RFI, 1 octobre 2012 :
Le climat social est toujours tendu dans la région de Sidi Bouzid. Après une grève générale samedi à Menzel Bouzaïane, ce lundi, ce sont les professeurs du secondaire qui seront en grève à Sidi Bouzid pour demander la libération d’autres manifestants emprisonnés. Au fil des semaines qui passent, la déception et le malaise deviennent plus grand.

Manifestation samedi à Menzel Bouzaïane
L’espoir de la révolution a laissé place au désespoir. Les sacrifices n’ont servi à rien et la situation est pire que celle qui prévalait avant, pensent de nombreux habitants de la région de Sidi Bouzid. « Ils veulent travailler. Mais ils sont déçus. On s’est révolté pour tout changer. Mais rien n’a changé. Ce qui s’est passé, c’est une révolte, et on attend maintenant la révolution », explique Mohamed Jellali Sghaïr, professeur d’arabe à Sidi Bouzid.



Initiative Communiste-Ouvrière





