Gisors : Colère des ouvriers de l’usine Merck-Schering Plough

Paris Normandie, 20 juin 2011 :

GISORS (27). Une banderole des salariés de l’usine Merck-Schering Plough a été déployée sur le donjon du château. Trois cent cinquante emplois sont menacés.

L’idée avait été lancée il y a plusieurs mois déjà… Depuis samedi matin, c’est chose faite : le donjon du château de Gisors, emblème de la ville, porte les couleurs du comité de soutien des salariés de l’usine toute proche d’Eragny-sur-Epte. Le site de production pharmaceutique, qui compte 350 employés, est toujours menacé par l’annonce du groupe Merck-Schering Plough (ex-Organon) qui souhaite s’en séparer. La banderole déposée samedi au point culminant de l’édifice datant du XIe siècle, alerte désormais les passants : « solidarité avec les 350 salariés de Merck-Organon ».

Une semaine de débrayage

Marcel Larmanou, maire (PCF) de Gisors et conseiller général de l’Eure, par ailleurs président du comité de soutien, annonçait clairement l’objectif à l’ouverture du cortège : « Il faut mener des actions fortes pour alerter les pouvoirs publics qui doivent réagir ! ». Une manifestation symbolique qui s’inscrit dans le prolongement d’un rapport de force déjà musclé entre les représentants du personnel et la direction.

Le 16 mai dernier, tandis qu’un mouvement de grève est programmé pour vingt-quatre heures, le débrayage parvient à s’étendre sur l’ensemble de la semaine. Cinq jours de blocage, interdisant tout accès aux poids lourds… Conséquence : la production est mécaniquement interrompue alors qu’un tiers seulement des effectifs suit le mouvement.

Rencontre avec la direction

Face aux répercussions économiques d’une telle action d’envergure, Guy Eiferman, PDG du groupe Schering-Plough France (qui gère le site), fait le déplacement dès la semaine suivante.

Mais la réunion d’information organisée avec le personnel ne convainc pas, à commencer par les représentants des salariés : « M. Eiferman a tenu un discours très vague, voire contradictoire notamment sur le nombre de départs volontaires qui reste flou », estime Joël Boyer, secrétaire du comité d’entreprise. Pour l’heure, aucun repreneur ne s’est clairement engagé. Mais un groupe européen semblerait sur les rangs, sans qu’aucune précision ne soit apportée.

Prochain rendez-vous avec la direction : lundi 27 juin au siège de Courbevoie.

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