Quelques échos des manifestations contre le racisme d’Etat

Quelques échos des manifestations du 28 mai en France contre le racisme d’Etat, les expulsions et pour la régularisation des sans-papiers tirés de la presse locale.

Calais :

Elles étaient environ 150 personnes à manifester hier après-midi dans les rues de Calais contre le racisme et la politique d’immigration du gouvernement français.

Ce mouvement a été organisé par le collectif D’ailleurs, nous sommes d’ici.

« Le samedi à Calais, c’est le jour pour manifester ». Le slogan est scandé inlassablement par une militante au mégaphone, rue de Moscou. C’était le point de départ de la manifestation contre le racisme, la politique d’immigration du gouvernement et pour la régularisation de tous les sans papiers. Un collectif calaisien s’est formé pour organiser cette manifestation : D’ailleurs, nous sommes d’ici. Il est composé de syndicats, d’associations qui militent pour la défense des Droits de l’homme et d’associations qui viennent en aide aux migrants et aux sans-papiers sur Calais comme Salam, les No Borders ou encore Terre d’Errance.

Le cortège composé d’environ 150 personnes a quitté la rue de Moscou pour se rendre vers la Place d’Armes puis la rue Royale. L’arrivée était prévue devant l’hôtel de ville, sous les regards amusés d’un couple de mariés et de leurs invités, tout étonnés de voir débarquer autant de monde devant le parvis de la mairie.

« Depuis plus de dix ans, les sans-papiers migrants errent dans les rues de Calais, coincés entre la France et l’Angleterre, explique Philippe Wannesson, président de la Marmite aux idées et un des principaux organisateurs de cette manifestation. Le migrant n’est pas l’envahisseur mais une personne qui cherche une protection en Europe car dans son pays, sa vie est menacée par la guerre, la famine ou la pauvreté. Ils sont traqués et persécutés chaque jour dans les rues calaisiennes par la police et les autorités ».

La répression policière est l’un des reproches faits par les militants de ce collectif qui font remarquer que « cette omniprésence policière pèse aussi sur les Calaisiens, notamment dans les quartiers sensibles ».

Avec cette manifestation, les militants du collectif D’ailleurs, nous sommes d’ici, veulent marquer les esprits des Calaisiens : « Sans une prise de conscience collective de notre part, la situation à Calais va continuer de se dégrader pour les Calaisiens et les migrants. C’est collectivement qu’il faut réagir, avec ou sans papiers », conclut Philippe Wanesson.

Pour tout contact : dailleurs.dici@laposte.net. À savoir que les No Borders ont lancé une pétition pour soutenir leurs militants mis en examen : legal-team-calais@riseup.net

Nord-Littoral, 29 mai

Bourg-en-Bresse :

Une cinquantaine de personnes étaient rassemblées, hier matin, devant la mairie de Bourg-en-Bresse, à l’appel du collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici », qui rassemble Attac, le Parti de gauche, le NPA, le Front de gauche, les Alternatifs, la CGT, la Cimade, la Ligue des droits de l’Homme, RESF et Solidaires.

« Au mois de mars, une cinquantaine de collectifs ont été créés dans toute la France », expliquait hier Jean-François Mortel (NPA). Ces collectifs rassemblent des militants de tous bords, comme lui, écœurés par la politique du gouvernement sur l’immigration, des différents textes de loi aux petites phrases du ministre de l’Intérieur, en passant par le débat sur l’identité nationale, dans le but de rallier les suffrages de l’extrême droite.

« C’est une banalisation du discours anti-étrangers. On se demande, certains jours, si l’extrême droite n’est pas au gouvernement », s’indignait Michel Cabossel (RESF).

Les manifestants ont défilé jusqu’au marché couvert, avant de revenir devant la mairie pour une prise de parole.

Le Progrès, 29 mai

Laval :

Une centaine de manifestants a défilé, ce samedi, à Laval (Mayenne) contre le racisme et contre la politique du gouvernement « qui viole les droits de l’homme et fragilise les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ». Ils ont dénoncé un durcissement de la préfecture en matière d’immigration, et l’augmentation des mesures d’éloignement ou de refus de délivrance de carte de séjour de 10 ans.

Ouest-France, 29 mai

Cherbourg :

Entre 115 et 300 personnes manifestent actuellement dans le centre-ville de Cherbourg (Manche). Elles battent le pavé pour dénoncer la politique d’immigration du gouvernement et le racisme.

Tendance Ouest, 29 mai

Tours :

« Français, immigrés : même patron, même combat » : le texte de cette banderole donnait bien le ton de la manifestation contre le racisme organisée, hier, en début d’après-midi, dans les rues de Tours. Un peu partout en France, c’est un collectif appelé « D’ailleurs, nous sommes d’ici » qui a lancé l’appel à se rassembler pour protester contre le sort réservé aux étrangers.

Dans les rangs des manifestants, on retrouvait beaucoup de militants de SUD, de Lutte ouvrière, du NPA, du Collectif antifasciste 37 et, bien entendu, de la Ligue des droits de l’homme.

« Nous protestons contre la politique de harcèlement vis-à-vis des immigrés, expliquait Sébastien Boche, président de la Ligue. C’est-à-dire contre la diminution du nombre de cartes de séjour, le maintien des centres de rétention et l’absence d’hébergement pour des familles avec enfants. »

Nouvelle République, 29 mai

Paris :

A Paris, 8.000 personnes ont défilé de Barbès (18e arrondissement) à la place de la République (3e arr.), à l’appel du collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici », réunissant une cinquantaine d’associations. « Nous sommes dans un contexte où le gouvernement et Claude Guéant en particulier ne cessent, semaine après semaine, de désigner les étrangers, les immigrés, les musulmans comme la cause du chômage et de l’insécurité », a fustigé Olivier Le Cour Grandmaison, porte-parole du collectif, derrière une grande banderole proclamant: « Ni charters, ni kärcher ». Les manifestants ont brandi des pancartes proclamant: « Halte à la xénophobie d’Etat » ou « Même sol même droits ».

L’Humanité, 29 mai

A Marseille, un millier de manifestants ont défilé. Parmi eux, Farida et Mourad, couple de sans-papiers algériens, avec leurs deux enfants, ont dénoncé le refus des autorités de les régulariser. « Cela fait sept ans qu’on est en France, les enfants sont nés ici, mon grand-père a travaillé 45 ans à Marseille, mon père a été naturalisé Français. Chaque année, on fait la demande à la préfecture et à chaque fois, elle est refusée », a déploré Mourad.

A Toulouse, près d’un millier de personnes ont manifesté. Le cortège s’est dispersé devant la préfecture de Midi-Pyrénées « symbole de notre interpellation de l’Etat au plus haut niveau », a expliqué Bernard Dedebant (FSU).

L’Humanité, 29 mai

Strasbourg :

Quelque 150 personnes ont manifesté hier, à Strasbourg, à l’appel d’une vingtaine d’associations comme le Mouvement de la Paix, le Mrap 67, Calima, l’Unef Strasbourg et Sud Étudiants, et d’organisations de gauche, parmi lesquelles Europe Ecologie-Les Verts Alsace, le Parti communiste du Bas-Rhin, le Nouveau Parti anticapitaliste et le Parti de gauche, regroupés dans le collectif « D’ailleurs nous sommes d’ici 67 ».

Après s’être rassemblés place Kléber, ils ont formé un cortège à travers les rues avoisinantes, en scandant, notamment, « C’est pas les Roms, c’est pas les immigrés qui sont en trop, c’est le racisme et les fachos ». Après le retour, place Kléber, les manifestants se sont dispersés rapidement. Il n’y a pas eu d’incident.

L’Alsace, 29 mai

Colmar :

À Colmar, ils étaient une centaine rassemblés, entre 16 h et 17 h, devant la préfecture du Haut-Rhin : représentants d’organisations politiques (PS, EELV), de syndicats (CGT) ou d’organisations nationales et régionales comme la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), la LDH (Ligue des droits de l’homme), RESF (réseau éducation sans frontières), etc.

Une dizaine d’enseignants et d’élèves du lycée Schongauer, dans la Cité de Bartholdi, ont exprimé leur soutien à leur camarade Ejona Serjanaj, qui prépare son bac sous la menace d’être renvoyée en Albanie. « Ce cas de figure n’est pas rare pour les sans-papiers qui atteignent la majorité : rien qu’à Colmar, nous connaissons une lycéenne kirghize à Camille-Sée en demande d’asile, et une élève arménienne à Schongauer qui vient d’obtenir un titre de séjour », indique Christophe Roussel, avocat et président de la section colmarienne de la LDH.

D’après l’association soutenant les demandeurs d’asile dans le Haut-Rhin, « la situation s’aggrave, certains n’ont plus de lit le soir pour se reposer, ou un repas par jour ». Quelques minutes de silence ont été observées : « Notre cri d’indignation ! ».

L’Alsace, 29 mai

Montpellier :

Ils étaient près de 150 à manifester, hier en début d’après-midi, dans les rues de Montpellier contre « le racisme d’État ». Le rassemblement a débuté vers midi, avec un pique-nique en musique dans les jardins du Peyrou, avant de se terminer, vers 17 h, par un débriefing dans les locaux de la Cimade. « Nous invitons tous ceux et celles qui veulent lutter contre le racisme et la politique d’immigration du gouvernement à venir nous rejoindre », ont lancé les membres du collectif D’ailleurs nous sommes d’ici.

Les manifestants ont voulu démontrer qu’il existe une opposition « aux politiques et aux pratiques racistes ».

Midi Libre, 29 mai

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s