D’après l’éditorial de La Nouvelle Expression, le 22/07/2012:
Mechdouvi a été tué. Il a été tué parce qu’il avait pensé avoir le droit de manifester, droit reconnu par la Constitution ; droit du citoyen libre dans un Etat de droit. Mechdouvi, comme les autres travailleurs, pensait être dans un pays normal où le droit syndical est consacré.
Les ouvriers de MCM croyaient à leur pays, leur Etat où les intérêts du citoyen sont sauvegardés, défendus et respectés. Ces citoyens, pour leur droit de grève, croyaient que l’ère de la brutalité était finie. Ils pensaient que l’ère du permis de massacrer le citoyen était derrière eux. Ils estimaient qu’une grève menée par des travailleurs qui demandent une amélioration de leurs conditions de vie ne se réglait plus par la matraque et le « Rangers ».
Ils ne pouvaient s’imaginer qu’une réclamation des travailleurs allait provoquer un matraquage et le déversement sur eux d’une quantité de bombes lacrymogènes au point de provoquer mort d’homme et blessures graves.
Hélas, ils s’étaient apparemment trompés ; et Mechdouvi est mort sous la répression féroce des hommes censés le sécuriser. Il est mort pour avoir exercé un droit, le droit du travailleur reconnu par tous les textes en la matière dans ce pays (Constitution, Code du Travail, Convention collective…). Mechdouvi est parti, mort par le fait d’individus qui font encore du bâton l’un des articles de nos lois.

Points Chauds Online, 27 décembre 2011 :
Initiative Communiste-Ouvrière





