Augmenter le SMIC et les salaires : une nécessité pour les travailleurs !

Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Le 18 juin, Fillon a exprimé son refus de tout coup de pouce pour le SMIC en juillet.

Alors qu’il annonce, sans surprise, qu’il n’y aura pas de coup de pouce sur le SMIC, rappelons nous la hausse considérable que Sarkozy s’était offerte peu après son arrivée à l’Élysée. Et si, pour nous les travailleuses et travailleurs, pour nous qui produisons toutes les richesses et assurons tous les services, les fins de mois arrivent de plus en plus tôt et sont de plus en plus difficiles, les dirigeants des grands groupes capitalistes ont, eux, généralement bénéficié de confortables augmentations de revenus ces dernières années, sans parler des hausses de profits que se partagent les actionnaires.

Le 1 juin 2011, le journal L’Expansion, qui est loin d’être un brûlot bolchévique, indiquait « Selon les calculs exclusifs de L’Expansion, depuis sept ans (entre 2003 et 2010), la masse salariale des entreprises regroupées au sein du CAC 40 ramenée à chaque employé a crû de 13 %, contre 35 % pour la rémunération des patrons. En euros constants – autrement dit, compte tenu de l’inflation -, leurs 4,7 millions d’employés dans le monde voient globalement leurs paies varier d’à peine 1 %, quand celles des dirigeants s’envolent de 20 %. ». Et ce journal donne quelques exemples des augmentations confortables que se sont offertes les patrons de grands groupes entre 2003 et 2010 : pour Philippe Varin, patron de Peugeot, + 79%, pour Jean-Paul Chifflet (Crédit Agricole) + 85%, pour Gérard Mestrallet (GDF Suez) + 122 %, pour Thierry Pilenko (Technip) + 155%, pour Henri Proglio (EDF) + 192 %, et la palme revient à Carlos Ghosn, patron de Renault, avec une augmentation de +328 % !

Toutes ces richesses que s’accaparent les grands patrons et actionnaires, ce sont nous, les travailleuses et les travailleurs qui les produisons ! Et pourtant, nos salaires actuels ne permettent plus de joindre les deux bouts, d’avoir une vie décente et de faire face à la hausse des prix. On ne pas vivre décemment avec un salaire mensuel de 1070 mensuels pour un temps complet ! 1600 euros nets par mois serait bien le minimum, ainsi qu’une hausse immédiate de 300 euros par mois pour tous les travailleurs et l’indexation du SMIC et des salaires sur l’inflation.

Rien d’étonnant qu’on ne puisse rien attendre du gouvernement pour obtenir de meilleurs salaires. Par contre, les nombreuses luttes qui se développent depuis des mois pour arracher des augmentations montrent la voie. En multipliant les luttes, en les unifiant, nous pouvons imposer à la bourgeoisie et aux politiciens à son service des hausses de salaires et l’amélioration de nos conditions de vie !

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