L’Union : La colère des salariés en grève de la Seag

La Dépêche, 12 janvier 2012 :

L’Union (Haute-Garonne) : Les employés de l’imprimerie Seag (Société européenne d’arts graphiques) , sur la zone artisanale La Violette, ont décidé hier de se mettre en grève. Les 50 ouvriers, employés ou cadres ont pris cette décision à la suite de la mise en redressement judiciaire de leur imprimerie. Cette ancienne propriété de l’Eglise est la seconde imprimerie de Midi-Pyrénées.

Le siège social étant à Bordeaux, c’est le tribunal administratif de cette ville qui doit tenir une audience le 25 janvier pour examiner d’éventuelles offres de reprises, sur un rapport de l’administrateur judiciaire.

«Aucun respect pour le personnel»

Les employés expriment leur colère . Alain, ouvrier depuis 19 ans dans l’entreprise, explique : «Si l’imprimerie ferme, je partirais avec le minimum légal d’indemnités: la direction refuse de s’en préoccuper, se retranchant derrière l’administrateur judiciaire. Nous n’avons pas rencontré le directeur de Bordeaux, Il n’y a aucun respect pour le personnel, mais du mépris».

Françoise, employée administrative depuis 24 ans, renchérit: « Un seul mot: gâchis. Nous étions une équipe soudée, professionnelle: il n’y a eu aucun dialogue.»

Ils se cotisent pour un avocat

Roland, employé photograveur depuis 19 ans, et Pierre-Yves, sont sur la même longueur d’onde: «Nous travaillons en équipe de 3×8, tous les jours sauf le samedi, même les jours fériés. Depuis 2 ans, nous sommes toujours en sous effectif». Il cite les horaires: «Où sont nos heures de repos légales ? On nous a demandé des efforts depuis des années, en nous faisant miroiter de faux espoirs. Maintenant, la majorité du système informatique a été déplacé sur Bordeaux. On s’est cotisé pour avoir un avocat, déposer une mise en demeure. On ne peut plus attendre ainsi jusqu’à la décision du tribunal».

Le gérant met la grève en cause

De son côté, le gérant de la société, Bernard Cattanéo à Bordeaux, répond: «Nous déplorons cette décision d’arrêt de production. Depuis 3 ans, j’ai soutenu cette entreprise, mais un client important s’est retiré. A cause de la grève, les autres clients ont du prendre leurs dispositions et se retourner vers d’autres imprimeries. Cette grève est donc une catastrophe qui met en péril l’avenir, la reprise possible de l’imprimerie». Une forme de dialogue de sourds…

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  1. Pingback: Lutte pour l’emploi à l’imprimerie SEAG | Solidarité Ouvrière

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