Archives quotidiennes : 12/10/2011

Lutte dans la presse contre les suppressions de postes

Les travailleurs de l’imprimerie du journal « Le Monde » et les salariés du « Parisien / Aujourd’hui en France » sont en lutte contre les suppressions de postes et les licenciements.

France Infos, 12 octobre 2011 :

Une grève a été décidée ce soir par les salariés du Parisien / Aujourd’hui en France, pour protester contre un projet de réorganisation du quotidien, qui doit s’accompagner de 48 suppressions de postes.

Grève au Parisien contre 48 suppressions de poste

L’appel à la grève a été voté par 144 voix contre 124 par les salariés du Parisien / Aujourd’hui en France, lors d’une assemblée générale qui a duré plus de trois heures au siège du journal. Grève avec effet immédiat pour dire non au vaste projet de restructuration que la direction a présenté ce matin. Cela faisait plusieurs jours déjà que la situation était tendue dans le journal : une première grève a empêché la parution du quotidien vendredi dernier. Mais maintenant que la direction a donné tous les détails de son projet, le bras de fer pourrait se durcir, car il comprend 48 suppressions de postes. Lire la suite

ArcelorMittal Liège : Colère des ouvriers face aux mensonges patronaux

Belga, 12 octobre 2011 :

La fermeture de la phase à chaud d’ArcelorMittal Liège a été annoncée mercredi en fin d’après-midi aux syndicats par la direction européenne du groupe. La nouvelle a été accueillie avec colère par les représentants des travailleurs qui qualifient les membres de la direction « d’hypocrites et de menteurs ».
« C’est une véritable hypocrisie dans le chef de la direction. Ils savent depuis longtemps que l’outil est condamné et ils nous mènent en bateau. C’est scandaleux », a commenté le leader des métallos de la FGTB, Francis Gomez.

« Les travailleurs ont accepté depuis 2008 des mesures en matière de flexibilité, de transferts, de gels de salaires; ils ont dit oui à tout et ça n’a pas suffit », a pour sa part dénoncé Jordan Atanasov (CSC), faisant part de sa « frustration » et de sa « colère ». Il estime que tous les travailleurs du bassin liégeois ont été bernés par la direction.

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Pau : Lutte pour les salaires chez STAP et TPR

Sud-Ouest, 12 octobre 2011 :

Depuis hier, les salariés des sociétés de bus STAP (qui assure les liaisons urbaines Idelis sur Pau) et des Transports palois Réunis (qui assurent le ramassage scolaire dans l’agglomération de Pau) étaient en grève.

Hier, et ce matin encore, ils ont organisé des piquets de grève qui ont empêché la circulation des bus dans l’agglomération.

Surtout, ils étaient convoqués ce matin devant le juge des référés du tribunal de Pau par les directions des deux entreprises.

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Mayotte paralysé par la grève

L’Humanité, 11 octobre 2011 :

Mayotte, correspondance. Le 101e département français est secoué par un mouvement social contre la vie chère depuis quinze jours. Manifestations, grèves, barrages routiers se succèdent. Les syndicats exigent une réduction des prix sur une dizaine de produits.

Paralysée par un mouvement de contestation contre la vie chère, l’île de Mayotte ne respire plus depuis quinze jours. Barrages routiers, rues désertées, magasins fermés… Le chef-lieu du 101e département français, Mamoudzou, a pris des allures de ville fantôme. Les manifestants ont bloqué certaines routes, tandis que de jeunes émeutiers dressaient des barricades avec des blocs de béton, des carcasses de voitures ou des arbres, au nord et au sud de Mamoudzou. Depuis une semaine, tous les magasins sont fermés sous la pression des manifestants. L’impatience commence à gagner certains consommateurs. « Je soutiens le mouvement, mais je n’ai plus de lait, plus de viande, plus de riz. Il faut bien que je nourrisse mes enfants », se désolait samedi matin Mraati devant le rideau d’un supermarché. Le magasin ouvre finalement ses portes et est rapidement pris d’assaut par les clients. Soulagement de courte durée : les manifestants arrivent manu militari pour faire fermer le supermarché. « Nous avions besoin d’une révolution pour que les choses changent. Cela passe par la paralysie de l’économie. Les dirigeants doivent comprendre que les Mahorais souffrent et ont besoin d’être écoutés », explique Salim Nahouda (CGT).

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Grèce : La protestation sociale s’étend

Libération, 12 octobre 2011 :

Musées fermés, transports paralysés, justice bloquée: la mobilisation syndicale gagnait du terrain mercredi en Grèce, en vue d’une grève générale le 19 octobre contre une nouvelle loi d’austérité que le gouvernement veut faire voter le 20 octobre, à temps pour le sommet européen.

Se ralliant à la valse des débrayages sectoriels, manifestations et occupations d’administrations, qui perturbent la vie du pays depuis des semaines, le personnel du ministère de la Culture a appelé mercredi et jeudi à la fermeture des musées et sites archéologiques, dont l’Acropole d’Athènes.

« 1944: libération, aujourd’hui: occupation », proclamait une banderole déployée dans la matinée par des protestataires sur le site, juste maintenu ouvert pour la commémoration de la fin de l’occupation nazie.

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Nogent-sur-Marne : Interdiction de fouiller les poubelles

Le Parisien, 12 octobre 2011 :

Trente-huit euros. C’est désormais ce que risquent de payer tous ceux qui seraient pris à Nogent-sur-Marne en train de glaner, c’est-à-dire de récupérer des détritus. Dans la ville, la décision du maire fait polémique.

Plus question pour les plus pauvres de chercher à se nourrir avec les restes jetés par les restaurants ou les commerces de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne). Le maire (UMP) de la ville vient de prendre un arrêté interdisant le glanage* dans les poubelles de toute la commune.

Déjà, en août, le maire (UMP) de La Madeleine, dans le Nord, avait pris ce type d’arrêté.

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Grève très suivie chez IPSOS

Boursiers.com, 12 octobre 2011 :

Les enquêteurs de l’organisme d’Ipsos sont en grève illimitée depuis bientôt une semaine. le mouvement a commencé jeudi dernier autour de l’interprétation de la prime de partage des profits, dite « prime Sarkozy » qui est obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés ayant versé un dividende en progression par rapport à la moyenne des deux années antérieures.

Les salariés d’Ipsos espéraient 1000 Euros. Leur direction ne propose que 24 euros. Elle explique que cette prime n’a jamais été proposée, mais est une interprétation des salariés à partir d’une enveloppe globale annoncée par la société et concernant la participation. Il n’empêche que l’appel à la grève est très suivi puisque quasiment 100% du personnel des trois sites d’appels téléphoniques de France le suivraient, tandis que des salariés du siège débrayent aussi chaque jour.