Hôpital de Saint-Nazaire : 105 jours de lutte

Ouest-France, 17 mai 2011 :

Le personnel des Urgences de l’hôpital de Saint-Nazaire a une nouvelle fois protesté contre la dégradation des conditions de travail lors d’un barbecue, hier midi.

Un barbecue a été organisé à l’entrée des Urgences lundi midi. Objectif : rester mobilisé et ne pas oublier la situation qui perdure.

Cela fait maintenant 15 semaines soit 105 jours que le personnel des Urgences de l’hôpital de Saint-Nazaire est en grève. Une grève qui va encore durer au moins jusqu’au 30 mai puisque les salariés ont reconduit le mouvement à l’unanimité des présents hier après-midi en assemblée générale. Le service est en sous-effectif et ne parvient pas à régler les problèmes avec les six infirmiers en permanence dans le service. « On n’obtient que des miettes de la part de la direction. Avec deux aides-soignants, deux brancardiers et deux infirmiers supplémentaires, c’est trop peu pour faire fonctionner le service en toute sécurité », affirme Richard Le Bonniec, infirmier membre du syndicat CGT. La direction a consenti à embaucher 4 postes soit 50 mensualités. Alors que les salariés demandent 18 postes soit l’équivalent de 216 mensualités.

Inquiétude

« On est à un point de non-retour. Le personnel ne veut pas cautionner les mauvaises conditions supportées par les patients », explique Rachele Barrion, secrétaire générale FO. Depuis 2002, il y a une augmentation de la fréquentation des Urgences de 38 %.

La grande peur des salariés : l’erreur médicale. « C’est de plus en plus dur de travailler. Je me suis retrouvée toute seule avec une vingtaine de patients. Je ne suis pas à l’abri d’une erreur. Je suis très inquiète pour la sécurité des malades », se préoccupe Kathleen Blanchot, infirmière.

Réactions

Patrick Colombel, le directeur du centre hospitalier de Saint-Nazaire, pour sa part, se dit « désolé pour la mauvaise image donnée aux patients ». Il a réussi à obtenir de la part de l’Agence régionale de santé (ARS), le financement d’une deuxième ligne de Smur, le renfort des effectifs pendant les périodes de l’année où le service est davantage chargé, et une mission d’audit. « Je ne comprends pas la poursuite du mouvement », regrette Patrick Colombel. « Je n’obtiendrai rien de plus de la part de l’ARS. Je ne peux donner plus que ce que j’ai. Je ne vais pas prendre dans d’autres services pour contenter les Urgences ».

À l’heure actuelle, la situation est bloquée. Il n’y a plus de négociations entre les deux parties.

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