Syfia Grands Lacs, 6 avril 2012 :
Le mot d’ordre de grève générale lancée par les syndicats et la société civile a été largement à Bujumbura le 27 mars. Il visait à faire pression sur le gouvernement afin qu’il revoie à la baisse les prix de produits de première nécessité, de l’eau et de l’électricité et contraigne les dignitaires à payer l’impôt sur le revenu.

“Je ne veux pas sortir de la maison car l’appel lancé est fondé : on n’est plus capable de payer la nourriture quotidienne, on mange une seule fois par jour à peine. C’est dur !”, se plaint Kankindi Fiona, enseignante à l’école primaire qui, comme beaucoup d’autres, a suivi la grève générale du 27 mars dernier à Bujumbura lancée par le Collectif contre la vie chère qui regroupe les deux centrales syndicales du Burundi (70% des fonctionnaires) et près de 500 associations de la société civile. Ce jour-là, les habitants de la capitale burundaise ont été très nombreux à suivre ce mot d’ordre. “Tu vois toi-même que c’est comme un jour férié ! C’est dire que personne n’est à l’abri de la cherté des denrées alimentaires”, martèle Juma, chauffeur de taxi qui a préféré rester chez lui.
Les entreprises étatiques et paraétatiques ont tourné au ralenti. C’était le service minimum, commente un agent de l’État sous couvert d’anonymat. Les leaders syndicaux et la société civile avait demandé à chacun de rester à la maison pour faire pression sur le gouvernement afin qu’il revoie à la baisse les prix des produits de première nécessité, suspende la hausse prévue des prix de l’eau et de l’électricité jusqu’à ce que soit terminé l’audit indépendant de la Régideso recommandé par l’Assemblée nationale.
Afrique en Ligne, 28 mars 2012 :

Afriqenligne, 4 novembre 2011 :
Initiative Communiste-Ouvrière


