Archives quotidiennes : 14/05/2011

Manifestation à Lyon contre la porcherie raciste

Samedi 14 mai, malgré une pluie battante, plus de 2.000 personnes ont manifesté dans les rues de Lyon contre l’extrême-droite.

Le jour-même, en effet, les néo-fascistes des « Identitaires » organisaient une « marche des cochons », contre la nourriture hallal et au-delà contre l’ensemble des personnes désignées comme musulmanes de part leurs origines. Cette marche ayant été interdite, l’extrême-droite a finalement organisé un « rassemblement pour la liberté d’expression », rassemblement qui a regroupé entre 250 (selon des camarades) et 500 personnes (selon l’AFP) venues de toute la France. L’AFP signale qu’a l’issue de ce rassemblement de racistes, un commerce de kebab a été vandalisé. Selon Rebellyon, « après avoir été repoussés dans le Vieux Lyon, les iden­ti­tai­res et autres néo-nazis, énervés, se met­tent à y casser les devan­tu­res des kebabs et autres com­mer­ces tenus -ou sup­po­sés être tenus – par des immi­grés. Plusieurs per­son­nes ont été agres­sées« .

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Procès de l’enfermement des enfants étrangers

Samedi 14 mai 2011 de 9 à 18 heures – Institut catholique (21, rue d’Assas, Paris VIe). Aujourd’hui 14 mai 2011, la France est citée à comparaître devant ce tribunal d’opinion. L’État est mis en accusation pour avoir privé de liberté des enfants tant dans les zones d’attente aux frontières que dans les centres de rétention administrative aux fins de les éloigner du territoire.

En France métropolitaine, quelques 1 000 enfants sont chaque année privés de liberté, pour les deux tiers dans les zones d’attente aux frontières, qu’ils soient accompagnés de leurs parents ou seuls – ceux-là, on les appelle les «mineurs isolés étrangers» (MIE), et également dans les centres de rétention administrative. Dans ce cas, soit ils sont considérés comme «accompagnant leurs parents», parce que la loi française ne permet pas qu’un mineur fasse l’objet d’une mesure l’éloignement du territoire ou d’une expulsion. On trouve toutefois dans ces centres de rétention des adolescents, déclarés mineurs, que l’État considère comme majeurs à la suite de tests médicaux pourtant réputés peu fiables.

Si l’on compte les territoires d’Outre Mer, ce sont plus de 7 000 enfants qui chaque année sont privés de liberté; rien que sur le territoire de l’île de Mayotte dans l’Océan Indien, ce sont quelques 6 000 enfants qui font l’objet d’arrestations et de départs forcés. Dans les zones d’attente aux frontières, la privation peut se poursuivre pendant 20 jours; et pendant 32 jours dans les centres de rétention. Les associations qui ont l’autorisation d’apporter une aide aux étrangers privés de liberté décrivent des conditions d’arrestation souvent traumatisantes, de multiples formes de violences et d’atteintes à leurs droits au sein des lieux de détention.

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Les Syriennes au cœur du «vendredi des femmes libres»

Libération, 13 mai 2011 :

Rassemblement de femmes à Banias, le 16 avril 2011, contre les tensions ethniques qui ont éclaté dans cette ville, au début du soulèvement.

Pour le neuvième vendredi consécutif, les Syriens étaient appelés à descendre dans la rue. Après le «vendredi saint», celui «de la colère», celui «du défi», cette journée a été baptisée le «vendredi des femmes libres».

«Le 13 mai nous manifesterons pour la dignité de nos sœurs détenues», écrivait la page Facebook «The Syrian revolution 2011», principal site à lancer les mots d’ordre de la contestation.

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Grève à la poste de Thenon/Rouffignac

Sud-Ouest, 14 mai 2011 :

Suite à la mobilisation des agents, fonctionnaires et contractuels de droit public et privé, cadres ou non du bureau de Thenon/Rouffignac de mardi, Xavier Desvergne, directeur de l’établissement postal de Thenon, et Jacky Hérault, directeur du groupement courrier de Périgueux, ont reçu jeudi les représentants syndicaux de la CGT. Les négociations n’ayant toujours pas abouti, le mouvement de grève a été maintenu. Par ailleurs, les grévistes pourraient être rejoints par les bureaux de poste de Terrasson et Sarliac, qui ont déposé un préavis.

Marche et sit-in des communaux à Béjaïa

El watan, 14 mai 2011 :

Des centaines d’agents communaux, affilés au Conseil national du secteur des communes (CNSC) activant sous la chapelle du Syndicat national des personnels de l’administration publique (Snapap), ont marché, jeudi, à Béjaïa.

Cette manifestation de rue a été ponctuée par un rassemblement devant le siège de la wilaya. Lors de ce sit-in, les animateurs du Snapap ont fermement condamné l’acte de vandalisme ayant, récemment, ciblé la Maison des syndicats à Alger. A Béjaïa, 80% des communes sont paralysées par une grève ouverte lancée depuis lundi dernier par le Snapap. Les travailleurs communaux exigent la revalorisation du point indiciaire, la promulgation du régime indemnitaire, l’abrogation de l’article 87 bis de la loi 90-11, le maintien de la retraite sans condition d’âge, l’intégration des contractuels, le respect des libertés syndicales et le droit de grève.

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