Archives de Catégorie: Tunisie

Tunisie : Grève des travailleurs de la COFICAB

WMC, 17 mai 2013 :

Les employés de COFICAB, société de fabrication de câbles électriques destinés à l’industrie automobile, poursuivront la grève entamée lundi dernier à l’appel de la Confédération générale tunisienne de l’emploi (CGTT), a confirmé vendredi Habib Guiza, le secrétaire général de cette organisation syndicale.

"Le licenciement des 14 employés, dont 7 syndicalistes, est une décision abusive et illégale et constitue une violation du droit syndical", a affirmé M. Guiza lors d’une conférence de presse tenue vendredi au siège de la CGTT à Tunis.

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Grève générale le 10 mai à Menzel Bourguiba

Business News, 9 mai 2013 :

Le secrétaire général du syndicat des ouvriers de l’entreprise JAL de Menzel Bourguiba, a annoncé le 9 mai, sur les ondes de Shems FM, qu’il y aurait une grève générale, demain 10 mai, dans la ville de Menzel Bourguiba.

Cette escalade vient à la suite de la décision de l’entreprise JAL de fermer l’usine du groupe. Le secrétaire général a insisté sur la nécessité de payer les ouvriers, chose qui n’a pas été faite, selon lui. Pendant ce temps là, les ouvriers ont bloqué tous les accès à l’usine du groupe JAL.

Jendouba : Les employés des manufactures de tabac en grève

Tuniscope, 9 mai 2013 :

Les employés des manufactures de tabac à Jendouba ont entamé une grève en signe de protestation contre le licenciement de leurs collègues.

Un des protestataires intervenu, sur les ondes de Shems FM, a exprimé son indignation face à la décision de la Régie Nationale du Tabac et des Allumettes.

La même source a indiqué que plusieurs employés de la manufacture travaillaient depuis les années 80 et 90 et bénéficiaient de la sécurité sociale mais sans contrat.

Tour d’horizon des mobilisations du 1er Mai 2013

Le 1er Mai est cette journée où, aux quatre coins du monde, la classe ouvrière se mobilise et manifeste pour ses revendications. C’est une journée où la conclusion du Manifeste Communiste « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous » prend tout son sens, et faire un petit tour d’horizon des manifestations du 1er Mai permet de donner un aperçu des forces et des revendications principales de notre classe sociale. Bien sûr, les contextes sont différents, dans plusieurs pays le 1er Mai n’est pas un jour férié et il y a aussi des pays où toute manifestation ouvrière est violemment réprimée. Par contre, dans le contexte de la crise du capitalisme, ce 1er Mai a été dans bien des pays à la fois par les revendications ouvrières contre le chômage et l’austérité, comme en Europe du Sud, au Chili ou au Maghreb, mais aussi de la lutte contre le racisme et autres divisions et discriminations comme en Allemagne, aux Etats-Unis, à Tunis ou à Hong-Kong.

Athènes

1er Mai à Athènes

Commençons ce tour d’horizon par la France. La police a annoncé 97.300 manifestants et la CGT 160.000 manifestants pour ce 1er Mai. Certes ce n’était pas un 1er Mai historique, mais, surtout dans les villes où le temps était favorable, on a pu voir de belles manifestations comme à Caen avec 2.000 manifestants, à Bordeaux avec 8.000 manifestants ou à Besançon avec 1.400 manifestants. Ceci est d’autant plus à souligner que la CFDT, qui reste le deuxième syndicat en France, appelait à ne pas manifester. Partout, les manifestants ont souligné leur dégoût de la politique du PS qui est la même que celle de l’UMP, leur refus de l’application de l’ANI, et de la lutte contre les licenciements comme à Paris avec les ouvriers de PSA Aulnay ou à Florange avec les travailleurs d’ArcelorMittal. Surtout, ce qu’il convient de souligner c’est que si la presse a mis en avant le rassemblement parisien de Marine Le Pen, les manifestations syndicales ont rassemblé au moins dix fois plus de monde que l’extrême-droite. En France comme ailleurs, le 1er Mai appartient aux travailleurs, français ou immigrés, avec ou sans-papiers, pas à une fille de millionnaire raciste ! A noter qu’à Paris, des nervis de l’extrême-droite ont agressé des militants anti-racistes qui rendaient hommage à Brahim Bouarram, jeune marocain assassiné le 1er Mai 1995 par des sympathisants du Front National. Cette violence des brutes d’extrême-droite, la bourgeoisie saura l’utiliser demain, si elle en a besoin, contre le mouvement ouvrier organisé.

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1er Mai contre le racisme à Tunis

Afrik.com, 3 mai 2013 :

Les citoyens tunisiens noirs ont défilé, en ce 1er mai, dans les rues de Tunis pour protester contre les discriminations dont ils sont victimes en Tunisie. Les manifestants criaient leur mécontentement face à l’inégalité, la ségrégation et le racisme à leur encontre dans le pays.

Dans la vie professionnelle comme personnelle, les citoyens tunisiens noirs subissent de mauvais traitements et ne sont pas considérés dans la société tunisienne. Ils sont traités de « wassif », un terme désignant les noirs de Tunisie. D’ailleurs, les manifestants ont repris ce mot à connotation péjorative qu’ils n’ont cessé de clamé lors de leur marche symbolique du 1er mai, sur l’avenue Habib Bourguiba, au cœur de Tunis. Cette marche a rassemblé plusieurs centaines de personnes.

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Quatrième série de photos du 1er Mai 2013

Quatrième série de photos du 1er Mai 2013 à travers le monde (voir ici la première, la deuxième et la troisième séries de photos).

Almeria (Espagne) :

Almeria

Amsterdam (Pays-Bas) :

Amsterdam

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Tunisie : Milices patronales contre les travailleurs de la Coficab

Business News, 3 mai 2013 :

La Confédération générale tunisienne du travail (CGTT) a dénoncé, dans un communiqué parvenu à Business News ce vendredi 3 mai 2013, des agressions et l’entrave au droit syndical dans la Société Coficab (du groupe Elloumi), annonçant qu’elle va porter plainte contre son propriétaire.

En effet, le syndicat dénonce l’usage de la force, des agressions, l’utilisation de gaz lacrymogène, de bâtons et de Taser (pistolet à impulsion électrique) par des milices payées par le propriétaire de la Société Coficab pour empêcher les employés de la société de faire la grève. Le syndicat de base de la Coficab a dû recourir au service d’un huissier notaire pour constater les faits.

Rappelons que la CGTT avait décrété une grève de 8 jours pour les employés de la Coficab qui a commencé ce vendredi 3 mai et continue jusqu’au 10 mai courant.

Quelques vidéos du 1er Mai 2013 dans le monde

Quelques vidéos de manifestations du 1er Mai 2013 à travers le monde :

Bagdad (Irak) :

Berlin (Allemagne) :

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Deuxième série de photos du 1er Mai à travers le monde

Deuxième série de photos du 1er Mai 2013 à travers le monde (voir ici la première série de photos).

Abidjan (Côte d’Ivoire) :

Abidjan

Ankara (Turquie) :

Ankara

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Tunisie : Un 1er Mai de lutte contre le gouvernement Ennahdha

Kapitalis, 27 avril 2013 :

Le Front populaire, qui a du mal à admettre la lenteur de l’instruction dans le procès de l’assassinat de son leader Chokri Belaïd, appelle à manifester à l’avenue Habib Bourguiba pour exiger la vérité sur cet assassinat, et revendiquer l’inclusion, dans le texte de la constituante, des droits syndicaux, notamment celui de faire la grève et de manifester librement, ainsi que le gel des prix dont la hausse continue de rogner le pouvoir d’achat des travailleurs (le taux d’inflation réel est estimé à 10% par les économistes).

Les droits syndicaux sont menacés

L’Union générale tunisienne du travail (Ugtt) appelle, de son côté, à célébrer le 1er Mai à la place Mohamed Ali, au centre-ville de Tunis, où se trouve son siège. Après les discours d’usage, le cortège des travailleurs quittera la place Mohamed Ali pour une marche sur l’avenue Habib Bourguiba. Il sera aussi question de dire non à la troisième mouture de la constitution, rendue publique cette semaine, et qui délimite les droits syndicaux, en limitant notamment le droit de grève, ce qui est une régression par rapport à l’ancienne constitution dissoute et une aberration, eu égard aux engagements internationaux de la Tunisie. Les travailleurs vont aussi protester contre les tentatives de marginalisation de leur organisation par l’actuel pouvoir et les agressions dont elle a été l’objet, le 4 décembre dernier, de la part des Ligues de protection de la révolution (LPR), des milices violentes au service du parti islamiste Ennahdha.

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