Campagne Labourstart :
Le 4 Octobre, 69 dirigeants de KESK, le syndicat des employés du secteur public turc, vont subir un procès, accusés de terrorisme, pour leur engagement dans le mouvement syndical. Cela fait partie d’une stratégie des autorités pour mettre le syndicat à genoux. Même si le harcèlement judiciaire des syndicats, et en particulier KESK et ses affiliés, est devenue endémique en Turquie au cours de l’année écoulée, le procès contre KESK traîne depuis des années.

Le dossier d’accusation à l’encontre de celles et ceux qui vont subir ce procès est au mieux fragile : la participation à des événements et des activités syndicales (dont les photos et les vidéos sont conservées dans le dossier comme «preuves»), des manifestations ou conférences de presse, participation à des grèves, diffusion de rapports anonymes, enregistrements illégaux d’appels téléphoniques concernent uniquement des affaires syndicales, etc. Parmi les 69 dirigeants de KESK qui seront à l’audience du 4 octobre, aucun n’a jamais été impliqué dans une action employant ou entraînant des violences. La CSI, la CES, l’IE, la FSESP et d’autres organisations du mouvement syndical international sont préoccupés qu’ils soient envoyés en prison comme terroristes simplement parce qu’ils défendent les droits des travailleurs turcs du secteur public, y compris ceux appartenant à des groupes minoritaires.
Des messages de protestation peuvent être envoyés au premier ministre de Turquie à cette adresse.
Initiative Communiste-Ouvrière






ah je comprends, les syndicalistes ont commis le crime de défendre aussi des salariés kurdes…La Turquie s’est vantée d’avoir tué 500 rebelles kurdes en un mois , faudrait peut-être s’Indigner !