Bourgogne : les enquêteurs de l’Insee en grève

France 3 Bourgogne, 18 janvier 2012 :

Ces pigistes payés à l’enquête constituent le socle de la collecte de chiffres à l’Insee.

Depuis deux ans, ils négocient un nouveau statut qui leur assurerait une meilleure protection sociale. Mais, les discussions au niveau national piétinent.

Les enquêtrices et enquêteurs pigistes de l’Insee sont près de 1 000 en métropole et dans les Dom. On en compte une vingtaine en Bourgogne, dont un seul en CDI. La plupart de ces salariés sont des femmes qui exercent ce métier depuis plus de dix ans.

« On a commencé un mouvement de grève depuis le 7 novembre 2011 pour un changement de statut », explique Martine Joly, qui est enquêtrice en Bourgogne. « L’Insee est dans l’obligation de nous passer en CDI. Depuis 14 mois, ils se penchent sur un statut qui est très compliqué, puisqu’on est payé au relevé et qu’ils vont être obligés de nous mensualiser », résume-t-elle.

Les pigistes se battent pour obtenir un nouveau statut comportant « une réelle reconnaissance de la qualité de leur travail » sans perte, ni gel de salaire ». Les syndicats CGT, CFDT, CGT-FO, SUD de l’Insee déplorent le fait que les négociations n’avancent pas. « La direction de l’Insee profite de ces négociations pour imposer une régression salariale à une grande partie des enquêtrices et enquêteurs. Elle ne propose qu’une rémunération horaire proche du Smic et beaucoup de contrats à temps partiel », indiquent-ils. Ils rappellent, par ailleurs, qu’en 2009, « la moitié des enquêtrices et enquêteurs avaient un salaire brut de moins de 850 euros par mois ».

Une rémunération horaire proche du Smic

Mais, le dialogue a tourné court, car « la direction de l’Insee profite de ces négociations pour imposer une régression salariale à une grande partie des enquêteurs », dénoncent les syndicats. « Elle ne propose qu’une rémunération horaire proche du Smic et beaucoup de contrats à temps partiel. En 2009, la moitié des enquêtrices et enquêteurs avaient un salaire brut de moins de 850 euros par mois », précisent les syndicats.

En attendant qu’un accord soit trouvé, les pigistes n’effectuent plus certains relevés de prix depuis novembre 2011. Et depuis le mois de janvier 2012, ils ne renvoient plus les résultats des enquêtes qu’ils effectuent auprès des ménages, comme l’enquête Emploi qui sert au calcul du chômage.

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