Acticall (Saint-Etienne) : les salariés refusent la mendicité

Tract de la CGT Acticall de Saint-Etienne, 23 juin 2011 :

Les salariés des sites de la société Acticall de Saint-Étienne (en grève depuis l’appel à la mobilisation nationale dans les centres d’appels du 20 juin) et de Blois ont décidé, face à l’enlisement des négociations salariales de cesser le travail pour montrer leur détermination à voir aboutir leurs revendications :

  • une augmentation de salaire brute mensuelle de 90 € pour tous ;
  • la 6ème semaine de congés payés pour tous ;
  • l’attribution de 50 € de prime d’ancienneté.

Face aux attentes des salariés du groupe, Laurent Uberti, président du groupe et président du SP2C (syndicat patronal des centres d’appels prestataires), dit ne pas pouvoir faire mieux que proposer une revalorisation des salaires d’un montant de 40 €. Prétextant ne pouvoir faire mieux sans risquer la viabilité des emplois en France.

De qui se moque-t-on ?

Acticall, dont 45 % du capital sont détenus par Creadev (famille Mulliez), a vu son chiffre d’affaire doubler en 4 ans et son résultat net est passé de 300 € à 5,2 millions d’euros dans la même période.

Alors que les actionnaires voient leurs dividendes augmenter, les salariés, eux, doivent se contenter de faibles réévaluations qui ne leur permettent pas de boucler leurs fins de mois.

C’est pour crier leur ras-le-bol de voir les mêmes tirer profit de leur travail que les salariés de Saint-Étienne et de Blois se sont mis en grève. D’autant qu’à la faiblesse de la rémunération s’allie à une dégradation constante des conditions de travail (pauses pipi contrôlées, enregistrement permanent des conversations, pression sur le temps de communications etc.).

Une entreprise, qui se vante d’avoir le « label social » comme Acticall, ne devrait-elle pas montrer l’exemple en tirant vers le haut le secteur, et encore plus quand on se veut le représentant d’une profession qui bénéficie d’une image plus que désastreuse ?

Une réponse à “Acticall (Saint-Etienne) : les salariés refusent la mendicité

  1. 90 euros x 12 mois x 5000 personnes = 5,4 millions auxquels il faut ajouter les charges patronales.
    C’est plus que le bénéfice de la société… C’est bien la preuve que cette société ne se moque justement pas de ses salariés.
    Il suffit juste de savoir compter.

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