Face au mépris à l’encontre des travailleurs précaires, la direction doit payer !

Communiqué de la CGT ADDSEA, 30 mars 2011 :

Face au mépris à l’encontre des travailleurs précaires,
la direction doit payer !

Le 22 septembre 2010, un salarié terminait son CAE suivi d’un CDD au sein du Pôle Hébergement Logement (établissement Double Ecluse) de l’ADDSEA. Après n’avoir toujours pas reçu son attestation ASSEDIC, il a contacté la CGT ADDSEA fin novembre. Il a fallu que la CGT intervienne deux fois par courrier puis qu’un dossier soit déposé en référé au conseil des prud’hommes pour que, enfin, le 1 février 2011 la direction lui transmette son attestation ASSEDIC ainsi qu’un peu plus de 2.000 euros d’indemnité conventionnelle de dimanches et jours fériés qui ne lui avait jamais été payée lorsqu’il était en poste.

Sans que cela ait duré aussi longtemps, bien des salarié(e)s précaires des services du Pôle Hébergement Logement ont dû faire des pieds et des mains pour obtenir leur attestation ASSEDIC, document administratif indispensable pour avoir le droit aux allocations-chômage. Aucun égard ne semble être donné à ces salariés « fantômes », aussitôt rentrés aussitôt sortis, précarisés et isolés, et ce dans une association qui vit sur l’argent de la redistribution solidaire et qui œuvre auprès des personnes les plus vulnérables. A la rentrée 2010, la CGT ADDSEA avait déjà dû intervenir pour un autre salarié précaire du Pôle Hébergement Logement afin qu’il obtienne l’indemnité conventionnelle de dimanches et jours fériés. Il avait fallu deux interpellations par écrit de la Direction Générale et une menace d’action aux prud’hommes pour que ce salarié obtienne ce qui lui était dû. Et on ne parle pas des salariés en CAE qui ont quitté l’établissement sans faire valoir leurs droits, permettant ainsi à la direction de l’établissement et à celle de l’ADDSEA de faire des économies sur le dos de ces travailleurs précaires.

Lorsqu’un travailleur se retrouve au chômage, s’il n’a pas son attestation ASSEDIC il ne peut avoir droit aux allocations chômage. Ainsi, à cause du manque de sérieux et du mépris de la direction, un salarié s’est retrouvé sans aucun revenu du 22 septembre 2010 au 1er février 2011, soit pendant quatre mois et une semaine ! Priver de son attestation ASSEDIC un travailleur au chômage c’est le priver de ses ressources et de ses droits, et il est inutile de développer ici les conséquences dramatiques que cela peut engendrer.

A ce jour, la direction générale, tout en reconnaissant son erreur, refuse de dédommager ce collègue. Une procédure a donc été engagée aux prud’hommes pour que ce collègue obtienne des dommages et intérêts. La CGT ADDSEA le soutient dans cette procédure. L’obtention de dommages et intérêts pour ce collègue n’est que justice, et on ne peut laisser sans réponse quelque chose d’aussi grave que de priver un travailleur de son attestation ASSEDIC !

La direction doit payer !

Télécharger le communiqué en PDF : PRUD’HOMMES

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