Communiqué de l’Initiative Communiste-Ouvrière, 23 septembre 2012 :
« Le changement c’est maintenant » proclamaient les affiches électorales pour Hollande. Pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail, nous nous rendons tous compte que rien à changé. Pour les sans-papiers et les Rroms, on est aussi toujours dans la continuité de la politique de Sarkozy.

Avant les élections, le PS avait ressorti une de ses promesses de 1981, celle du droit de vote des étrangers aux élections municipales. Sur cette question, Valls a déclaré qu’il ne fallait « pas se précipiter » et c’est également la ligne de Jean-Marc Ayrault ironisant sur les « impatients », qui ne font que rappeler, simplement, les promesses électorales de Hollande… qui furent déjà celles de Mitterrand. Faudra-t-il attendre encore une trentaine d’années ?
Dans les luttes de la classe ouvrière, il ne viendrait à l’idée de personne de demander lors d’une assemblée générale de travailleurs, la nationalité ou les papiers d’un camarade avant de le laisser s’exprimer, voter ou même d’être élu à la tête d’un comité de grève.
Si les communistes n’ont aucune illusion sur les élections dans la société bourgeoise, nous sommes des opposants acharnés à toutes les discriminations entre êtres humains sous prétexte de leur nationalité, de leur sexe ou de leur carte d’identité et des partisans de l’égalité la plus complète. Toutes celles et tous ceux qui vivent ici doivent disposer des mêmes droits sans exception, et donc du droit de vote à toutes les élections, qu’elles soient locales ou nationales.
Initiative Communiste-Ouvrière





