Manifestation à Mayotte contre la vie chère

L’Express.mu, 22 septembre 2011 :

La lutte contre la cherté de la vie a été à l’origine d’une grosse manifestation à Mayotte, mardi, mais aussi de tensions auxquelles l’île n’est pas habituée.

Une seule motivation « la vie est trop chère à Mayotte » rassemblait 3 grosses centrales syndicales : CGT Ma, Cisma CFDT et FO, accompagnées de la CFE-CGC, de l’association de consommateur ASCOMA, du Collectif des Citoyens perdus et de Oudailya Haki Za Maoré (défense des droits des mahorais). Cependant peu d’entreprises étaient fermées, en dehors des stations Total.

Plusieurs incidents ont été signalés entre les manifestants et la police, notamment sur certains ronds-points. Les manifestant voulaient en effet bloquer la circulation alors que les gendarmes et policiers sur place avaient des ordres stricts : « Tout le monde a le droit de manifester, mais les automobilistes ont aussi le droit de circuler » s’époumonait en français et shimaoré le Capitaine de Police Chaharoumani Chamassy.

Une manifestation très encadrée

Daniel Zaïdani, président du Conseil général, avouait à la presse comprendre l’immédiateté du problème. Le Conseil général avait accepté de ne plus percevoir de taxes sur les produits de premières nécessités il y a 1 an, à condition que les grands distributeurs baissent leur prix, ce qui a été immédiat, mais vite rattrapé à la hausse par la suite, a-t-il souligné. « J’ai demandé aux services douaniers une étude d’impact sur les ressources du Conseil général », déclarait le président qui invitait les manifestants à aller demander des comptes au préfet.

Arrivés devant les grilles de la Préfecture, les manifestants ont été reçu en délégation par le préfet Thomas Degos, le sous-préfet Grégory Kromwell, Jean-Paul Aygalent le directeur de la DIECCTE (direction du travail), le directeur du Service de la Concurrence, de la Consommation et de la répression des fraudes (DCCRF). Daniel Zaïdani explique dans un communiqué ne pas avoir voulu participer à ces discussions « par souci de respecter le droit de réserve réglementaire entre les services de l’Etat et le département en cette période préélectorale des sénatoriales ».

Les syndicalistes sont ressortis déçus de n’avoir aucune proposition à leurs revendications : « le préfet s’abrite derrière la libre concurrence et se repose sur la DCCRF qui a été créée pour signaler les abus. Mais c’est un groupement qui décide des prix pour tout l’Océan indien, nous sommes plutôt dans une situation de monopole, il faut donc des mesures législatives ».

Un nouveau préavis de grève illimitée a été déposé pour mardi prochain.

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