Liberté Togo, 10 mai 2012 :
Ils ont depuis le 1er mai 2012, brandi la menace d’une grève. Demain, ils passent à une autre étape : l’exécution du mot d’ordre de grève de 72 heures qu’ils ont lancé. Et ce, pour protester contre la légèreté avec laquelle la direction générale traite leurs revendications salariales et le dialogue de sourds qu’elle a instauré avec eux. Et rien visiblement, sauf des décisions attendues, ne pourrait les arrêter. Eux, ce sont les travailleurs de la Société nouvelle de phosphate du Togo.

La représentation du personnel rappelle que le Directeur général l’obligera « à mettre en exécution la grève lancée le 08 juillet 2011 non exécutée jusqu’à ce jour afin de faire aboutir les négociations », c’était un extrait d’une correspondance adressée au DG Michel K. Kézié, le grand manitou. Depuis le 02 mai 2012, soit au lendemain de la fête du 1er mai célébrée à la SNPT sur fond de tensions, c’est chose faite : « La délégation du Personnel et les Syndicats constatent que la pression sociale actuelle est due à votre mauvaise foi et vous informent qu’ils n’ont donc plus aucune autre alternative que de mettre à exécution la grève du 08 juillet 2011 plusieurs fois ajournée pour montrer leur ouverture ».

Initiative Communiste-Ouvrière


