Archives de la Catégorie Hongrie

En Hongrie, les diabétiques seront punis pour leurs écarts de régime

Jusqu’où ira l’ignominie de la société capitaliste ?

Le Monde, 23 avril 2012 :

C’est une mesure extrême que vient de prendre l’Etat hongrois. Pour réduire les dépenses de santé, le gouvernement a décidé de punir les diabétiques qui ne suivraient pas scrupuleusement leur régime en les privant d’accès aux meilleurs traitements subventionnés.

Selon un décret ministériel, publié lundi 23 avril, dans le Journal officiel, les diabétiques devront se soumettre chaque trimestre à un test sanguin spécifique visant à contrôler leur consommation d’hydrates de carbone.

S’ils sont pris en défaut à deux reprises dans l’année, en clair si leur taux de glucose a augmenté au-delà des valeurs fixées par le décret, les patients concernés se verront refuser l’accès aux médicaments les plus efficaces (insuline analogue) et devront se contenter des traitements à base d’insuline humaine, moins performants et provoquant davantage d’effets secondaires. De plus, ils devront payer plus cher pour leur traitement, dont la part subventionnée par l’Etat va se réduire.

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Hongrie : Des dizaines de milliers manifestent contre la nouvelle constitution

AFP, 2 janvier 2012 :

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté lundi à Budapest contre la nouvelle constitution hongroise, jugeant qu’elle porte atteinte à la démocratie, tandis que le gouvernement célébrait l’entrée en vigueur de celle-ci lors d’une cérémonie.

Les organisateurs de la manifestation, intitulée “Il y aura de nouveau une république”, ont indiqué que près de 100.000 personnes se sont rassemblées en fin d’après-midi sur l’une des principales artères de la capitale hongroise.

Le nom de l’événement faisait référence à l’une des dispositions de la nouvelle constitution, entrée en vigueur au 1er janvier, qui remplace la “République de Hongrie” par la simple “Hongrie”.

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Les SDF hongrois payent leur nuit plus cher qu’un hôtel 3 étoiles

My Europ Infos, 22 décembre 2011 :

Le gouvernement conservateur du premier ministre hongrois Viktor Orban n’en finit pas de défrayer la chronique. Après s’être attaqué à la liberté de la presse, aux populations Roms et au système démocratique de son pays, le parti majoritaire, le Fidesz, s’en prend désormais aux plus démunis.

La chasse aux SDF continue dans les rues de Budapest. Depuis le début du mois de décembre, les personnes qui dorment dans les rues de la capitale peuvent en effet recevoir une amende de 150 000 forints (480 euros) ou écoper de 60 jours de prison. Les membres du Fidesz, le parti majoritaire du premier ministre conservateur Viktor Orban, se défendent en arguant vouloir donner un toit à chacun, particulièrement en cette dure période hivernale.

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Hongrie : Les Roms poussés dehors

Libération, 2 novembre 2011 :

Reportage : Les communes d’extrême droite, comme Gyöngyöspata, privent les Tsiganes du revenu minimum.

Avril 2011 : Des familles roms quittent le village de Gyöngyöspata suite à la terreur des groupes paramilitaires néo-nazis

Anorak gris et casquette rouge, l’uniforme fourni par la municipalité, Attila Rácz débroussaille à coups de hachette le chemin communal. Il est rom, comme la plupart des 72 employés du programme pilote de travaux publics, projet du gouvernement mis en œuvre à Gyöngyöspata, village dirigé par le parti d’extrême droite Jobbik. Depuis que son fils a été licencié, Attila, 51 ans, a la rage au cœur. «Il n’a jamais manqué un seul jour de travail, sauf une fois pour aller chez le dentiste à cause d’un abcès. Il a fourni un certificat médical à la mairie, mais le papier a disparu… Et il a été licencié. Non seulement il ne touchera plus son salaire de 47 000 forints [150 euros, ndlr], mais la mairie lui supprime le revenu minimum social [95 euros par mois] pendant trois ans ! Il va perdre cette petite aide qui l’aurait aidé à faire vivre sa famille.» Le fils d’Attila est le quatrième à être congédié de la sorte. Le dentiste a refusé de lui délivrer une copie. «C’est devenu difficile de vivre normalement», soupire le jeune homme.

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Hongrie : La prison pour les sans-abris ?

Hulala, 24 octobre 2011 :

L’association de défense des sans-abris “A Varos Mindenkié” (La ville pour tous) a rassemblé plusieurs centaines de personnes lundi dernier pour protester contre les nouvelles propositions du gouvernement d’imposer aux individus « résidant dans les lieux publics » une amende de 500 euros…ou une peine d’emprisonnement.

La manifestation a rassemblé entre 500 et 1000 personnes. Elle a débuté par la lecture d’une pièce inspirée des mesures « anti-pauvres » prises au cours de ces derniers mois, lue par un jeune poète, puis a continué avec une impressionnante performance simulant les conséquences de ces nouvelles propositions. Des centaines de participants se sont ainsi allongés tandis que d’autres, habillés en représentants de forces de l’ordre tentaient de les arrêter. “C’est la première fois depuis la chute du stalinisme que l’on peut être puni pour ce que l’on est et non pour ce que l’on fait”, déplore l’un des activistes et performeurs du collectif A Varos Mindenkié, Attila « Steve » Kopiàs, sur le site de l’association.

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Un STO pour les chômeurs adopté en Hongrie

L’idée de travail forcé avait été introduite dans la campagne électorale de 2010 par le mouvement nationaliste Jobbik. Il est donc repris par le Fidesz, parti conservateur du Premier ministre Viktor Orban.

Le gouvernement conservateur hongrois a sensiblement réduit, mardi, le montant et la durée du versement des allocations chômage, de 270 à 90 jours, en faisant adopter au parlement une loi obligeant ses bénéficiaires, des sans-emploi ayant cotisé ou non, à effectuer des travaux d’intérêt général, indépendamment de leurs qualifications et indemnisation.

Le montant maximum de l’allocation a été ramené de 120% à 100% du salaire minimum, fixé à environ 80.000 forints (280 euros). Le vote de cette loi, qui entrera en vigueur le 1er septembre, a été acquis par 251 voix pour, 29 contre et 32 abstentions, le gouvernement conservateur disposant d’une majorité parlementaire des deux-tiers. Lire la suite

Milices fascistes à Gyöngyöspata

Libération, 22 avril 2011 :

277 femmes et enfants Roms ont fui vendredi le village de Gyöngyöspata (nord-est) avant le retour d’une milice d’extrême-droite pour un «camp d’entraînement», a indiqué à l’AFP le chef de cette communauté de Roms.

Les milices fascistes à Gyöngyöspata le 10 mars

Après l’interdiction de ses patrouilles, organisées le mois dernier, la milice Vedero tient pendant le week-end de Pâques «un camp d’entraînement» de trois jours dans cette localité de 2.800 habitants, dont 450 Roms, située à 81 km de Budapest.

Tandis que les hommes de la communauté vont rester dans le village, les femmes et enfants sont montés à bord de cinq autocars mis à disposition par des groupes de défense des droits de l’Homme.

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40.000 manifestants à Budapest contre la rigueur budgétaire en Europe

France Infos, 9 avril 2011 :

Alors que les ministres des finances européens se réunissaient depuis deux jours à Gödöllö, à une trentaine de kilomètres de Budapest, des manifestations anti-austérité ont eu lieu dans la capitale hongroise.

Dans les rues de Budapest, 40.000 manifestants avaient répondu à l’appel de la Confédération européenne des syndicats. Dans le cortège, 45 syndicats, venus de 22 pays différents étaient représentés. Tous manifestaient depuis la mi-journée, réclamant “une Europe sociale, des salaires équitables et des emplois.”

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Hongrie : Le procès des personnes accusées d’une série d’attaques contre des Roms doit s’ouvrir

Communiqué d’Amnesty International, 24 mars 2011 :

Les autorités hongroises doivent prendre des mesures en vue de venir en aide aux victimes d’attaques à caractère raciste, a déclaré Amnesty International à la veille du procès qui doit s’ouvrir vendredi 25 mars à Budapest contre les quatre auteurs présumés d’une série d’homicides ciblant des Roms.

Un père et son fils tués à Tatárszentgyörgy comptaient parmi les Roms pris pour cibles.

« Alors que s’ouvre ce procès attendu de longue date, la protection des communautés roms en Hongrie contre le harcèlement et les violences racistes doit figurer au premier rang des priorités, a indiqué Barbora Cernusakova, experte sur la Hongrie d’Amnesty International.

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