Archives quotidiennes : 16/08/2011

IWW-Londres|Récit et video de la victoire des nettoyeur-euse-s du Guildhall

Des nettoyeur-euse-s syndiqué-e-s avec les IWW sortent gagnant-e-s d’un conflit de travail contre Guildhall, à Londres.

Publié le 25 juillet en anglais surhttp://iww.org.uk/node/590, traduction en français IWW Montréal.

Les nettoyeur-euse-s de la compagnie londonienne Guildhallont gagné une importante victoire dans leur conflit avec le sous-traitant Ocean Contract Cleaning London Ltd (Ocean). Ceci représente une réalisation majeure pour ces travailleur-euse-s syndiqué-e-s avec la « Branche des Nettoyeur-euse-s et allié-e-s – Syndicat Industriel 640 » des Industrial Workers of the World(IWW).

Le Guildhall a été construit entre 1411 et 1440 comme un symbole de l’élite dirigeante anglaise, et nombre de ses politiques du travail restent toujours coincées dans ce passé médiéval. Les travailleur-euse-s qui entretiennent la splendeur du Guildhall sont payés un misérable £ 5.93 (9,60$CAN) de l’heure et n’ont pas d’assurance maladie ou fond retraite. Ils-elles sont embauché-e-s par Ocean, une société qui a également des antécédents dignes d’un établissement médiéval. Par exemple, en 2006 l’organisation communautaire London Citizens découvrait que les travailleur-euse-s employé-e-s par Ocean dans une université de Londres étaient généralement sous-payé-e-s, voire pas payé-e-s du tout. Ces nettoyeur-euse-s ont par la suite récupéré £ 50,000 en salaires impayés.

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Berne : Manifestation contre la répression en Syrie

Ensemble avec les Syriennes et les Syriens de Suisse, Amnesty International organise une manifestation le jeudi 18 août à 18h sur la Waisenhausplatz à Berne, en signe de solidarité pour le peuple syrien.

Alors que le gouvernement syrien réprime brutalement les manifestant·e·s pacifiques à l’aide de tanks et de canons, le reste du monde regarde, désemparé. Plus de 1600 personnes ont déjà été tuées depuis le début des manifestations en mars. Des milliers ont été emprisonnées et nombreuses sont celles qui ont été torturées ou détenues dans des lieux tenus secrets.

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Louvain-la-Neuve : La grève se poursuit chez Clariant

Rassemblement de solidarité devant l’usine Clariant à Louvain-la-Neuve le mercredi 17 août à 9 H 30.

RTL Infos, 16 août 2011 :

Le piquet de grève de la FGTB était toujours en place mardi à l’entrée de l’entreprise Clariant Bénélux, à Louvain-la-Neuve. L’entreprise devait reprendre ses activités après les congés annuels mais une assemblée générale des ouvriers organisée en matinée a décidé de prolonger le mouvement de grève entamé avant les congés. Aucune activité de production n’a donc repris, mais les employés ont par contre pu entrer dans l’entreprise.

La direction de Clariant avait annoncé, à deux jours des congés annuels, son intention de licencier deux délégués de la FGTB. Elle invoquait une rupture du lien de confiance alors que du côté syndical, on estime que la véritable motivation du licenciement est le fait que les délégués syndicaux concernés faisaient leur travail de délégués, en demandant que les différentes législations soient respectées au sein de l’entreprise. La FGTB exige donc l’annulation de ces licenciements.

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Débrayage à la Poste au sud de La Réunion

Zinfos 974, 16 août 2011 :

Les agents de la Poste des centres courrier de la Ravine des cabris et de Saint-Louis ont débrayé ce matin pour protester contre le manque de personnel et le non-remplacement des agents absents. Ils dénoncent des pressions de la direction sur le personnel pour imposer des heures supplémentaires. Mettant directement en cause le plan « Facteurs d’Avenir », ils seraient prêts à déposer un préavis de grève s’ils n’obtiennent pas satisfaction.

L’ensemble des postiers des centres courrier de la Ravine des cabris et de Saint-Louis ont cessé le travail ce matin. Pendant une heure, les agents ont débrayé pour protester contre le manque de personnel et le non-remplacement des agents absents. Les syndicats dénoncent également les pressions sur le personnel. La Poste obligerait ses employés à faire des heures supplémentaires : « Les agents ne veulent plus de cette situation. Certains ne veulent plus faire d’heures supplémentaires », souligne Jean-René Maillot, le délégué CGTR-PTT. Selon lui, des employés récalcitrants auraient même été mis en demeure de faire des heures supplémentaires : « Il y a des pressions sur le personnel », dénonce-t-il.

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Suède : un militant en danger

Navid Mirpourzadeh, coordinateur en Suède de l’International Coalition for the Rights of Iranian Refugees (ICRIR), a été arrêté le 2 août. Le gouvernement suédois a prévu de l’expulser vers l’Iran le 19 août, dans quelques jours ! On se souvient qu’il y a quelques semaines, la mobilisation internationale avait permis d’empêcher l’expulsion, de Suède aussi, de Sanan Ashrafi, et, le 12 août, celle de Peyman Najafi.

Ce que vous pouvez faire :

  • Signez la pétition :

Une pétition est en ligne contre cette expulsion (en anglais): http://www.gopetition.com/petitions/stop-the-illegal-deportation-of-navid-mirpourzadeh-to-i.html, le texte de cette pétition est traduit en français ici.

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Sherbrooke : Les cols bleus s’invitent à l’hôtel de ville

En grève depuis le 31 juillet pour le renouvellement de leur convention collective, les cols bleus de la ville de Sherbrooke (Canada) ont investi lundi 15 août le conseil municipal.

Selon « La Tribune », une centaine de syndiqués ont bruyamment fait sentir leur présence, lundi soir, à l’hôtel de ville. Les cols bleus ont chahuté le maire Bernard Sévigny à quelques reprises, ce qui tranchait avec le calme habituel des séances du conseil municipal. Plus de deux semaines après le déclenchement de leur grève générale illimitée, les cols bleus voulaient rappeler aux membres du conseil municipal qu’ils «sont là».

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Baisser les bras, ce n’est pas leur tasse de thé

Chaque nuit de leurs vacances, les salariés de l’usine de Gémenos veillent sur leurs machines. Rencontre avec des hommes et femmes en lutte contre le projet de fermeture.

En cette soirée ventée d’août, l’usine Fralib de Gémenos paraît totalement vide. Depuis presque trois semaines, les salariés ont été mis en congés. Pourtant, tandis que la nuit tombe, le portail d’entrée coulisse doucement. C’est Marie, 37 ans d’ancienneté, qui arrive en voiture. Cégétiste « depuis toujours », elle vient prendre son tour de garde. Depuis que le groupe Unilever a annoncé la fermeture de son usine de thé et d’infusion, elle est sur le qui-vive. Pas question de déserter le site et de se réveiller un beau matin sans ces machines qui l’ont accompagnée toute une vie de travail. Alors avec ses collègues, ils se sont organisés : par équipe, ils veilleront sur l’usine jusqu’à « la rentrée » prévue le 16 août.

En s’engouffrant dans son sillage, on a tôt fait de retrouver le reste des volontaires. Plus qu’un local syndical, le préfabriqué CGT a pris des allures de salle à manger familiale. C’est l’heure du dîner. A la bonne franquette, ils sont une petite dizaine autour de la table à partager des grillades. Lire la suite

Afrique du Sud : Grève des employés municipaux

Angola Press, 16 août 2011 :

Les employés municipaux d’Afrique du Sud ont entamé lundi une grève nationale pour réclamer au moins 10% de hausse de salaires, dans la foulée de plusieurs corporations du privé qui viennent d’obtenir des augmentations de l’ordre de 8 à 10% en moyenne. Des chauffeurs de bus ou des éboueurs n’ont pas pointé au travail lundi matin, à l’appel de leur syndicat qui regroupe près de 200.000 travailleurs des collectivités locales.

« Notre grève est illimitée. Elle prendra fin quand les employeurs viendront à la table des négociations avec une offre raisonnable. Notre prix plancher est de 10% », a déclaré le porte-parole du syndicat des personnels municipaux Tahir Sema lundi matin. Officiellement, le syndicat réclame 18% d’augmentation, à comparer avec le taux d’inflation annuel, qui était de de 5% fin juin. L’hiver austral (juin-juillet-août) est traditionnellement « le mois des grèves » en Afrique du Sud, en raison de la renégociation de nombreux contrats à la fin de l’année fiscale le 30 juin.

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La marche de l’UGTT à Tunis ponctuée par des heurts entre manifestants et forces de l’ordre

TUNIS (TAP) – L’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a organisé, lundi, à Tunis, une marche populaire qui est partie de la bourse du travail à Tunis-Marine avant de parcourir l’avenue Mohamed V et de se disperser devant la place des droits de l’Homme.

Ont participé à cette marche, les structures régionales et locales de base de l’Union, des partis politiques, des personnalités nationales, des composantes de la société civile, des intellectuels et des artistes.

Les manifestants ont exprimé des revendications à caractère social et politique exigeant notamment le départ du Gouvernement de transition et de demander des comptes aux symboles de la corruption, notamment par une restitution des avoirs du peuple, spoliés par la famille du président déchu, la réforme de la Justice et l’emploi aux chômeurs. Lire la suite

Tunisie, la manifestation de l’UGTT tourne aux affrontements avec la police

Plusieurs manifestations ont démarré ce matin du centre-ville de Tunis, pour se rejoindre à midi à l’avenue Habib Bourguiba. Celle organisée par l’Union Générale des Travailleurs Tunisiens (UGTT) a pris comme point de départ, la place Mohamed Ali en compagnie de partis tels que Ennahdha. Une autre manifestation qui rassemble les avocats et juges avec quelques partis comme le PCOT, a pris son départ à Bab Bnet, devant le palais de la justice. Un troisième groupe est sorti de la Place d’Afrique à l’Avenue Mohamed 5, avec entre autres, Ettakattol, et Afek Tounes. A midi, alors que ce dernier groupe prenait à peine son départ, les autres étaient déjà arrivés sur l’avenue Habib Bourguiba, du côté de la porte de France.

Les slogans qu’ils brandissaient dénonçaient la justice de deux  poids deux mesures, exigeaient une justice indépendante et impartiale, et réclamaient justice pour les martyrs de la révolution ainsi que la chute du régime. Plusieurs centaines de manifestants s’étaient rassemblés criant leurs revendications, quand un gaz lacrymogène a été lancé au milieu de la foule. « On a vu des tirs de pierres vers le siège du ministère de l’Intérieur. C’est pour ça que la police a riposté », a dit un manifestant qui prenait la fuite par la rue du Caire. Dans la foulée, d’autres tirs de gaz se sont élevés sur toute l’avenue Habib Bourguiba et la police s’est faite de plus en plus présente. Des agents de la circulation aux agents d’intervention rapide y compris la brigade anti émeutes, sillonnaient l’avenue et intimaient l’ordre aux manifestants de vider les lieux.  Les manifestants n’ont pas longtemps résisté. Les foules se sont dispersées dans un grand mouvement de panique où plusieurs personnes avaient eu des malaises à cause des émanations de gaz.
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