RFI, 14 mars 2013 :
Les journalistes maliens sont en grève depuis le 12 mars. Pas un journal publié, pas une radio qui émet, ou presque : un mouvement « presse morte » est décidé pour protester contre l’incarcération d’un confrère, Boukary Daou, du journal Le Républicain. Il est détenu depuis huit jours par la Sécurité d’Etat, en dehors de toute procédure légale, après la publication d’une lettre ouverte de soldats contre le capitaine Sanogo, l’ancien chef des putchistes. Les représentants des journalistes se sont réunis le 13 mars en Assemblée générale. Bilan : le mouvement fonctionne bien, et il doit se poursuivre.

Le journaliste Boukary Daou
Plus de 95% des journaux et des radios du pays ont rejoint le mouvement, d’après une estimation du comité de crise installé par les journalistes maliens. Mahamane Hameye Cissé est directeur du journal Le Scorpion, et président de ce comité de crise :






Initiative Communiste-Ouvrière





