Deux jours de sensibilisation et de menaces n’ont pas suffi pour obliger les enseignants du système éducatif public à reprendre le chemin des classes.
Un tour ce matin du mercredi 7 mars 2012 dans les établissements de Cotonou et environs montre que la grève continue toujours. Les forces de l’ordre massivement tassées à l’entrée de la Bourse du Travail ont presque entièrement disparu, de même que la plupart des policiers en faction à l’entrée des écoles.
Le gouvernement vient donc ainsi de subir un revers qui traduit la détermination des syndicats des enseignants d’aller jusqu’au bout des revendications. Le chef de l’Etat, alterne menaces et appels à la raison, a reçu des responsables des organisations syndicales dans la nuit de ce mardi à mercredi. Rien de nouveau n’est sorti de cette rencontre. Le président Yayi Boni s’est tout simplement contenté de dire une fois encore que l’Etat n’a plus les moyens d’augmenter les salaires. Un discours maintes fois répété et repris par les ministres qui terminent ce mercredi une tournée nationale destinée à mettre en place des comités pour contrôler la présence effective des enseignants à leurs postes. Lire la suite

Afrik.com, 11 novembre 2011 :
Initiative Communiste-Ouvrière


