Archives quotidiennes : 03/11/2011

Grève des aides-soignantes aux HUG de Genève

La Tribune de Genève, 3 novembre 2011 :

Les blocs opératoires ont été en partie perturbés. La grève se poursuit vendredi pour le huitième jour.

«Les aides-soignantes considèrent que la proposition du Conseil d’Etat de les augmenter d’une classe de traitement (+207 francs par mois) est tout à fait insuffisante et ne reconnaît pas l’augmentation de la charge de travail et des responsabilités.» Manuella Cattani du syndication interprofessionnel des travailleurs est tout à fait catégorique. L’assemblée générale de ce jeudi a décidé la reconduction de la grève pour vendredi. une nouvelle assemblée générale décidera de la suite à donner au mouvement.

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Etats-Unis : Protestation à l’Ouest

Le Courrier International, 3 novembre 2011 :

Initié à New York, le mouvement anti-Wall Street se déplace maintenant sur la côte pacifique des Etats-Unis. Des actions menées le mercredi 2 novembre à Oakland et à Seattle placent ces villes en pointe de la vague de contestation qui secoue le pays.

A Oakland, le 2 novembre, une grève générale a été convoquée : près de 7 000 personnes y ont participé et ont occupé le port local, le cinquième en importance aux Etats-Unis. « L’événement s’est déroulé dans le calme, mais, aux petites heures de la nuit, la police a eu recours aux tirs de gaz lacrymogène et de grenades incapacitantes pour tenter d’amener les protestataires à quitter un bâtiment vacant dans lequel ils s’étaient réfugiés », rapporte The Oakland Tribune – qui tient un blog en direct de la manifestation. Une quarantaine de personnes ont été arrêtées et un groupe de « casseurs » s’est détaché de la masse des protestataires pour envahir les rues du centre-ville. Cette grève était pour les organisateurs l’occasion de faire revivre le riche passé d’Oakland. En 1946, un mouvement social spontané, lancé sans que les syndicats n’aient adressé de mot d’ordre, y avait rassemblé des centaines de gens et reste l’un des hauts faits de la lutte pour les droits des travailleurs aux Etats-Unis.

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Victoire pour le droit de grève chez Véolia

La Montagne, 3 novembre 2011 :

Les deux conducteurs-receveurs qui poursuivaient leur employeur Véolia pour « atteinte au droit de grève », ont obtenu gain de cause, ce jeudi.

Après un mouvement de grève, en automne 2010, ils avaient repris le travail sans en avertir leur employeur Véolia (*).

Cela avait valu un avertissement à Valéry Dufour et à Catherine Barnabé, conducteurs-receveurs de l’entreprise de transport de voyageurs basée à Yzeure, et militants CGT.

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Tchad : la grève paie !

Afriquinfos, 3 novembre :

Tchad : Le président tchadien Idriss Déby Itno a accepté jeudi d’augmenter de 20% les salaires des fonctionnaires qui observent depuis hier une deuxième grève générale, a confié à Xinhua un leader syndicaliste.

« Le président de la République a accepté d’augmenter les salaires des travailleurs du secteur public de 60 points, soit de 20% » a précisé Michel Barka, président de l’Union des Syndicats du Tchad (UST), après une audience avec le chef d’Etat, en compagnie de son homologue de la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad (CLTT), Brahim Ben Said. « Nous prenons acte de la décision du chef de l’Etat, mais nous allons consulter nos bases avant de décider quoi que ce soit », a ajouté Michel Barka.

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Canada : Mobilisation des étudiants contre la hausse des frais de scolarité

La Presse Canadienne, 3 novembre 2011 :

Les étudiants tireront une première salve jeudi dans leur bataille contre la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement Charest.

Manifestation étudiante à Montréal en septembre 2011

Quelque 110 000 étudiants débrayeront pour une journée, jeudi prochain, à l’occasion d’une manifestation nationale.

Pour Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ), l’ampleur du mouvement est surprenante. Selon lui, un seul vote de grève a échoué dans toute la province et le cap des 125 000 étudiants en grève devrait être dépassé d’ici quelques jours.

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Grève à la blanchisserie de l’hôpital de Metz

AFP, 3 novembre 2011 :

Une trentaine de salariés du Syndicat interhospitalier de blanchisserie de Metz (SIBM) se sont mis en grève, cet après-midi, après la tentative de suicide d’une cadre administratif la semaine dernière.

La salariée, âgée d’une cinquantaine d’années, avait tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail, une entreprise publique chargée de la blanchisserie des hôpitaux de Metz. « La nouvelle direction fait subir des pressions intolérables, a fortiori depuis que ce préavis de grève a été déposé. Parmi la centaine de salariés, plus de la moitié des salariés sont contractuels, ce qui complique la mobilisation », a expliqué une syndicaliste CGT, Marie Leclerc.

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Drame de Béziers : le burn-out

Article paru dans « Communisme-Ouvrier n°14« , bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière, novembre 2011 :

Jeudi 13 octobre 2011, Lise Bonnafous, prof de maths âgée de 44 ans, s’est suicidée en s’immolant par le feu, devant les élèves, dans la cour du lycée où elle enseignait depuis 10 ans, le plus grand de l’agglomération de Béziers. S’il y a régulièrement des suicides de profs sur leur lieu de travail (pendaison, coup de feu…), c’est la première fois qu’un tel acte, l’immolation, a lieu au sein de l’Éducation nationale. Il y a eu pourtant assez peu de réactions : quelques débrayages ont eu lieu dans la région, une manifestation à Montpellier, mais au niveau national le syndicat majoritaire n’a proposé qu’une minute de silence en salle des profs. Le ministre, quant à lui, a présenté Lise Bonnafous comme fragile et suivie médicalement et n’a pas jugé utile de se rendre à ses obsèques. L’ A.G. de l’établissement a réagi vivement : « Luc Chatel a menti, elle n’était pas suivie médicalement, ni fragile, mais consciencieuse, compétente, aimant son travail et courageuse ». Il eût été bien commode de pouvoir mettre son immolation au compte d’une dépression : dans tous les suicides sur le lieu de travail, pour l’employeur, raison médicale vaut mieux que raison managériale. « Nous sommes tous fragiles » ont répondu des lycéens de Béziers.

Le taux de suicide des enseignants est de 39 par an pour 100.000 [*], dans un métier sans médecine du travail, où les conditions de travail se sont dégradées avec la suppression d’un poste d’enseignant sur 10 en 5 ans et où la pression mise sur les personnels (contrats, projets, entretiens, objectifs…) contribue activement au développement de la souffrance et de l’épuisement au travail, le burn-out. Une enquête de la mutuelle, la MGEN, révèle que 17% des enseignants, et surtout les plus jeunes, sont en situation de burn-out.

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