l’activité syndicale et l’activité professionnelle de leurs agents ».

Les syndicats ne sont pas à l’aise pour en parler mais leurs militants les plus engagés sont des populations à risque sur le plan des suicides. Le cocktail devient particulièrement à risque quand un syndicaliste se trouve mal dans son travail opérationnel, qu’il doit supporter la pression de sa direction en raison de son activité syndicale et que pour couronner le tout, son syndicat ne le soutient pas dans l’accompagnement des salariés en souffrance…

« Les syndicalistes sont surexposés aux risques psychosociaux, c’est une population à risque ». Lire la suite