Archives de Tag: sexisme

Crime d’honneur. Afghanistan: un père exécute sa fille pour venger l’honneur de la famille

Halima est agenouillée, devant plus de 300 personnes au coeur du village isolé de Kookchaheel, au nord-ouest de l’Afghanistan. Agée d’une vingtaine d’années, elle porte un long tchador et attend son heure. Une prière funèbre est prononcée puis son père, placé cinq mètres derrière elle, tire trois balles avec une kalachnikov. Elle s’effondre. Son frère vient pleurer sa mort brutale, devant la foule impassible. 

Fin avril, c'est devant 300 villageois qu'un Afghan a exécuté de trois balles de kalachnikov sa propre fille, coupable d'avoir voulu s'enfuir avec un cousin et ainsi «bafoué l'honneur» de sa famille.

Fin avril, c’est devant 300 villageois qu’un Afghan a exécuté de trois balles de kalachnikov sa propre fille, coupable d’avoir voulu s’enfuir avec un cousin et ainsi «bafoué l’honneur» de sa famille.

Pour le tireur, sa fille avait déshonoré la famille en abandonnant son mari, tentant de fuir avec son cousin. L’histoire commençait à faire du bruit au village, il fallait rétablir l’ordre.

La scène filmée, personne arrêté

Selon l’organisation Amnesty International, cette exécution d’un autre temps a eu lieu le 22 avril dernier, plus de onze ans après la chute du régime intégriste des talibans, tristement célèbre pour ses exécutions publiques de femmes. Cette nouvelle affaire de «crime d’honneur» en Afghanistan suscite d’autant plus l’indignation que personne n’a jusqu’ici été arrêté. Pourtant, tout a été filmé.
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Auvergne : grève spontanée après le viol d’une contrôleuse de la SNCF.

D’après Metro, 17/08/2012 :

En signe de solidarité avec une collègue victime d’une agression sexuelle à bord d’un TER dans la Loire, le personnel régional de la SNCF a décidé d’exercer son droit de retrait.

Le trafic ferroviaire a été fortement perturbé ce vendredi 17 août en Auvergne, et devrait l’être encore au moins jusqu’à samedi midi, après le viol ou du moins l’agression sexuelle, dont a été victime une contrôleuse de la SNCF à bord d’un TER assurant la liaison entre Le Puy-en-Velay et Saint-Etienne.

Les faits se sont produits hier soir vers 18h au niveau de Firminy, dans la Loire, a d’abord révélé le quotidien La Montagne. "Sans raison apparente", un voyageur, qui selon la SNCF avait présenté sa carte d’abonné à la contrôleuse sans faire d’histoire l’a donc agressée.

D’après le déroulement des faits, la qualification de viol n’est pas exagérée. Toujours selon la chaine, qui cite des sources judiciaires, la victime et son agresseur étaient seuls dans le wagon. Après s’être prêté sans difficulté au contrôle de son titre de transport, l’individu aurait demandé à la contrôleuse de lui faire une fellation, puis, cette dernière refusant de s’exécuter, il se serait montré violent.

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Corbeil-Essonnes : Victoire contre les discriminations sexistes à l’usine Snecma

Le Parisien, 12 juillet 2012 :

La Snecma devra verser 41000 € à cette employée de 52 ans, moins bien payée que ses collègues masculins. Elle obtient aussi une hausse de salaire mensuel de 208 €.

Sept ans d’une âpre bataille juridique pour une victoire douce-amère. « J’ai gagné, mais j’ai toujours un peu de haine au fond de moi », souffle Sylvie Men, 52 ans, technicienne en gestion de production. La CGT a révélé hier que la Cour de cassation venait de reconnaître la différence de salaire entre cette employée de l’usine de fabrication de moteurs Snecma de Corbeil-Essonnes et ses collègues masculins.

CORBEIL, HIER.La Cour de cassation vient de donner raison à Sylvie (à droite). Deux autres employées sont en procès pour être aussi bien payées que les hommes. C’est le cas d’Elisabeth (à gauche), qui s’occupe de la maintenance des machines.

Son employeur devra lui verser 41000 € de préjudice pour l’ensemble de sa carrière, entamée le 7 juillet 1980. Sylvie obtient également un coefficient supérieur dans la grille des salaires et 208 € mensuels d’augmentation. « Nous ne commentons pas une décision de justice », réagissait laconiquement la Snecma, hier.

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Maroc : L’affaire Amina met à nu les islamistes

Très bon article de Abdelaziz Mouride (*) publié par E- Marrakech, le  26 mars 2012 :

Si l’affaire Amina Filali a été révélatrice du regain de dynamisme de la société civile marocaine, notamment des associations féminines, elle a du même coup mis à nu le crédo par trop conservateur, sinon franchement rétrograde de nos islamistes au pouvoir relatif à la question de la femme et de sa place dans notre société.

Depuis leur accession au pouvoir il y a un peu plus de trois mois, Benkirane, le chef du nouveau gouvernement et ses ministres de même obédience multiplient les déclarations apaisantes sur leur attachement aux valeurs de liberté , d’ouverture et aux principes des droits humains et notamment ceux des femmes. Il fallait convaincre de leur conversion d’une mouvance vaguement religieuse, à un parti politique de gouvernement à l’écoute des réalités de la société et de l’époque.

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Viols au Maroc : Des témoignages qui affluent

Yabiladi, 24 mars 2012 :

Le viol d’Amina Filali n’aurait pas uniquement réveillé les consciences, mais encore a-t-il braqué les lumières sur la réalité des filles violées au Maroc. Preuve en est, cette jeune marocaine qui a eu le courage de parler de son viol sur un blog-témoignage. Un mauvais souvenir qu’elle tient à partager avec les internautes, histoire de rappeler que le viol n’arrive pas qu’aux autres.

« J’avais 17 ans. C’était l’été. Il faisait beau, il faisait soleil. J’habite près de la plage et j’étais sortie marcher sur la côte, dans ce que je pensais être mon quartier, une extension de mon chez moi ». C’est en ces termes que H.L. commence son récit, faisant allusion à ce qu’elle décrit comme étant l’une des expériences les plus bouleversantes de toute son existence. Intitulé «ce n’est pas votre faute», ce témoignage circule beaucoup sur les réseaux communautaires de la toile.

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La terreur des femmes afghanes

L’Orient le Jour, 27 janvier 2011 :

Le bureau de la Commission indépendante afghane des droits de l’homme (AIHRC) de la province de Kondôz a récemment annoncé la libération d’une jeune femme emprisonnée depuis sept mois dans les toilettes par sa belle-famille. Sahar Gul, 15 ans, a été mariée de force à un homme plus âgé enrôlé dans l’armée afghane. Elle a ensuite été enfermée et torturée pendant plusieurs mois par la famille de son mari parce qu’elle refusait de se prostituer.

Au cours des dix dernières années, l’AIHRC a reçu plus de 19 000 plaintes relatives à des violences envers les femmes. Malgré les progrès enregistrés dans les enquêtes et les actions en justice concernant ces plaintes, et une plus grande sensibilisation de la population à ce problème, les défis restent imposants. Depuis 2002, plusieurs initiatives ont eu pour objectif d’améliorer la vie des femmes en Afghanistan. Le pays a adopté plusieurs nouvelles lois et établi un cadre juridique relativement progressiste visant à mettre fin aux discriminations envers les femmes, dont une nouvelle loi qui rend passible de poursuites tout acte de violence envers les femmes. Mais les lois et la politique ne suffisent pas à protéger les femmes de terribles violences domestiques. Le cas de Sahar Gul n’est de loin pas le seul cas très médiatisé. Il y a notamment eu Gulnaz, une jeune femme emprisonnée pour « adultère » après avoir été violée par un membre de sa famille (elle a récemment été libérée à la faveur d’une grâce présidentielle, mais pourrait être obligée d’épouser son agresseur). Le mari d’une autre jeune femme, Aisha, lui a coupé le nez et les oreilles après qu’elle se fut enfuie.

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Des inégalités salariales aux violences sexuelles : le quotidien des femmes au travail

Basta !, 17 janvier 2012 :

En France, la moitié des salariés sont des femmes. Aux inégalités de salaires et de carrières persistantes, qui se répercutent au moment de la retraite, s’ajoutent des violences sexistes et sexuelles : chaque année 3 000 viols sont perpétrés sur le lieu de travail, souvent dans une quasi-impunité. Des associations et des syndicalistes se mobilisent sur ce sujet encore tabou.

« À travail égal, salaire égal ! » Le slogan date de… 1972. Quarante ans plus tard, on est évidemment loin du compte. En 2008, les écarts salariaux moyens entre hommes et femmes sont de 23,6 % dans le secteur privé et de 17 % dans la fonction publique d’État. Et à l’heure où sonne la retraite, les femmes perçoivent, en moyenne, 40 % de moins que les hommes. La structure même de l’emploi explique en grande partie ces différences de revenus. Puisque les messieurs ont des carrières plus complètes – les trois quarts des temps partiels sont occupés par des femmes – et davantage d’emplois qualifiés, donc mieux payés.

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Paris : Manifestation contre les violences faites aux femmes

Citizenside, 5 novembre 2011 :

Plusieurs milliers de militantes féministes ont défilé samedi à Paris pour dénoncer les violences infligées aux femmes, et réclamer une loi-cadre et de réels moyens d’appliquer la législation.

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"Moi, Mitra Kahrom, j’ai été violentée par 32 ans de tyrannie islamiste parce que je suis née femme"

Mission Free Iran, 21 août 2011, traduction Révolution en Iran :

Mitra est en détention en Suède, sur le point d’être expulsée vers ses bourreaux dans la République Islamique d’Iran. Nous n’acceptons pas l’expulsion illégale de Mitra Kahrom par le gouvernement suédois. Vous pouvez signer la pétition à cette adresse (traduction en français ici) pour soutenir la volonté de Mitra de vivre libérée des persécutions politiques et sexistes. Voilà une déclaration de Mitra sur sa condition de femme en Iran et sa révolte contre la République Islamique :

Moi, Mitra Kahrom, j’ai été violentée par 32 ans de tyrannie islamiste parce que je suis née femme. Ces bâtards m’ont pris mes deux enfants et m’ont interdit de les voir parce que les hommes ont des droits et que les femmes sont des esclaves.

Ces bâtards sataniques sont les propriétaires de la moindre part de mon corps. J’ai été arrêtée et torturée psychologiquement à de nombreuses occasions à cause de ma coiffure, de mes habits, de mes ongles, parce que je ne connaissais pas les lois de la Charria islamique. Ils voulaient me forcer à être la musulmane telle qu’ils voulaient que je sois.

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Le voile, sous aucune condition !

Communiqué du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran (PCOI), traduction "Révolution en Iran" :

Le voile, sous aucune condition !

Les conflits et disputes entre fractions du régime islamique sur la question du voile s’intensifient. Le journal Iran, qui soutient le président Ahmadinejad, a parlé du voile noir comme “la pire forme de vêtement” et attaqué sa couleur noire. Le journal a même dénoncé le roi Nasser Al-Din Qajar (1831-1896) comme étant l’initiateur du voile noir !

Le fait est que dès les prémisses du régime islamique, le voile fut sa bannière, celle qui indiquait sa nature. Déjà quelques semaines avant le soulèvement populaire de février 1979, là où ils le pouvaient, des voyous islamistes attaquaient les femmes non-voilées. Après la prise du pouvoir par le régime islamique, ces voyous ont persisté dans leur misogynie en hurlant le slogan “ou le voile ou une boite sur la tête”, jetant de l’acide sur les femmes non-voilées, fouettant celles qui ne respectaient pas les lois islamiques, une ignoble propagande contre les femmes, les chassant de leurs emplois, etc. Mais la résistance et la lutte des femmes n’a jamais cessé. Sous le régime islamique, pour avoir refusé de porter un “voile convenable”, des millions de femmes ont été menacées, condamnées, fouettées, emprisonnées, violées et traitées de prostituées par les médias. Pourtant, elles n’ont pas baissé les bras ! Ces 32 dernières années, une guerre généralisée s’est déroulée entre les femmes et le régime islamique. Et sans exagération, on peut dire que la victoire appartient aux femmes.

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