Archives de la Catégorie Histoire et théorie

L’ennemi principal est dans notre pays ! (Karl Liebknecht)

Tract de mai 1915 rédigé par Karl Liebknecht, militant révolutionnaire communiste allemand, à propos de la première guerre mondiale et qui précise les bases d’une politique internationaliste conséquente face au militarisme.

Depuis dix mois il fallait s’y attendre quotidiennement, depuis l’attaque de l’Autriche contre la Serbie : la guerre avec l’Italie est là.

Les masses populaires ont commencé à se dégager des filets de mensonges officiels. La compréhension des origines et des objectifs de la guerre mondiale, de la responsabilité directe et de son déclenchement s’est répandu aussi dans le peuple allemand. La folie des buts de guerre sacrés s’est progressivement effacée, l’enthousiasme pour la guerre disparaît, la volonté de faire rapidement la paix s’est accru énormément, partout – y compris dans l’armée.

Un souci grave pour les impérialistes allemands et autrichiens, qui ont cherché en vain leur salut. Il semble qu’ils l’ont trouvé maintenant. L’entrée en guerre de l’Italie doit leur fournir l’occasion de relancer la haine des peuples, d’étouffer la volonté de paix, d’effacer les traces de leur propre culpabilité. Ils comptent sur l’oubli du peuple allemand dont la patience a trop souvent été mise à l’épreuve.

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Le marxisme contre l’Etat.

Evènement publié le 10 mai par ICO :

Discussion présentée et animé par Nicolas Dessaux, de l’Initiative Communiste-Ouvrière au café Citoyen, le mercredi 16 mai à 18h30, Place du marché aux chevaux, Métro république, à Lille.

Le marxisme contre l’État.

« La société, qui réorganisera la production sur la base d’une association libre et égalitaire des producteurs, reléguera toute la machine de l’État là où sera dorénavant sa place : au musée des antiquités, à côté du rouet et de la hache de bronze », écrivait Friedrich Engels. Pourtant, le marxisme en est venu a être largement assimilé à l’apologie de l’État. Pour y remédier, pour comprendre la critique marxiste de l’État et la dérive étatiste de nombre de ses descendants, pour proposer une alternative politique à l’étatisme, il est nécessaire de revenir au texte même de Marx.

Discussion présentée et animé par Nicolas Dessaux, de l’Initiative Communiste-Ouvrière au café Citoyen,

le mercredi 16 mai à 18h30, 

Place du marché aux chevaux, Métro république, à Lille.

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Le marxisme contre l’Etat

Quelques notes sur la résistance ouvrière au nazisme

Quelques notes sur la résistance ouvrière au nazisme de 1933 à 1945 à l’occasion du 29 avril, Journée des Déportés.

On a tendance à voir dans l’Allemagne de 1933 à 1945 un pays entièrement nazifié, oubliant que le national-socialisme était une réponse de la bourgeoisie à la fois à la crise du capitalisme et à la combativité de la classe ouvrière. C’est d’abord contre le mouvement ouvrier allemand que s’est dirigée la violence terroriste de l’Etat nazi. Ainsi, de 1933 à 1939, 225.000 personnes sont condamnées pour motifs politiques à des peines de prison plus ou moins longues et un million d’Allemands et d’Allemandes sont envoyés en camp de concentration pour raisons politiques. De 1933 à 1945, 32.500 anti-fascistes allemands sont condamnées à mort et exécutées pour motifs politiques et on estime à 1.359 le nombre de personnes sont assassinées par des agents du régime nazi entre le 30 janvier 1933 et le printemps 1936.

Le texte suivant est loin d’être une étude exhaustive de la résistance au nazisme dans la classe ouvrière allemande mais ne cherche qu’à montrer quelques exemples de cette lutte.

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18 mars 1871 : Proclamation de la Commune de Paris

Le 18 mars 1871, les ouvriers de Paris prennent le pouvoir et proclament “La Commune”, elle durera jusqu’au 28 mai, succombant sous les coups de la répression. Plus qu’une des nombreuses pages héroïques des luttes révolutionnaires de la classe ouvrière, La Commune de Paris est la première réponse, non pas théorique mais dans les faits, de ce qu’est la réalité du pouvoir ouvrier, non pas la vieille machine d’Etat de la bourgeoisie repeinte en rouge, mais sa destruction et la mise en place de nouveaux organes de pouvoir, la révocabilité des élu(e)s, l’abolition de l’armée permanente, le versement à tout mandaté politique d’un revenu équivalent au salaire moyen d’un ouvrier, etc.

A l’heure où, de l’Afrique à l’Amérique, en passant par le Moyen-Orient, l’Asie et l’Europe, des millions et des millions de gens cherchent une alternative pour en finir avec le capitalisme, ses crises et ses souffrances, l’expérience de la Commune de Paris reste d’une brûlante actualité. La révolution, pour vaincre, pour apporter le pain, la liberté et la dignité humaine, ne peut se contenter de mettre les Frères Musulmans et des militaires sur le siège de Moubarak, les islamistes sur celui de Ben Ali, ou tout autre force bourgeoise à la place d’une autre. C’est bien la machine d’Etat de la bourgeoisie qu’il faut briser, la remplacer par le pouvoir des conseils de travailleuses et de travailleurs, bref construire une forme nouvelle de pouvoir, un Etat du type de celui de la Commune.

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8 mars à Audincourt : Conférence “les femmes et la commune de Paris”

Le 8 mars, journée internationale de la femme, l’association l’Atelier
organise à Audincourt une conférence-débat sur le rôle joué par les femmes
dans la Commune de Paris en 1871  :
- quel fut l’apport des femmes à la Commune ?
- quelle fut la contribution de la Commune à l’émancipation des femmes ?

Commune de Paris : Une séance du Club des Femmes dans l'église Saint-Germain

Claudine REY, co-présidente de l’Association des Amis de la Commune animera
la conférence qui se déroulera à 20 H 15, au Studio des 3 Oranges, Allée de
la Filature, Audincourt

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Le communisme-ouvrier et le nationalisme

En marge du 8ème congrès du Parti Communiste-Ouvrier d’Iran, Hamid Taqvaee répond à la question du soutien aux nationalismes (en anglais).

Hamid Taqvaee explique qu’on ne peut, aujourd’hui, se baser sur le congrès de Bakou de 1920 pour justifier un soutien aux groupes nationalistes et/ou islamistes au nom de “l’anti-impérialisme”. Il revient sur le soutien en 1979 d’une partie de la gauche à Khomeiny ou à la République Islamique aujourd’hui, pour dénoncer cette politique et dit que les gens réels ne peuvent comprendre une telle politique. En conclusion, il rappelle que les révolutionnaires ont à combattre les différentes formes d’oppression et que “le soutien tactique à l’islamisme tue”.

Entretien avec Asqar Karimi

La Bataille Socialiste, 20 février 2012 :

Asqar Karimi est président du bureau politique du Parti communiste-ouvrier d’Iran. Dans cette interview en plusieurs parties, il nous raconte son combat politique contre le régime du Chah d’Iran, puis de l’Ayatollah Khomeiny et son engagement dans la guérilla de Komala.

1) « On se considérait comme des Fedayin, mais on ne connaissait même pas leurs buts. »

La première chose que j’aimerais savoir, c’est où tu es né ?

Dans une petite ville au sud de l’Iran, Abarkû, entre Yazd, Ispahan et Chiraz, en 1952. J’ai habité là jusqu’à mes 15 ans. Ensuite, je suis allé étudier à Arvhâz, au Khuzestan, pendant un an, puis j’ai déménagé pour Chiraz, un an aussi, enfin la dernière année de lycée, j’étais à Ispahan, pour deux semaines. Mais c’était très cher, alors je suis allé à Abâdeh, une ville près de la mienne. Quand j’ai fini le lycée, je suis partie à l’université technique. J’ai étudié quatre ans jusqu’à mon arrestation et condamné à huit ans de prison, en 1975. Mais pendant la révolution, j’ai été libéré en février 1979. Je n’ai jamais terminé mes études.

Pourquoi est-ce que tu as été arrêté ?

Parce que j’avais participé à des manifestations à l’université et aussi, parce que j‘étais en lien avec l’organisation des Fedayin [organisation d’extrême-gauche pratiquant la guérilla urbaine], j’avais lu quelques livres, j’en avais fait circuler, voilà…

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Réunion publique en ligne : Sommes-nous face à un danger fasciste ?

Réunion publique en ligne sur Paltalk animée par l’Initiative Communiste-Ouvrière – Vendredi 2 mars 2012 à 20 h 30.

Le problème, lorsque l’on veut répondre à la question de la définition du fascisme, c’est que ce mot a pris un sens essentiellement moral ou est utilisé comme insulte en politique, ce qui ne permet de comprendre ce qu’est le fascisme et encore moins de forger des outils pour le combattre.

Revenir sur la montée du fascisme, en Italie puis surtout en Allemagne, dans les années 1920 / 1930, permet de voir les spécificités de ce mouvement de terreur organisé contre le mouvement ouvrier, puis les spécificités de la forme de l’appareil d’État fasciste par rapport à d’autres types de régimes dictatoriaux et répressifs.

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Témoignages de militants communistes allemands sur la période nazie

Reportage de 2010 sur les souvenirs de militants communistes allemands (KPD) sur la résistance face au fascisme et la répression nazie (en allemand).

Témoignent dans ce reportage Günter Arndt (84 ans) de Francfort (Main), Philipp Benz (97 ans) de Darmstadt, Hans Heisel (87 ans) de Francfort (Main), Hans Schwert (102 ans) de Francfort (Main), Irma Strauch (88 ans) de Mainz.

Dans l’asile de nuit (Rosa Luxembourg)

Alors qu’on apprend ce 3 février 2012 à la fois qu’au moins 220 personnes sont mortes de misère, d’absence de logement ou de chauffage, en Europe et qu’un SDF a tenté de s’immoler par le feu en France, ce texte de Rosa Luxembourg paru dans le journal des femmes socialistes Die Gleichheit (L’égalité) en 1912, apparaît, un siècle plus tard d’une brûlante actualité.

Dans l’asile de nuit

L’atmosphère de fête dans laquelle baignait la capitale du Reich vient d’être cruellement troublée. A peine des âmes pieuses avaient-elles entonné le vieux et beau cantique ” O gai Noël, jours pleins de grâce et de félicité ” qu’une nouvelle se répandait : les pensionnaires de l’asile de nuit municipal avaient été victimes d’une intoxication massive. Les vieux tout autant que les jeunes : l’employé de commerce Joseph Geihe, vingt et un ans ; l’ouvrier Karl Melchior, quarante-sept ans ; Lucian Szczyptierowski, soixante-cinq ans. Chaque jour s’allongeait la liste des sans-abri victimes de cet empoisonnement. La mort les a frappés partout : à l’asile de nuit, dans la prison, dans le chauffoir public, tout simplement dans la rue ou recroquevillés dans quelque grange. Juste avant que le carillon des cloches n’annonçât le commencement de l’an nouveau, cent cinquante sans-abri se tordaient dans les affres de la mort, soixante-dix avaient quitté ce monde.

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