Répression : Dix-huit employés licenciés à la Société camerounaise de raffinerie (Scr) Maya et Compagnie

Seize ex-employés de la Société camerounaise de raffinerie (Scr) Maya et Compagnie, située dans la zone industrielle de Bonabéri à Douala, courent après l’inspection régionale du travail et de la prévoyance sociale du Littoral où ils exigent la signature d’un procès-verbal de non-lieu de conciliation. Ces travailleurs avaient été licenciés par la direction générale de leur entreprise le 16 mars dernier, pour « perte de confiance ». Le 14 mars déjà, 160 employés avaient signé un mémorandum adressé, entre autres, au gouverneur de la région du Littoral,  dans lequel ils exigeaient de meilleures conditions de travail. Mise au courant de ce mémorandum, la direction de la société a servi une demande d’explication à  18 d’entre eux.
Le 17 mars, les 18 employés ont licenciés. Le directeur général de Scr Maya et Cie, Olivier Schiano, ayant trouvé leurs explications non convaincantes. Selon seize d’entre eux, l’un des employés remerciés  aurait réintégré la société, tandis qu’un autre n’a pas donné de nouvelles. Les 16 employés restants affirment qu’ils ont perçu à l’inspection du travail leurs soldes de tout compte, calculé « de manière unilatérale » par les responsables de la société. « L’inspectrice nous a ensuite tendu un procès-verbal de conciliation totale, que nous avons refusé de signer, car n’ayant jamais pris part aux négociations », affirme Lazare Kamaha, un des porte-parole du collectif.
Le 28 juillet dernier, le collectif a été reçu par l’inspectrice du travail  N°3 à Bonanjo dans l’espoir de signer avec leurs interlocuteurs un contrat de non-lieu de conciliation qui devrait ouvrir la voie au dialogue et au paiement de la totalité de leurs indemnités de licenciement, telles que recalculées par leur conseil, Me Irène Ntetmen. Les signataires de la pétition proposent « la souscription d’une prime d’assurance maladie pour le personnel des usines, exposé aux produits toxiques, l’annulation de l’échelon G, qui freine l’évolution de carrière, une définition claire de la tâche de chaque employé, et l’amélioration des salaires dans cette société du groupe Azim, créé depuis 1994, et qui produit plus de 7 milliards par mois ». Ils dénoncent par ailleurs l’effectif pléthorique du personnel expatrié (ils sont 18), qui s’arrogerait tous les avantages. Hier après midi, Le Jour a contacté le responsable des ressources humaines de Scr Maya et Cie, M. Fowang, qui n’a pas souhaité exprimer la position de l’entreprise au téléphone.
Théodore Tchopa
Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s