Archives de la Catégorie International

L’ennemi principal est dans notre pays ! (Karl Liebknecht)

Tract de mai 1915 rédigé par Karl Liebknecht, militant révolutionnaire communiste allemand, à propos de la première guerre mondiale et qui précise les bases d’une politique internationaliste conséquente face au militarisme.

Depuis dix mois il fallait s’y attendre quotidiennement, depuis l’attaque de l’Autriche contre la Serbie : la guerre avec l’Italie est là.

Les masses populaires ont commencé à se dégager des filets de mensonges officiels. La compréhension des origines et des objectifs de la guerre mondiale, de la responsabilité directe et de son déclenchement s’est répandu aussi dans le peuple allemand. La folie des buts de guerre sacrés s’est progressivement effacée, l’enthousiasme pour la guerre disparaît, la volonté de faire rapidement la paix s’est accru énormément, partout – y compris dans l’armée.

Un souci grave pour les impérialistes allemands et autrichiens, qui ont cherché en vain leur salut. Il semble qu’ils l’ont trouvé maintenant. L’entrée en guerre de l’Italie doit leur fournir l’occasion de relancer la haine des peuples, d’étouffer la volonté de paix, d’effacer les traces de leur propre culpabilité. Ils comptent sur l’oubli du peuple allemand dont la patience a trop souvent été mise à l’épreuve.

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Chômage : pilier central du capitalisme

Article publié dans Communisme-Ouvrier n°21, bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Nous le savons depuis deux siècles, le chômage de masse est un pilier central de l’existence de l’ordre social capitaliste ! Dans cette société de classe dominée par la bourgeoisie (La classe qui détient capitaux et moyens de productions), un seul mot d’ordre prévaut : augmenter à la fois taux de profit et taux de plus-value !

Pour y arriver un très bon moyen, maintenir le prolétariat (la classe qui vend sa force de travail pour vivre) dans la terreur du lendemain sans travail.

Avoir une vision nationale du chômage amène une très mauvaise analyse dans un système économique mondialisé. C’est le meilleur moyens pour ressortir les vieilles rengaines protectionnistes et nationalistes (même de gauche) en niant la lutte des classes, et qui n’enlève absolument pas le pouvoir à la bourgeoisie ; au pire ça ramène les idées les plus réactionnaires et totalitaires.

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Quelques affiches pour le 1er Mai 2012

A la veille du 1er Mai, Journée Internationale des Travailleurs, quelques affiches d’appel pour ce 1er Mai 2012 où, comme le disent les camarades d’Israël dans leur déclaration, “des millions de gens à travers le monde marcheront, dans des dizaines de différentes langues, mais partageront la même revendication, la défense des intérêts de la classe ouvrière”.

Allemagne : Appel à la manif à Duisburg, "Il n'y a pas d'alternative à la révolution"

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Après le 1er Mai : Un point sur les luttes des travailleurs dans le monde

Réunion publique en ligne sur Paltalk animée par l’Initiative Communiste-Ouvrière – Lundi 7 mai 2012 à 20 h 30.

Le 1er Mai est le jour où, sur les cinq continents, travailleuses et travailleurs descendent dans les rues pour défendre leurs revendications face à la bourgeoisie. D’un 1er Mai d’avertissement au prochain gouvernement en France à une journée dans un contexte de luttes pour les salaires en Allemagne aux protestations contre l’austérité dans toute l’Europe, des combats pour la liberté d’organisation et d’expression face aux dictateurs du Swaziland à l’Iran, de slogans contre les discriminations faites aux travailleurs immigrés de Los Angeles à Kamyaran en passant par Paris, pour l’égalité totale entre les femmes et les hommes revendiquée de Tunis à Auckland, dans des contextes, dans des langues, et sous des latitudes différentes, le 1er Mai marque plus que tout autre jour, la similitude des revendications et l’unité de la classe ouvrière à l’échelle mondiale.

Après ce 1er Mai 2012 qui s’annonce historique dans plusieurs pays, en particulier aux Etats-Unis, le pays d’origine de cette journée, il est intéressant de faire un point et de discuter de la situation et des luttes du mouvement ouvrier international.

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1er Mai : Cinq continents, une seule classe ouvrière, une même lutte

Article publié dans “Communisme-Ouvrier” n°20 -Spécial 1 Mai :

En cette journée du 1er Mai, sur tous les continents, c’est une même classe ouvrière qui descend dans la rue pour ses revendications, ses aspirations à la liberté, au bien-être et à l’égalité et contre l’oppression.

En Allemagne, ce 1er Mai tombe la veille de la première série de grèves d’avertissement dans la métallurgie pour 6,5% d’augmentation de salaire et la fin des discriminations à l’encontre des travailleurs intérimaires. Même chose au Maroc où les travailleuses et travailleurs défileront pour la liberté syndicale et contre les attaques contre le droit de grève, où, deux jours après le 1er Mai, il est question d’un début de grève dans la fonction publique.

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Appel du mouvement Occupy de Los Angeles et Long Beach pour le Premier Mai 2012

Appel du mouvement Occupy de Los Angeles et Long Beach (Californie, Etats-Unis) pour le Premier Mai 2012 :

Préparons le 1er Mai 2012
Pas de travail, pas d’école, pas de commerce, pas de banque, pas de marché.
La population de la planète prendra les rues.

Occupy Los Angeles et Occupy Long Beach appellent le peuple du monde à commencer à préparer maintenant une grève générale. Le but est de fermer le marché à l’échelle mondiale et de montrer aux 1% que nous ne laisserons pas prendre nos acquis, que nous ne serons pas réduits au silence et que nous nous mobiliserons jusqu’à ce que nos souffrances soient réparées.

Appel à la grève générale et au boycott :

- Pour les droits des immigrants
- Pour la justice sociale, économique et environnementale et pour les droits des travailleurs
- Pour la paix avec justice
- Pour les libertés civiles et la fin de l’Etat policier
- Pour la reconnaissance du droit au logement, à l’éducation et à la santé comme droits humains
- Pour les droits des femmes et l’égalité entre les sexes

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L’engagement mondial des 99 %

Déclaration du huitième congrès du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran

Les révolutions en Tunisie et en Egypte et les soulèvements révolutionnaires contre les dictateurs au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ont montré que la révolution inachevée de 2009 en Iran n’était pas un évènement isolé. Comme l’a déclaré notre dernier congrès, cette révolution marquait la fin de la sombre période pendant laquelle la Nouvelle Droite, le Nouvel Ordre Mondial et la guerre entre terroristes étaient à l’offensive. Elle venait depuis “le coeur du peuple”. En plus, les mouvements anti-capitalistes en Occident en 2011, des révoltes de ceux qui n’ont rien dans les cités britanniques aux grèves et protestations en Espagne, en Grèce, en Israël, en Italie, en France, etc., et le mouvement Occupy aux Etats-Unis et en Europe, ont montré que cette nouvelle période de révolutions et de soulèvements de masse n’était pas limitée au Moyen-Orient. C’est en effet une situation nouvelle et universelle, celle où, face au contexte de la crise économique mondiale du capitalisme et de sa voie sans issue, les rangs des 99% se lèvent partout contre le système du profit, du marché et du salariat ; contre l’Etat, la bureaucratie et la démocratie qui lui corresponde, tout comme contre les icônes et les valeurs du système telles que la religion, le nationalisme et la négation de l’identité humaine universelle. L’orage de 2011 restera dans l’histoire humaine comme le début d’une vague mondiale de révolutions du 21ème siècle pour l’émancipation de l’humanité. A un bout de cet immense mouvement se trouve la Place Tahrir du Caire et la révolution pour le pain, la liberté et la dignité humaine, et de l’autre le mouvement Occupy Wall Street à New York avec sa volonté d’Assemblées Populaires et la pratique critique de la démocratie des 1%. Cette vague révolutionnaire mondiale a d’ores et déjà renversé les vieilles perceptions dominantes des dernières décennies et changé le rapport de force politique et idéologique en faveur de la révolution, avec la venue prochaine de transformations encore plus grandes.

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Télécharger le communisme

Article publié dans “Communisme-Ouvrier” n°17, bulletin de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Le capitalisme invente des choses merveilleuses, mais qui lui posent bien des problèmes. Il fut un temps où l’on trouvait merveilleux d’enregistrer un morceau de musique à la radio sur une K7 ou de copier le disque d’un copain, ou encore de photocopier un bouquin complet, de préférence en perruquant sur un copieuse professionnelle, plutôt que de l’acheter.

Aujourd’hui, pour peu qu’on ose braver les sacro-saintes lois sur la propriété intellectuelles, tout ça peut être fait en quelque clics sur un ordinateur, voir un simple téléphone. Après tout, acheter un ordinateur, avoir une connexion internet ou un téléphone, non seulement sont parfaitement légaux, mais rapportent des profits énormes aux entreprises concernées. Mais cela lèse les droits des éditeurs de musique ou de livres, qui ne cessent de réclamer des lois pour les protéger et des accords pour maintenir leurs profits. La contrefaçon des œuvres de l’esprit est certes aussi vieille que le capitalisme, si l’on en croit les déboires des imprimeurs de l’ancien régime face à la contrefaçon de leurs livres, mais jamais de tels moyens n’ont été offerts pour que celle-ci se transforme en une activité normale de la vie quotidienne. De nombreuses pistes ont été explorées, comme l’ont montré en France les débats passionnés sur la loi Hadopi, pour prendre acte de cette banalisation et la réintégrer dans le circuit normal du capital. Aux États-Unis, il est relancé par le vote de la loi « sopa » (stop online piracy act) et la fermeture du site megaupload. Sans rentrer dans le détail de ces affaires, on voit ici à l’oeuvre un phénomène que Marx avait déjà bien décrit : le capitalisme créée une contradiction croissante entre ce qu’il est capable de produire et les rapports de propriétés qui lui sont nécessaires. D’un côté, il est capable de créer de système de reproduction des données qui rendent la maîtrise de la propriété intellectuelle illusoire, et de l’autre, il ne peut sans contredire l’un de ses fondements, c’est-à-dire l’existence de la propriété privée, abandonner tout revendication sur celle-ci.

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De l’appropriation de la biomasse

Article d’un militant de l’Initiative Communiste-Ouvrière :

Un pique-nique au travail sur la pause du midi, l’esprit se vide en regardant des posters de la Fondation GoodPlanet offerts en 2008 par les ministères de l’Éducation nationale et de l’Environnement.

Sur l’un d’entre eux des carcasses de voitures : « Économisons nos ressources », précise qu’ « au rythme actuel, il pourrait y avoir 1 milliard d’automobiles au cours de la prochaine décennie ». D’un poster à l’autre s’égrène ainsi une forme supposée consensuelle du catéchisme écologique. Le plus joli paysage s’intitule « L’énergie indispensable à la vie » et montre une mare dans le désert de Namibie.

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Dans l’asile de nuit (Rosa Luxembourg)

Alors qu’on apprend ce 3 février 2012 à la fois qu’au moins 220 personnes sont mortes de misère, d’absence de logement ou de chauffage, en Europe et qu’un SDF a tenté de s’immoler par le feu en France, ce texte de Rosa Luxembourg paru dans le journal des femmes socialistes Die Gleichheit (L’égalité) en 1912, apparaît, un siècle plus tard d’une brûlante actualité.

Dans l’asile de nuit

L’atmosphère de fête dans laquelle baignait la capitale du Reich vient d’être cruellement troublée. A peine des âmes pieuses avaient-elles entonné le vieux et beau cantique ” O gai Noël, jours pleins de grâce et de félicité ” qu’une nouvelle se répandait : les pensionnaires de l’asile de nuit municipal avaient été victimes d’une intoxication massive. Les vieux tout autant que les jeunes : l’employé de commerce Joseph Geihe, vingt et un ans ; l’ouvrier Karl Melchior, quarante-sept ans ; Lucian Szczyptierowski, soixante-cinq ans. Chaque jour s’allongeait la liste des sans-abri victimes de cet empoisonnement. La mort les a frappés partout : à l’asile de nuit, dans la prison, dans le chauffoir public, tout simplement dans la rue ou recroquevillés dans quelque grange. Juste avant que le carillon des cloches n’annonçât le commencement de l’an nouveau, cent cinquante sans-abri se tordaient dans les affres de la mort, soixante-dix avaient quitté ce monde.

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