Sénégal : Grève des ouvriers du pétrole

Le Quotidien, 27 avril 2011 :

Le secteur pétrolier risque encore de connaître quelques perturbations. En effet, la section transport du Syndicat national des travailleurs du pétrole et du gaz du Sénégal (Sntpgs) a décidé de prolonger son mouvement de grève. «Nous sommes satisfaits et nous comptons poursuivre la grève jusqu’au règlement des différents points liés à notre plan d’action», indique le Secrétaire général dudit syndicat, hier au cours d’une Assemblée ­gé­né­rale. Le Sntpgs qui est affilié à la Con­fédération nationale des travailleurs du Sénégal/Forces du changement (Cnts/Fc), observe une grève de 72 heures depuis hier et qui va se poursuivre jusqu’à demain. Une grève qui aura certainement des consé­quen­ces dans le quotidien des Sé­né­galais. Les transporteurs des hydrocarbures veulent davantage «mettre la pression sur les pouvoirs publics» qui «peinent à matérialiser le protocole d’accord signé depuis 2006, avec le Syndicat national des travailleurs du pétrole et du gaz du Sé­négal (Sntpgs), section trans­port».

Les différents points de revendication inscrits dans leur plateforme revendicative sont, entre autres, le respect par les autorités de la coopérative d’habitat, la revalorisation de la prime de risque et le point relatif à l’arrêté ministériel d’extension des accords. «Depuis 2006, nous avions signé des accords tripartites avec le patronat et les autorités. Un éventuel règlement d’un seul point de ce protocole d’accord est source de mouvement d’humeur. Aujourd’hui, nous avons déposé trois points de revendication sur la table des autorités et du patronat», soutient Cheikh Diop, le Sg Sntpgs.

M. Diop précise que son syndicat a signé avec le patronat et les autorités des accords dans le but de mettre sur pied une coopérative d’habitat, pour permettre aux travailleurs des hydrocarbures d’accéder au logement. «Les travailleurs ont déjà cotisé des centaines de millions de francs Cfa, mais depuis ils (le patronat et les autorités) n’ont rien fait», martèle-t-il. Le deuxième point, dit-il, est relatif à la revalorisation de la prime de risque, qui «doit être payée chaque année». «Nous sommes restés trois ans sans recevoir de primes de risque, alors que nous travaillons dans un secteur très dangereux», poursuit M. Diop, qui révèle que leur troisième point de revendication, notamment l’arrêté ministériel d’extension des accords, «n’a jamais été pris en compte». Pour le Sg du Sntpgs, le non-respect des accords liés à ces trois points a fait l’objet de quatre grèves. Une grève qui, si elle persiste encore, va causer d’énormes dégâts.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s