Salarié(e)s des crèches en grève

Dépêche AFP, 11 mars 2011 :

Des centaines de professionnels de la petite enfance ont fait grève et ont manifesté vendredi en France, pour réclamer un « accueil de qualité » pour les tout-petits, une mobilisation qui a conduit à de nombreuses fermetures de crèches, notamment à Paris.

Aix-en-Provence, 11 mars 2011

A Paris, « entre 2.000 et 2.500 personnes » selon les organisateurs, 1.200 selon la police, ont participé à la manifestation parisienne, en scandant « Pas de bébés à la consigne, les bébés ne sont pas des sardines! », certaines brandissant des poupons en plastiques.

Une banderole disait « Non au gardiennage, oui à un accueil de qualité ».

Sept membres de la délégation ont été reçus au ministère. « Nous avons exposé notre plan d’urgence pour la petite enfance », qui porte des revendications comme le retrait d’un décret assouplissant les règles d’accueil et demandant davantage de personnels formés, a indiqué à l’AFP Pierre Suesser, au nom du collectif « Pas de bébés à la consigne ».

« Nous avons convenu de nous revoir en avril », a-t-il ajouté.

A Paris, sur 421 établissements, la mairie a recensé 136 fermetures et 75 ouvertures partielles avec un total de 417 grévistes sur 6.882 personnels.

Selon le collectif, 67 crèches sur 76 étaient fermées totalement dans le Val-de-Marne. Trente et une étaient totalement fermées, et 24 partiellement, sur 59 en Seine-Saint-Denis.

A Bordeaux, environ 150 des quelque 500 salariés (soit 34,30% de grévistes) des 30 crèches étaient en grève, selon la mairie. Huit structures étaient totalement fermées et sept partiellement.

A Nancy, 8 crèches sur 12 étaient fermées. A Strasbourg, 65 agents ont été recensés par la mairie comme grévistes, soit environ 45% des effectifs.

A Lyon, d’après la mairie, 18 crèches étaient fermées vendredi, 10 étaient perturbées et 20 étaient ouvertes.

La grève semblait moins suivie à Grenoble, avec, sur 33 crèches, trois fermées toute la journée, selon le Centre communal d’action sociale.

Des rassemblements modestes ont rassemblé quelques dizaines de personnes à Annecy, Nancy ou encore Besançon.

Depuis déjà plus d’un an, les professionnels protestent contre un décret –entré en vigueur l’été dernier– qui assouplit les règles d’accueil en crèche, en augmentant le taux maximal de personnels non qualifiés (en remplaçant par exemple des auxiliaires de puériculture ou éducateurs par des CAP « Petite enfance ») et en permettant aux crèches d’accueillir plus d’enfants.

Le ministère a fait valoir dans un communiqué vendredi que ces aménagements avaient pour but de « répondre aux attentes immédiates des parents », qui ont besoin de faire garder leurs enfants.

Alice Reyss, psychomotricienne à Massy (Essonne), venue défiler à Paris, a estimé que « le gouvernement devrait prévoir plus de places en école d’éducateurs ou d’auxiliaires de puériculture ».

Compte tenu de la variété des statuts des crèches (privées, publiques, associatives, municipales…), il n’existe pas de chiffres nationaux de participation.

Environ 10% des quelque 2,4 millions d’enfants de moins de trois ans sont pris en charge en accueil collectif.

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