Milices fascistes à Gyöngyöspata

Libération, 22 avril 2011 :

277 femmes et enfants Roms ont fui vendredi le village de Gyöngyöspata (nord-est) avant le retour d’une milice d’extrême-droite pour un «camp d’entraînement», a indiqué à l’AFP le chef de cette communauté de Roms.

Les milices fascistes à Gyöngyöspata le 10 mars

Après l’interdiction de ses patrouilles, organisées le mois dernier, la milice Vedero tient pendant le week-end de Pâques «un camp d’entraînement» de trois jours dans cette localité de 2.800 habitants, dont 450 Roms, située à 81 km de Budapest.

Tandis que les hommes de la communauté vont rester dans le village, les femmes et enfants sont montés à bord de cinq autocars mis à disposition par des groupes de défense des droits de l’Homme.

«Ils ont peur et nous pensons qu’ils seront plus en sécurité s’ils partent», a déclaré à l’AFP le responsable de la communauté Roms Janos Farkas.

La milice Vedero, proche du parti d’extrême droite Jobbik et dont les membres revêtent des uniformes para-militaires, a effectué des patrouilles dans les rues de Gyöngyöspata le mois dernier «pour restaurer l’ordre» selon ses responsables.

La police locale a refusé d’intervenir, malgré les protestations de la communauté rom dénonçant une atmosphère d’intimidation.

Le ministre de l’Intérieur Sandor Pinter avait assuré la semaine dernière que ces patrouilles interdites allaient cesser.

Pour cette nouvelle opération d’intimidation, la milice Vedero va ériger son camp à une centaine de mètres du quartier Roms de Gyöngyöspata. Une contre-manifestation est prévue pour soutenir les Roms.

Dans un communiqué daté du 24 mars 2011 Amnesty International revient sur le défilé de cette milice fasciste début mars dans le même village :

À la suite d‘une marche anti-Roms organisée le 6 mars à l’initiative du Jobbik (Mouvement pour une Hongrie meilleure), un parti d’extrême droite, dans le village de Gyöngyöspata, trois milices privées ont « patrouillé » la zone, harcelant et intimidant les habitants roms. Les Roms du secteur auraient été la cible d’injures à caractère raciste et ont peur d’essuyer de nouvelles agressions.

Six personnes, dont une femme et un enfant, ont été tuées dans le cadre de neuf agressions ciblant des Roms sur le territoire hongrois en 2008 et 2009.

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