Vivarte : Du débrayage à la grève

La Nouvelle République, 18 janvier 2012 :

Issoudun (Indre) : Le mouvement se durcit chez Vivarte. Au deuxième jour de débrayage, l’équipe de l’après-midi s’est prononcée, hier, en faveur d’une grève totale à une large majorité. Un vote qui devait être proposé aux équipes du soir et du matin, à leur prise de service.

Finis, donc, les débrayages de 55 minutes. Place au piquet de grève. Dès 16 h, les grévistes ont commencé à regrouper des palettes devant l’entrée principale de la Compagnie européenne de la chaussure (CEC). « Il ne fait pas chaud. La nuit va être longue. Il va bien falloir se réchauffer », lance un salarié.

Entre-temps, deux banderoles ont été accrochées à la barrière de l’entrée. « Sous prétexte de la crise, nous sommes exploités », peut-on lire sur la première ; la seconde résume le sentiment général des troupes : « De quoi se plaint-on ? D’être pris pour des cons ». Les syndicats ont senti la tension monter en début d’après-midi, à l’annonce « d’une fin de non-recevoir à nos revendications. La direction a répété que les négociations étaient closes. Pourtant, les 2,5 % d’augmentation de salaire que l’on demande ne coûteraient que 3 millions d’euros sur les 139 M€ de bénéfices dégagés par l’entreprise en 2011. Ces chiffres ont fini de provoquer la colère des gars », explique Marie-Laure Brouillet (CFDT). Une réaction qui n’a pas franchement surpris les syndicats. « Quand on a appelé à la grève du zèle, la semaine dernière, les gens étaient déjà demandeurs d’une grève dure. Nous, on avait appelé au calme pour donner une chance au dialogue. La direction ne l’a pas saisie. Dommage. »

Ce mercredi, les représentants syndicaux doivent se rendre au siège, à Paris, notamment pour « signer le protocole de désaccord sur les NAO ». Sur le piquet de grève, hier après-midi, chacun espérait une réouverture du dialogue entre les parties, à cette occasion. « Nous ne sommes pas des acharnés du conflit social. D’ailleurs nous n’avons pas fait grève depuis onze ans. Mais si la direction veut un bras de fer, elle va l’avoir. Maintenant, elle va devoir faire un gros effort pour que la tension s’apaise. »

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