Mobilisation contre les licenciements chez Peugeot Scooters

Le Pays, 26 novembre 2011 :

Près de trois cents manifestants étaient réunis hier matin devant le siège social de Peugeot Scooters à Mandeure (Pays de Montbéliard, Doubs), où était réuni un comité central extraordinaire.

Les organisations syndicales ont provoqué un coup de théâtre, hier, en demandant une expertise du plan de restructuration industriel présenté par Peugeot Scooters et en refusant de donner un avis.

La stratégie mise en œuvre par la CFDT, la CGT, la CFTC et la CFE-CGC aura pour conséquence immédiate que la direction de Peugeot Scooters (ex-PMTC) sera contrainte de convoquer un nouveau comité central extraordinaire dans un laps de temps assez peu prévisible.

Une date avait été avancée pour un second comité central extraordinaire, celle du 15 décembre. Elle ne sera probablement pas tenue compte tenu du fait que le cabinet d’expertise, il s’agit de Syndex, sera au tout début de sa mission. L’expert disposera, après avoir demandé tous les documents nécessaires à la rédaction de son rapport d’expertise, de 22 jours pour mener à bien sa mission.

Si l’intersyndicale CFDT, CGT, CFTC et CFE-CGC a joué d’entrée cette carte-là, c’est pour deux raisons majeures. La première est tactique. Elle permettra de faire traîner la procédure en longueur. La seconde n’est pas moins importante, dans la mesure où elle va obliger la direction à justifier son plan, à donner des gages quant à l’avenir de Peugeot Scooters à Mandeure.

Pour autant, Peugeot Scooters conforme son projet de plan. Il doit entraîner la fermeture pure et simple du site de Dannemarie, dans le Haut-Rhin, fin 2012. L’accord de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) serait appliqué concernant une centaine de personnes tandis qu’une quarantaine de salariés serait reclassée à Mandeure. Par ailleurs, « un dispositif de revitalisation, souligne la direction, sera initié à Dannemarie ».

Dans le pays de Montbéliard, où certaines activités de fabrication seraient aussi abandonnées, une centaine de postes de travail serait supprimée, « principalement dans les effectifs de structure ».

Selon Emmanuel Guillet, délégué central CGT, qui lors d’une suspension de séance hier en fin de matinée, a livré devant quelque 300 manifestants une synthèse des discussions en cours, il n’y a « aucune explication acceptable au plan présenté par la direction. Autrement dit, les salariés seront les victimes des mauvais choix industriels et commerciaux faits par la direction au cours des douze dernières années ».

La direction, au terme de cette réunion marathon, a précisé que « les cadres de toutes les directions et les Atam (techniciens) de la direction Recherche et Développement seront exclus de ces mesures de mobilité externe. Le projet, a conclu la direction, sera de nouveau présenté lors du prochain CCE ordinaire en décembre 2011 ».

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