Archives quotidiennes : 03/09/2011

Grève à la SN Oxame : « Nous voulons notre dû »

L’Union, 3 septembre 2011 :

Revin (Ardennes) : Les salariés de la SN Oxame ont entamé une grève hier matin. Ils réclament à leur patron, le versement de leur treizième mois et de la prime de vacances.

Il est aux alentours de 7 heures hier matin. D’habitude, les salariés de la SN Oxame sont au turbin. Mais pas cette fois-ci. Une vingtaine d’ouvriers s’est massée devant les grilles de l’entreprise. Ils font grève. Le mouvement de protestation a été décidé la veille.

L’objet de leur revendication : la prime de vacances et le treizième mois. Des retards de versements que le patron de l’entreprise s’était engagé à régulariser avant la fin du mois d’août. Au 1er septembre, les salariés n’avaient encore rien touché. D’où leur débrayage.

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Protestations et répression à Tabriz

Révolution en Iran, 3 septembre 2011 :

Samedi 3 septembre, une foule de manifestant(e)s ont défilé dans les rues de Tabriz pour dénoncer l’asséchement du lac d’Ourmia. Les forces de répression sont intervenues pour disperser violemment la manifestation pacifique.

Vidéos de la manifestation :

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Luttes pour le paiement des salaires en République Démocratique du Congo

Radio Okapi, 3 septembre 2011 :

Les agents de la minière de Bakuanga (Miba) à Mbuji Mayi sont en grève. Ils réclament 3 mois d’arriérés de salaires. Tous les mémos déposés auprès des autorités et même de l’inspection du travail sont restés lettre morte…

Une autre grève c’est celle des agents de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), à Likasi et à Kamina. A la base, encore un problème d’arriérés de salaire non encore payés.

Egypte : un blogueur anti-militariste risque de mourir en prison

Dépêche AFP, 3 septembre 2011 :

Un blogueur condamné à trois ans de prison pour avoir « insulté » l’armée risque de mourir en détention après avoir entamé une grève de la faim, a prévenu samedi Reporters sans frontières qui appelle à sa libération immédiate.

Maikel Nabil, condamné en avril par la justice militaire, a entamé le 23 août une grève de la faim et récemment, a commencé à s’abstenir de boire. « Il risque de mourir très prochainement », a mis en garde l’organisation basée à Paris dans un communiqué.

« Le Conseil suprême des forces armées devra (en) assumer la totale responsabilité. Détenu pour avoir exercé son droit à la libre expression, Maikel Nabil ne doit pas devenir le symbole d’une Egypte post-Moubarak où sévit la répression et l’injustice », poursuit RSF.

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Haut Doubs : Cinq familles de sans papiers dans une extrême précarité

Plein Air, 3 septembre 2011 :

Cinq familles de sans papiers, domiciliées dans le Haut Doubs, sont en situation d’extrême précarité. Sans aucune ressource pour vivre décemment, l’association de défense des sans papiers de Pontarlier est obligée de faire appel à la générosité de la population locale pour leur venir en aide.

La famille Dibrani et leurs sept enfants de 3 à 17 ans (plus le bébé de 18 mois du fils majeur) domiciliés au CADA de Levier a obtenu un titre de séjour provisoire d’un mois ( jusqu’au 16 septembre). La famille Mebsout et leurs trois enfants de 9,6 ans et 3 mois risquent une OQTF ( Obligation de Quitter le Territoire Français). La famille a dû précipitamment quitter l’Algérie car le mari est sous la menace de huit mois de prison pour action syndicale et incitation à la grève. Autre famille en danger, Les Arountunian, un couple avec trois enfants de 14 à 17 ans. Enfin, la famille Bajarkatari (un couple et un enfant de 2 mois), arrivée depuis peu au CADA de Levier, est elle aussi sous la menace d’une OQTF. Le comité de défense des sans papiers s’inquiète également pour Eduard, un jeune homme de 17 ans. Le préfet vient de le débouter de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. Eduard est venu d’Ukraine pour rejoindre sa mère. Scolarisé au Collège Malraux, il devrait prochainement suivre une formation de menuisier.

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Au Gabon, les enseignants entament une grève de la faim

RFI, 3 septembre 2011 :

Au Gabon, la rentrée scolaire prévue le 15 septembre pourrait être mouvementée. Des leaders du principal syndicat des enseignants, Conasysed (Convention nationale des syndicats du secteur éducation ; groupement de 9 syndicats), ont entamé, vendredi 2 septembre 2011, une grève de la faim illimitée devant la cathédrale Sainte-Marie de Libreville. Ils réclament leurs salaires suspendus depuis janvier dernier suite à une grève d’avertissement de deux semaines.

Ils ont posé des vieux matelas sur le parvis de la cathédrale Sainte-Marie à Libreville, quasiment devant la porte centrale d’accès à la prière. Sur la barrière de la maison du Seigneur, ils ont accroché des banderoles sur lesquelles ils implorent le versement de leurs salaires suspendus depuis huit mois. « Tant que nos salaires suspendus ne sont pas rétablis avec le versement des salaires dus de janvier à août, nous n’entendons pas quitter ce lieu, ni repartir dans nos maisons, même si l’on doit mourir », prévient Alain Serge Leghanza, porte-parole de la Conasysed.

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La dette publique, qu’est-ce que c’est ?

Article paru dans « Communisme-Ouvrier n°12 » (septembre 2011), bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

On parle beaucoup de dette publique dans les médias en ce moment. De quoi s’agit-il ? Pour combler son budget, l’Etat emprunte de l’argent, comme peut le faire un particulier. L’Etat emprunte, dit-il, pour combler le déficit public, autrement dit le déficit laissé par les gouvernements précédents et que chaque gouvernement, de droite comme de gauche, s’ingénie à approfondir. Quand on dit que le niveau de la dette atteint 85% du PIB (produit Intérieur Brut) de la France, ou encore 97% de celui de la Belgique, cela signifie que son montant équivaut à presque tous ce que les travailleurs produisent dans le pays en un an. Le montant de la dette augmente chaque année, quelque soient les gouvernements : elle a quadruplé en 30 ans. Car ce sont bien les travailleurs qui payent la dette, par nos impôts et même quand nous ne sommes pas imposables, par la TVA, un impôt indirect intégré dans les prix de tout ce que nous achetons, ou encore par les impôts des entreprises, puisqu’ils sont payés sur le dos des salariés. En réalité, le montant de la dette est telle que c’est le travail des générations futures qui est déjà dépensé par l’Etat.

L’Etat n’emprunte pas de manière exceptionnelle, bien au contraire : il emprunte de l’argent chaque année, depuis des décennies, voire des siècles, si bien que les emprunts lui servent de plus en plus… à rembourser ses dettes. Auprès de qui es-ce qu’il emprunte ? Il peut le faire de plusieurs manières, soit par emprunt public (les fameux « bons du trésor »), soit de sociétés financières privées, des banques, ou comme le fait souvent l’état française, de compagnies d’assurances. De toute façon, les « titres de la dette », c’est-à-dire les reconnaissances de dettes, peuvent être achetées et vendues sur le marché international, comme le font les sociétés de rachats de crédits pour les particuliers par exemple. Si bien qu’on ne sait pas toujours entre quelles mains ils se retrouvent à un moment donné. Autrement dit, on ne sait pas bien à qui appartient une dette dont le montant est égale, parfois supérieure au budget de l’Etat.

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