Archives de Catégorie: Madagascar

Madagascar : Grève massive des employés de la BFV Société Générale

Selon l’Express de Madagascar du 7 mars, "Après deux jours de grève générale de son personnel, pour cause de revendication salariale, la plupart des Guichets automatiques bancaires (GAB) sont à court d’argent liquide. Plusieurs d’entre eux ont, ainsi, été hors service comme à Antanimena, Ankoron­drano et Antaninarenina. Les quelques GAB encore fonctionnels ont été véritablement pris d’assaut. Par ailleurs, de très longues files d’attente ont été observées devant les guichets des agences fonctionnelles."

"Les meneurs de l’intersyndical au sein de l’établissement ont annoncé que les personnes qui s’occupent de l’approvisionnement en argent liquide de cet établissement ont rejoint la grève. « Les personnes qui ont déposé leurs spécimens de signature à la Banque centrale sont nos amis. Sans leur signature, il n’y a rien à faire », a expliqué un des meneurs de la grève. (…)

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Madagascar : grève générale des fonctionnaires.

Linfo.re, 11/07/2012 :

La cellule de crise interministérielle a confirmé le blocage total de la machine administrative à Madagascar, à partir de ce mercredi 11 juillet. 

Les revendications syndicales menées par les fonctionnaires malgaches sont en train de prendre une proportion gigantesque. Enseignants, médecins, magistrats et paramédicaux constituent désormais un seul bloc et mènent ensemble un mouvement de revendications qui consistera à partir de ce mercredi en une grève totale et généralisée.

Depuis hier, les paramédicaux ne se sont pas rendus dans les hôpitaux publics pour montrer leur ras-le-bol face au dialogue de sourds auquel s’engage l’Etat. Pareille pour les médecins fonctionnaires à qui le président de la transition a demandé hier la reprise immédiate de leur fonction, faute de quoi, les sanctions vont tomber.
Une interpellation qui a été décrétée lors du Conseil du gouvernement quelques heures plus tard. « Au constat d’avoir épuisé toutes les voies de recours et de négociation, le Conseil du Gouvernement fut unanime pour l’application du Décret de réquisition de service », précise le communiqué du gouvernement.
La réplique des médecins n’a pas tardé à venir. « L’Etat semble nous déclarer la guerre. Personnellement, je m’attendais à cela : l’intimidation, la suspension de solde…Si le gouvernement est unanime, nous le sommes aussi et on verra », a rétorqué le docteur Liva Andrianarijaona, vice-président national du syndicat des médecins fonctionnaires.

Madagascar : La grève des enseignants se radicalise

Rien ne va plus entre le syndicat des enseignants (Sempama) et le ministère de l’ Éducation nationale. La grève risque de perdurer.
«Nous ne reprendrons les activités pédagogiques qu’après l’ obtention d’ une réponse satisfaisante », a déclaré Claude Raharovoatra, président du Syndicat des enseignants de Madagascar (Sempama), hier à Anosy. Ainsi, après quelques jours de répit, les enseignants du Sempama ont repris leur grève, hier, devant le bâtiment du ministère de l’Éducation nationale à Anosy.
La sortie du décret d’application des indemnités d’éloignement et de risque de 50 000 ariary, n’a pas pu résoudre la crise. « C’est une décision unilatérale. Nous sommes fatigués d’une telle attitude. Aussi, demandons-nous la démission du ministre de l’Éducation nationale (MEN), Régis Manoro. La non considération de cette revendication durant ces dernières 24 heures ,a déclenché cette reprise de grève», a expliqué Claude Raharovoatra. Le syndicat se plaint également que le recrutement des maîtres Fram n’ait pas pris en compte, le cas des enseignants contractuels et la considération du report de calendriers des examens. « La grève a duré trois mois. Au nom de l’intérêt des élèves, nous demandons le décalage des examens. De l’autre côté, les enseignants ne font pas non plus confiance au paiement hors- mécano de ces indemnités », ajoute Clovis Andrianaina, coordonnateur du Sempama national.

Incompréhension

Mais Pascal Rabetahiana, secrétaire général du MEN, considère que ces revendications sont utilisées à des fins politiques. « Le Sempama fait-il partie d’ une entité signataire de la Feuille de route pour demander une démission du ministre Nous avons fait l’impossible pour trouver ces
25 milliards. Nous avons choisi ce mécanisme pour satisfaire, dans les plus bref délais, les enseignants. Ces indemnités seront prochainement inscrites dans leur bon de caisse. Je pense, en tant que technicien, que les revendications ne sont plus syndicales
 », a indiqué le secrétaire général du MEN. Pourtant, aucune sanction n’est encore envisagée pour contraindre les enseignants à reprendre leurs activités. « Un dialogue sous la houlette du Président de la Transition ou du Premier ministre est en cours de conception pour dénouer cette incompréhension. La sanction sera envisagée quand tous les recours seront épuisés », a déclaré Pascal Rabetahiana.

Les employés de la commune de Mahajanga en grève pour le paiement des salaires

L’Express de Madagascar, 3 avril 2012 :

Le feuilleton sur les impayés des employés de la commune urbaine de Mahajanga est loin d’être terminé. La promesse de paiement de quatre mois de salaire par la vice-primature de l’Aménagement du territoire et de la ville plus un mois sur le compte de la mairie ne s’est pas réalisée.

D’après le maire, Mokhtar Salim Andriatomanga, le paiement se fera en deux étapes pour la subvention de l’État. Une tranche de 180 millions ariary pour le paiement de deux mois de salaire sur les quatre prévus est déjà créditée au niveau de la caisse du Trésor.

« Les employés du département financier sont prêts à travailler jour et nuit pour que les salaires soient payés avant la fête des Pâques. De plus, nous sommes en train de collecter les taxes au niveau du centre fiscal afin de renflouer la caisse de la municipalité afin d’honorer un mois en plus », a déclaré le premier magistrat de la ville.

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Grève des employés de la commune urbaine de Mahajanga

L’Express de Madagascar, 23 novembre 2011 :

La grève des employés de la commune urbaine de Mahajanga a encore continué lundi dernier. Les grévistes ont de nouveau fermé les portes, après quelques heures de service minimum seulement. Pourtant, auparavant, le chef de district de Mahajanga I, Doris Andriari­liva Rasamoelina en personne est venu ordonner son ouverture.

Les grévistes ont ensuite étalé 3 banderoles au lieu d’une. Ils ont dénoncé également l’incapacité du maire à gérer les affaires de la ville de Mahajanga. Ainsi, ils appellent à la mise en place d’une délégation spéciale à la tête de la municipalité. Cette revendication est adressée à l’endroit du président de la Haute autorité de la Transition, Andry Rajoelina.

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