Archives de la Catégorie Droits humains et lutte face à la répression

La police empêche l’organisation d’une gay pride à Moscou

AFP, 27 mai 2012 :

La police russe a empêché dimanche des homosexuels d’organiser une gay pride à Moscou, interpellant des militants de la cause homosexuelle et des anti-gay, a constaté une journaliste de l’AFP.

Les forces de l’ordre ont rapidement interpellé des homosexuels qui s’étaient rassemblés devant la mairie de Moscou, la manifestation ayant été interdite par la municipalité pour la septième année consécutive, au motif qu’elle risquait de provoquer une “réaction négative” des habitants.

La police a affirmé avoir évité des affrontements entre militants gay et opposants homophobes qui effectuent fréquemment des apparitions aux rassemblements de défenseurs de la cause homosexuelle.

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Azerbaïdjan : Une trentaine d’interpellations en marge de l’Eurovision

AFP, 26 mai 2012 :

Une trentaine de personnes ont été interpellées vendredi à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan, au cours d’une nouvelle manifestation d’opposition organisée en marge du concours de l’Eurovision de la chanson dans cette ex-république soviétique, a constaté une correspondante de l’AFP.

Des dizaines d’opposants se sont rassemblés à la veille de la finale de l’Eurovision sur un quai animé de la Caspienne, en plein centre de Bakou, en présence de nombreux journalistes et observateurs, y compris de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

La police a interpellé une trentaine de manifestants, alors que les autres scandaient “Liberté !“.

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Mexique : Un défenseur des droits humains kidnappé et menacé de mort à Puebla.

25 May 2012: José Enrique Morales Montaño, membre du Centro de apoyo al trabajador (CAT)* a été enlevé et torturé durant dix-sept heures, le 15 mai, à Puebla. La CSI a condamné cet acte intolérable commis contre un défenseur des droits humains.

Morales Montaño a été kidnappé alors qu’il se rendait à une audience du Conseil local de conciliation et d’arbitrage dans la ville de Puebla, dans le cadre d’une action du CAT en défense d’un groupe de travailleurs de l’industrie textile.

« Nous ne pouvons accepter que les défenseurs des droits humains vivent sous la menace constante de séquestration ou de mort. Ce n’est pas la première fois qu’une attaque est perpétrée contre le CAT, ses membres et ses bureaux », a déclaré Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI. Cette attaque survient au milieu du climat de persécution systématique que le CAT subit depuis 2008, principalement de la part des entreprises multinationales. D’après les informations reçues par la CSI, le CAT est en proie à une campagne de diffamation des autorités gouvernementales et des milieux d’affaires.

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Québec: nuit de manifestations sonores contre “la loi spéciale”.

L’Express du 25 mai 2012 :

Des milliers de Québecois ont manifesté jeudi soir à Montréal et dans d’autres villes de province pour défier la loi spéciale interdisant les rassemblements sans préavis de plus de 50 personnes. Casseroles à l’appui. 

Des milliers de Québécois, casseroles à la main, ont défié dans la bonne humeur, jeudi soir à Montréal et ailleurs au Québec, la loi spéciale interdisant les rassemblements sans préavis de plus de 50 personnes. La veille, près de 700 arrestations avaient eu lieu dans le cadre du conflit étudiant. A Montréal, des centaines de résidents dans plusieurs arrondissements sont descendus dans la rue vers 20 heures pour participer à des concerts de casseroles contre la loi 78, produisant un immense tintamarre dans toute la ville. 

” La loi spéciale, on s’en câlisse “

Certains de ces rassemblements, qui réunissaient tout aussi bien des étudiants que des retraités aux cheveux blancs ou des parents avec leurs enfants, se sont transformés en manifestations spontanées dans les rues de la ville. Vers minuit, au moins trois cortèges de plusieurs milliers de personnes s’étendaient sur quelques kilomètres dans les rues de la ville, malgré un appel du maire de Montréal, qui avait invité ses commettants à taper dans leurs casseroles sur leurs balcons. “La loi spéciale, on s’en câlisse!” (on s’en fout), scandaient les manifestants. 

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France : 3 mois de prison pour le chômeur qui siphonne pour continuer à rouler

La Nouvelle République.fr

Châtellerault. Un quinquagénaire sans travail est parti trois mois en détention pour avoir siphonné des réservoirs de gasoil de camions.

Ses deux filles se marieront sans lui. José en pleure à chaudes larmes. Ce quinquagénaire châtelleraudais vient de partir pour trois mois en détention.

Il a été pris une nouvelle fois en flagrant délit, non pas les doigts dans le pot de confiture, mais avec un siphon à la main. José aspire le carburant à répétition. En l’espace de trois mois, il vient de se faire épingler à cinq reprises !
Son agenda personnel comportait déjà trois rendez-vous avec la justice entre le 6 juin et 6 juillet pour des faits qui se sont produits entre la fin février et le début avril. Des vols de carburants.
Quand José s’est fait pincer une nouvelle fois, dans la nuit de lundi à mardi, le parquet s’est décidé à passer la vitesse supérieure : comparution immédiate.
Deux vols sont reprochés à José. Le premier remonte au 1er avril dernier. Il est 21 h 45, José est surpris près d’un camion des transports Aubourg. Un frère du patron vient à son devant. José a travaillé là par le passé. Il lui fait remettre le contenu de son bidon dans le réservoir du véhicule. Il relève le numéro de la voiture de José.

“ Si j’avais un travail je ne le ferais plus ”

Une plainte est déposé le lendemain pour un vol de 200 litres de carburant. « Je venais juste de commencer », assure José. « Je n’ai pas volé 200 litres. » Les policiers n’avaient pas été avisés immédiatement et le contenu du coffre pas vérifié.
Le deuxième vol date de la nuit de lundi à mardi. Les policiers châtelleraudais mènent un contrôle. Ils arrêtent José. Il leur paraît inquiet et il sent le carburant à plein nez. Quand il ouvre son coffre, les policiers découvrent trois bidons de 20 litres et un siphon dégoulinant de gasoil.
José reconnaît qu’il vient de siphonner les 60 l dans un camion stationné à Vouneuil-sur-Vienne. « Le plus inquiétant, c’est quand même le contexte », relève le président Callen. « Vous avez trois convocations pour des faits identiques prochainement. Vous trouvez ça normal ? »
« Si j’avais un travail, je ne le ferais plus ! C’est juste pour pouvoir rouler ! Je ne le ferai plus, je regrette », assure le quinquagénaire sans travail depuis décembre dernier.
« On peut entendre que Monsieur connaisse des difficultés personnelles », concède le procureur, Charlotte Lecoeur, « mais la situation n’est pas acceptable, elle met aussi en difficulté des entreprises confrontées à de nombreux vols de carburant. »
Elle requiert huit mois de prison, dont la moitié ferme avec mandat de dépôt et l’obligation de remettre son permis aux autorités. José s’était fait confisquer sa voiture lors d’un précédent vol. Là, il s’était fait pincer avec celle d’un copain !
« S’il ne peut pas rouler, il ne peut plus rien faire », relève Me Lidwine Reigné, avocate de José. « Trois bidons de 20 l, c’est un plein, 70 €. Faut-il vraiment l’envoyer en prison pour cela ? Et rien ne prouve qu’il a volé 200 litres. »
Le tribunal a estimé que oui, à cause de la récidive. La peine plancher a été écartée. José est parti trois mois en prison. Il devra verser 280 € aux transports Aubourg.

 

Les étudiants de New York solidaires de leurs camarades du Québec

Extrait de Huffington Post, 24 mai 2012 :

Les étudiants de New York ont manifesté leur appui à leurs homologues québécois, mardi, en organisant une marche dénonçant la loi 78. À partir de 14h, en même temps que la manifestation monstre à Montréal, les bureaux du gouvernement du Québec au Rockefeller Plaza ont été assaillis par la foule.

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Répression à Montréal : Près de 400 arrestations à la 30e manifestation nocturne

La Presse, 23 mai 2012 :

Déclarée illégale par le SPVM avant même son départ, la 30ème manifestation nocturne d’hier s’est avérée des plus pacifiques, jusqu’à ce que le SPVM barre la route aux manifestants et en encercle près de 400.

La manifestation s’était amorcée de façon très pacifique. Ils étaient 3000 à marcher dans les rues du centre-ville après avoir pris le départ dans leur fief, le parc Émilie-Gamelin.

Sur place, un petit groupe d’une quarantaine de marcheurs s’est constitué et a annoncé aux policiers qu’ils avaient un itinéraire.

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Marée humaine à Montréal en soutien au conflit étudiant

Le Monde, 23 mai 2012 :

Des dizaines de milliers de personnes se sont réunies mardi 22 mai au centre de Montréal pour marquer le centième jour du conflit étudiant au Québec. Rassemblés dans une atmosphère bon-enfant, les manifestants – des étudiants et des syndicalistes mais aussi des gens de tous les horizons et de tous les âges – ont dénoncé la loi spéciale adoptée vendredi dernier par le gouvernement du premier ministre Jean Charest pour restreindre le droit de manifester.

“On déplore que le gouvernement Charest ait choisi la voie de la répression plutôt que la voie de la négociation”, a déclaré l’un des dirigeants étudiants, Léo Bureau-Blouin.

“Pour s’assurer que les gens puissent manifester en toute légalité [...], on a donné un trajet [à la police] qu’on va demander aux gens qui nous suivent de respecter pour permettre aux citoyens de manifester en toute sécurité”, a ajouté M. Bureau-Blouin.

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Montréal : La lutte des étudiants continue

Atlas Infos, 23 mai 2012 :

Des dizaines de milliers d’étudiants se sont dirigés vers le centre ville de Montréal, mardi après-midi, pour prendre part à l’une des plus grandes manifestations estudiantines au Canada, point culminant du mouvement de grève des étudiants contre la hausse des droits de scolarité et contre la loi 78, adoptée, vendredi dernier, par le gouvernement du Québec.

La manifestation, organisée par les fédérations étudiantes et les syndicats réunis au sein de l’Alliance sociale, s’est déroulée dans le calme, alors que le mouvement étudiant est entré dans sa centième journée de grève contre la hausse des droits de scolarité.

Les étudiants, menés par les trois grands regroupements d’associations estudiantines – la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ), la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), dénoncent cette “loi spéciale” qui restreint le droit de manifester et prévoit de lourdes amendes pour ceux qui entravent le droit des étudiants d’assister à leurs cours.

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Québec : Appel à la désobéissance contre la loi spéciale

Radio Canada, 21 mai 2012 :

La Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) refuse de se soumettre à la loi 78 adoptée vendredi à l’Assemblée nationale pour mettre fin à la crise étudiante.

« Déjà, des milliers de citoyens et de citoyennes ont annoncé leur intention de défier la loi, mais en date d’aujourd’hui, aucune organisation n’a jusqu’à maintenant eu le courage de parler en leur nom. Aujourd’hui, la CLASSE assume ce rôle », a déclaré son porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois lors d’un point de presse lundi.

Selon la CLASSE, cette loi spéciale constitue une attaque frontale aux droits fondamentaux et inaliénables que sont la liberté d’expression, d’association et de manifestation.

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