Dix jours de grève à l’usine Jacquet de Saint-Beauzire

La Montagne, 10 décembre 2011 :

Si la grève dans les transports clermontois a pris fin vendredi, celle des salariés de l’usine Jacquet de Saint-Beauzire (Puy-de-Dôme) a atteint hier son dixième jour.

Plutôt remontés, les salariés de Jacquet (*), en grève depuis dix jours pour réclamer, notamment, une augmentation générale des salaires.

Dix jours d’impasse au cours desquels les négociations ont tout de même eu lieu avec la direction, mais sans apporter de solutions acceptables par les salariés : « On en est à une proposition de 15 euros brut au 1er janvier ; un passage des heures de nuit, actuellement majorées à 20 %, à 25 %, et une augmentation du panier jour de 2 euros. Inacceptable quand on sait que des gars qui ont trente ans de boîte gagnent 1.117 euros net ! »

Plainte

Installés à l’entrée de l’usine, les ouvriers en bloquent l’entrée, notamment depuis que la direction a tenté, au début du conflit, de faire tourner certaines lignes de production avec des intérimaires, ce qui a déclenché le dépôt d’une plainte à la gendarmerie d’Ennezat. Depuis, l’usine est à l’arrêt et le restera encore aujourd’hui après que le personnel a décidé, en soirée, de reconduire le mouvement.

Pour Daniel Chéron, Directeur général de Limagrain : « La proposition de la Direction générale de Jacquet est significative, avec une augmentation de 95 ? net par rapport à juin 2011. Elle a été acceptée hier par la délégation syndicale de Clamecy, autre site de production de Jacquet. Au total, c’est plus de 20 % d’augmentation salariale accordée depuis le 1er juillet 2008. Jacquet se situe parmi les entreprises qui ont fait le plus d’efforts de revalorisations salariales ».

La direction saura « prendre les décisions qui s’imposent »

Jean-Yves Foucault, Administrateur de Jacquet- Brossard a précisé : « Cette situation est affligeante. En rachetant Jacquet en 1995, nous avons souhaité créer une activité qui valorise les productions de nos adhérents. Nous avons tenu nos engagements : investissements, créations d’emplois, et acquisitions pour assurer la pérennité de l’entreprise. Nous saurons analyser la situation et prendre les décisions qui s’imposent ».

Sur place, les grévistes annoncent une détermination intacte : « Les personnels de nuit viennent la nuit, ceux de jour le jour, et la météo semble s’être rangée de notre côté. Il y a un peu de fatigue, mais pas de trace de tensions ni de découragement. C’est sûr, s’il le faut, on ira jusqu’à Noël et même au delà ! »

(*) Installée sur le biopôle de Saint-Beauzire, l’usine Jacquet Brossard produit des pains de mie destinés notamment à la grande distribution. Elle a été rachetée par le groupe Limagrain en 1995.

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