Lyon : l’émotion et la colère après le drame de la manif

Le Progrès, 8 octobre 2011 :

Le pronostic vital reste engagé pour l’une des salariées de la clinique mutualiste de Saint-Étienne.

« C’est Valérie qui avait tout préparé, les banderoles, les noms des personnes dans le bus… » Mireille Carrot, de la fédération CGT Santé-sociaux de la Loire, était émue, hier, en se souvenant de l’engagement de Valérie Chirouze, secrétaire de la CGT à la clinique mutualiste de Saint-Etienne. Hier, l’agent d’accueil « luttait toujours pour la vie », selon Nora Berra, qui s’est dit « émue et profondément attristée » par l’accident lors de la clôture du congrès de la FEHAP (Fédération des établissements hospitaliers et d’aide à la personne). La secrétaire d’État à la Santé s’est rendue à l’hôpital neurologique de Bron au chevet de la quinquagénaire qui souffre d’un grave traumatisme crânien.

Valérie Chirouze et deux infirmières de la clinique stéphanoise, Catherine Guizard et Claire Chalencon, sont tombées d’une hauteur de 3 mètres dans une coursive en béton quand une grille d’aération a cédé. Avec un groupe de manifestants, elles venaient de reculer de quelques mètres après avoir reçu des gaz lacrymogènes lors d’un rassemblement devant le Centre des congrès où se tenait le 36 e congrès de la FEHAP.

Si Claire Chalencon avait pu regagner Saint-Etienne hier, Catherine Guizard, victime de fractures de côtes, du fémur et d’une perforation du poumon, est toujours hospitalisée au centre hospitalier Lyon-Sud.

L’onde de choc continuait à se propager hier. « Il y a eu un grand moment d’émotion parmi le personnel ce matin. Personne n’était capable de travailler », expliquait hier Catherine Sarda, la déléguée CGT de la clinique stéphanoise. Salariés et syndicats étaient choqués « qu’on manifeste pour ses droits et que cela se termine comme cela » mais ils étaient également en colère, jugeant le communiqué de presse du préfet du Rhône Jean-François Carenco « faux et honteux ».

A 14 h 30, une quarantaine de personnes se sont rassemblées à l’hôpital du Vinatier à l’appel de la CGT et de Sud. Au-delà de la tournure dramatique de la manifestation de jeudi, pour Marc Auray (CGT), « le pouvoir ne veut pas entendre les revendications des salariés » et pour Marc Lefèvre (Sud), « Lyon sert de test à la mise au pas des mouvements sociaux ».

Voir aussi :

2 réponses à “Lyon : l’émotion et la colère après le drame de la manif

  1. Pingback: Réactions suite aux violences policières à Lyon contre les salariées du secteur médico-social | Solidarité Ouvrière

  2. A mes 3 collègues,je pense à vous très fort accrochez vous et courage à toute votre famille j’ai hate de vous revoir au taf’

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