Colère des agents communaux de Quimper

Ouest-France, 21 octobre 2011 :

Ils ont fait grève hier. Le mouvement a été bien suivi. Le coeur du problème : la réforme du répertoire des emplois des agents de Quimper et de l’agglomération, qui détermine les évolutions de carrières des personnels.

« On ne s’attendait pas à voir autant de monde dans la rue. La dernière grève de cette ampleur date de 1979. » Yves Horellou, délégué syndical CFDT (qui représente près de 60 % du personnel), est satisfait. « La participation au mouvement s’élève à près de 50 %. Ce rassemblement traduit un profond malaise à la Ville, au centre communal d’action sociale et à Quimper-communauté. » Ces collectivités totalisent 1 700 agents environ (dont 1 500 titulaires).

« Pouvoir d’achat »

Hier matin, les agents communaux et intercommunaux ont sorti leurs pancartes à l’appel d’une intersyndicale (CFDT, CGT, Unsa et FO). Ils se sont rassemblés devant l’hôtel de ville pour protester contre la réforme du répertoire des emplois. « C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ce document détermine les évolutions professionnelles de chaque agent, ajoute le syndicaliste. Or, certains emplois sont dévalorisés notamment dans les domaines techniques et administratifs. Avec cette réforme, on touche au pouvoir d’achat et à la retraite des personnels. »

Dans un discours prononcé devant les grévistes, place Saint-Corentin, les représentants du personnel ont dénoncé la méthode employée par les élus et la direction des ressources humaines. « Il n’y a aucun dialogue. On nous traite de nantis. Mais si on compare notre situation à d’autres villes, c’est loin d’être le cas. La prime de responsabilité de base est de 116 € à Quimper alors qu’à Vannes, Saint-Brieuc, Brest ou Rennes, elle atteint 200 €. L’intersyndicale réclame une véritable négociation et non ce simulacre de concertation. On aurait pu s’attendre à une autre politique de la part d’élus de gauche ! »

Rencontre aujourd’hui

Les syndicats dénoncent également l’introduction de nouvelles mesures de mobilité entre les services. « Nous sommes pour la mobilité interne choisie. On est également favorables à une refonte du répertoire des emplois. Mais sans léser les catégories les plus basses. Prenez le poste de secrétaire de direction. Pourquoi la direction bloque-t-elle l’accès aux échelons les plus élevés ? Il s’agit là d’emplois principalement occupés par des femmes. Le travail, de plus en plus dur, n’est pas reconnu. »

Une rencontre est prévue ce matin à la mairie entre les élus, la direction des services et les syndicats. « Nous verrons quelles sont les conditions du dialogue ainsi que les revendications, déclare Marc Andro, adjoint chargé du personnel. Nous avons déjà expliqué les raisons de cette réforme (Ouest-France du samedi 15 et dimanche 16 octobre). Depuis, nous n’avons eu aucun contact avec les représentants du personnel ». Interrogé hier, l’élu affirmait ne pas connaître les chiffres définitifs de participation à la grève.

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