Grève générale et répression au Nigéria

AFP, 10 janvier 2012 :

Au moins cinq personnes ont été tuées lundi au Nigeria, dont quatre par balles, dans des affrontements entre policiers et manifestants lors de la grève générale contre la hausse des prix des carburants, a indiqué la Commission nationale des droits de l’homme.

Selon son secrétaire général, Chidi Odinkalu, trois personnes ont été abattues dans la capitale économique Lagos et une autre à Kano, la métropole du Nord.

Un enfant de 9 ans a également été tué à Kano, mais apparemment écrasé par la foule dans un mouvement de panique. « L’enfant semble avoir été piétiné dans ce qui parait être un mouvement de foule à Kano », a-t-il dit à l’AFP. « Quatre autres personnes ont été tuées par balles selon ces informations », a-t-il ajouté.

La police a pour sa part confirmé la mort d’un manifestant à Lagos, ajoutant qu’un policier soupçonné avait été arrêté.

A Kano, une source hospitalière a de son coté déclaré que deux manifestants touchés par balles avaient succombé à leurs blessures.

Selon un responsable de la Croix-Rouge de la ville, on y comptait une trentaine de blessés au total, dont 18 par balles. (…)

Les heurts les plus violents se sont produits à Kano, la métropole du Nord à dominante musulmane, où deux personnes ont été tuées par balles et une trentaine blessées, selon un responsable hospitalier.

La police y a lancé des grenades lacrymogènes et tiré en l’air contre des milliers de manifestants qui tentaient d’envahir les bureaux du gouverneur de l’Etat, a constaté un journaliste de l’AFP.

Ils ont également tenté d’incendier le domicile du gouverneur de la Banque centrale et mis le feu au bureau du chef de l’administration régionale.

Suite à ces incidents, les autorités locales ont décrété un couvre-feu nocturne dans la ville de 18H00 à 8H00.

A Abuja, la capitale fédérale, d’importantes manifestations ont eu lieu, rassemblant des milliers de personnes.

Le mot d’ordre de grève générale semblait suivi dans le pays. Mais, si l’activité était largement à l’arrêt dans les grandes villes, la production de pétrole, 2,4 millions de barils par jour, n’a pas été affectée par la grève, ont assuré des responsables du secteur.

Les syndicats exigent que le gouvernement rétablisse les subventions dont la suppression, le 1er janvier, a entraîné une brusque hausse des prix de l’essence qui affecte la plupart des Nigérians, tant pour les transports que pour l’alimentation des générateurs d’électricité.

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