Les salariés de Colgate-Palmolive en grève contre le gel des salaires

L’Humanité, 16 janvier 2012 :

Les salariés de l’usine Colgate-Palmolive de Compiègne (Oise), en grève depuis mercredi en raison de désaccords sur les augmentations de salaire, reconduisent le mouvement pour 24 heures.

L’entreprise Colgate-Palmolive de Compiègne, la plus importante en Europe, connaît son plus important sociel depuis 2008. « On est en grève reconductible depuis mercredi pour les négociations de salaires », a indiqué Hervé Grosjean, délégué syndical CGT, faisant état d’un « ras-le-bol » chez les salariés, qui ont voté à 87% pour la grève (79% de participation), selon lui. « Les discussions avec la direction sont toujours au point mort. Nous avons donc reconduit le mouvement pour 24 heures », indique-t-il. Des représentants des salariés ont rencontré lundi matin à la sous-préfecture de Compiègne le directeur technique du cabinet du ministre de la Santé, Xavier Bertrand. « Nous avons pu lui exposer nos revendications. Nous espérons que cette rencontre permettra de faire bouger les choses, notamment de faire remonter nos demandes à la direction internationale du groupe », a indiqué Hervé Grosjean. « En effet, face à nos revendications, notre direction ne cesse de nous dire qu’elle ne peut rien faire et renvoie la balle à la direction européenne, voire américaine de Colgate », a-t-il ajouté.

L’usine, qui emploie 535 salariés en CDI et une cinquantaine d’intérimaires, fournit 50% de la production européenne de Colgate-Palmolive, notamment les gels douche Tahiti, les produits Soupline ou encore les produits de nettoyage Paic ou Ajax, mais pas les dentifrices de cette marque.

La direction propose une hausse de 1% en janvier et de 0,8% en octobre, à laquelle s’ajoute une enveloppe de 0,7% de la masse salariale pour les augmentations individuelles. « Nous avons demandé une hausse de 5%. Tous les salariés quelle que soit leur catégorie veulent une augmentation générale, à laquelle pourront s’ajouter des hausses individuelles », a expliqué le délégué CGT.

Le conflit porte par ailleurs sur les promesses d’embauches de la direction pour l’année écoulée, qui n’ont pas été tenues, seulement 8 personnes ayant été nommées alors que la société en promettait 10, selon la CGT. « Les syndicats se sentent un peu décrédibilisés », a souligné Hervé Grosjean.

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