Inde : Lutte et répression dans les usines Suzuki de Manesar

FIOM (Fédération Internationale des Organisations de travailleurs de la Métallurgie), 12 octobre 2011 :

Inde : Une fois de plus, les salariés de Maruti Suzuki à Manesar se sont mis en grève, le 7 octobre, à partir de 16 heures, pour exiger la réintégration du personnel contractuel. La grève a été provoquée par la poursuite du lock-out de l’entreprise et par les agressions des hommes de main embauchés par l’entreprise pour s’attaquer au personnel contractuel. Un coup de feu a été tiré le 9 octobre.

Le 30 septembre, un accord a été conclu entre Maruti Suzuki et les grévistes. Les travailleurs ont accepté de reprendre le travail et la direction a accepté de son côté à ne pas se livrer à des actes de vengeance envers les salariés. Les parties ont également convenu de régler leurs différends par la négociation et de respecter les droits fondamentaux de chacune des parties.

Le 3 octobre, l’entrée des bâtiments a été refusée aux travailleurs contractuels qui se sont présentés au travail. Les travailleurs réguliers qui avaient repris le travail ont été transférés sur d’autres postes. La direction a également mis fin aux services d’autobus, ce qui a occasionné des difficultés pour se rendre à l’usine. Le 7 octobre, la direction et les entrepreneurs ont envoyé des hommes de main pour s’attaquer aux travailleurs contractuels rassemblés aux portes de l’usine et aux responsables syndicaux qui étaient intervenus.

À partir du 7 octobre, près de 7.000 travailleurs ont commencé une grève sur le tas dans les trois usines Suzuki – Maruti Suzuki India Limited (MSIL), Suzuki Power Train et Suzuki Motor Cycles India Ltd, à Manesar, Gurgaon. Ils demandent que l’entreprise permette immédiatement aux contractuels et aux 44 travailleurs licenciés de reprendre le travail, et de les affecter à des postes où ils possèdent au moins une certaine expérience.

Le 9 octobre, un entrepreneur a ouvert le feu sur des travailleurs de Suzuki Motor Cycles Limited. Il maintient avoir tiré en légitime défense, mais les discussions avec les travailleurs ont montré qu’il avait l’intention de leur faire du mal. Les travailleurs ont réussi à s’emparer de son arme et l’ont remise à la police.

Le 10 octobre, le ministère du Travail de l’État de Haryana a donné un avertissement aux travailleurs pour « infraction à l’accord » qui avait été signé le 1er octobre et leur a demandé de répondre dans les 48 heures aux articles publiés dans Economic Times of India.

Le même journal a également signalé que tous les grands syndicats nationaux indiens, qu’elle que soit leur ligne politique – AITUC, CITU, HMS, INTUC, BMS, AIUTUC, TUCC, AICCTU et UTUC – ont accusé la direction de l’entreprise de mener des « activités provocatrices autoritaires » et ont affirmé que le fait d’empêcher des travailleurs occasionnels de reprendre le travail est « un acte indiscutable de vengeance » – une infraction flagrante à l’accord signé le 1er octobre.

Mise à jour:

LabourStart a lancé le 18 octobre une campagne de soutien aux travailleurs et travailleuses de Maruti-Suzuki.

Pour envoyer des lettres de protestation à Shinzo Nakanishi, Directeur général de Maruti Suzuki en Inde, cliquer ici

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