Grève à Eurovia Albi

La Dépêche, 15 novembre 2011 :

« Nous comptons sur l’inspecteur du travail pour faire la lumière sur ce procédé, qui n’est pas légal. Le personnel a été entendu ainsi que la direction. Un procès verbal a été établi », annonce Romain Guibal, délégué du personnel et délégué syndical de l’antenne d’Albi d’Eurovia, basée zone de Montplaisir. En grève hier pour le troisième jour, des salariés affirment avoir découvert en procédant à une distribution de tracts que « des grévistes ont été remplacés par des intérimaires ou des locatiers. La direction manœuvre pour mettre des bâtons dans les roues au mouvement », déplore Romain Guibal.

Les dix grévistes entendent poursuivre aujourd’hui leur grève, « espérant mobiliser » le reste de l’effectif de l’agence, qui emploie 67 personnes, dont des chauffeurs d’engins, routiers et des ouvriers à pied. Ils réclament une hausse de salaire horaire de 1,50 € pour les chauffeurs et d’un euro pour les ouvriers à pied.

« Le Smic a augmenté de 3,7 % en 2011 et nos salaires de 2 % seulement. Avant, mon salaire était de plus d’un euro de l’heure au-dessus du Smic, maintenant, ce n’est plus que de 0,78 centimes. Je touche 9,97 € de l’heure. L’entreprise n’est même pas arrivée au seuil symbolique de 10 €! Mon salaire net n’est que de 1 134 €, alors que le coût de la vie augmente sans arrêt », calcule Romain Guibal. « Je comprends que la conjoncture est difficile, mais ce n’est pas facile pour les salariés non plus. Et travailler sur les routes est un métier à risques. Il y a un mécontentement général dans cette filiale d’Eurovia (40 000 salariés en France), elle-même dépendant du groupe Vinci, mais personne ne bouge. » D’où selon les grévistes « la décision d’arrêter le travail et de tenir, même si c’est très dur moralement ».

La Dépêche, 14 novembre 2011 :

Ce matin, les camions et autres engins de chantier de l’entreprise Eurovia (bâtiment travaux publics) ne risquent pas d’encombrer les chantiers de travaux publics en cours sur l’agglomération.

Et pour cause, les huit chauffeurs ont décidé de rester au dépôt et provoquer une assemblée générale qui espèrent-ils, ralliera leurs collègues travaillant au sol sur les chantiers.

« On nous confie de plus en plus de responsabilités sans compensation », déclare l’un des chauffeurs. Son collègue ajoute : « On doit faire énormément attention au matériel, les consignes de sécurité sont de plus en plus strictes, la polyvalence n’est pas prise en compte ». Romain Guibal, délégué du personnel poursuit : « Les chauffeurs demandent une augmentation horaire d’1,50 €, la direction la refuse, préférant sûrement la noyer dans l’augmentation annuelle des salaires en janvier ». « Nous c’est maintenant qu’on veut l’augmentation », relève un autre conducteur.

Ouvriers à pied

Commencé jeudi dernier, le mouvement de grève des chauffeurs et conducteur pourrait dès aujourd’hui s’étendre à la soixantaine de salariés du site albigeois d’Eurovia. L’assemblée générale prévue ce matin à 8 heures en décidera. Si les ouvriers à pied décident de se joindre au mouvement, ils demanderont pour leur part 1 € d’augmentation, les chantiers pourraient en souffrir. « L’intérim est interdit pour les remplacer », assure Romain Guibal. « On ne se dispersera pas, on ne faiblira pas », concluent les chauffeurs. Rendez-vous ce lundi matin.

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