Dans Communisme-Ouvrier n°24 (bulletin de septembre 2012).
Les militants de l’initiative communiste ouvrière ont décidé de lancer une campagne autour de la revendication, “Annulation de toutes les dettes personnelles dues aux banques et autres organismes de crédits”. n’hésitez pas à nous contacter pour y participer, construire avec nous des collectifs locaux, et organiser des actions pour obtenir satisfaction.

1/ On dit souvent que les gens s’endettent parce qu’ils sont imprévoyants ou dépensiers. Qu’en penses-tu ?
On s’est rendu compte, que l’on soit précaire ou salarié, jeune ou retraité, qu’il était de plus en plus difficile de joindre les deux bouts, d’affronter les factures et impayés qui s’accumulent, d’appréhender le cout de la vie qui augmente face à des ressources qui stagnent voire diminuent. L’augmentation récente du smic, qui revient à 0,60 cts net, ne permet certainement pas d’équilibrer le budget. On nous a promis le changement, sauf qu’on ne le voit pas arriver et qu’il n’a été qu’un effet d’annonce électorale. La classe ouvrière est de plus en plus précaire et en grandes difficultés pour vivre son quotidien. Malgré cela, le gouvernement voudrait qu’elle mette encore la main à la poche pour éponger la fameuse crise. Seulement, on passe notre vie à travailler, à la gagner, et nos loisirs se résument à calculer notre budget défaillant, à angoisser des lendemains qui déchantent, à vivre une vie entre parenthèses, dans la crainte de l’aléa financier qui viendra définitivement nous couler. On est étouffé, étranglé par les imprévus, les factures qui s’accumulent face à un budget quotidien qui explose. Alors on prend un crédit, puis un deuxième, puis un autre pour rembourser les deux premiers. Ou alors on essaie encore de sortir la tête de l’eau comme on peut, avec des crédits revolving alléchants proposés dans les commerces ou grandes enseignes lorsqu’on fait nos courses. On nous tente encore et toujours. On nous incite à acheter, à dépenser de l’argent fictif, quand il ne s’agit pas de rembourser des traites. Puis on vit sa vie en intérêts bancaires. Les créanciers commencent leurs harcèlements et on entre dans le cycle infernal de l’endettement à durée indéterminé, car la vie continue, à moins d’avoir une vieille tante qui apparaisse soudainement pour sauver la mise. On peut toujours rêver, mais pas les banquiers !
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