Y.Actualités, 6 juillet 2012 :
Le groupe PSA se dirige probablement vers la fermeture du site d’Aulnay. Ces derniers jours, des évènements ont perturbé le quotidien de l’usine : sanctions, rapports, menaces de licenciement, contrôle de titres de séjours. Pour protester, un salarié a entamé une grève de la faim.

Depuis quelques semaines sur le site d’Aulnay-sous-Bois, les événements s’enchaînent les uns à la suite des autres. Entre les lettres adressées à François Hollande et la rencontre avec Arnaud Montebourg et Denis Martin (directeur industriel du groupe numéro 2 de PSA) qui « n’a rien donné » selon Jean-Pierre Mercier (délégué CGT PSA). Ajoutez aussi la lettre d’Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, envoyée vendredi dernier à la direction, leur demandant de clarifier sa position.
Des salariés Cotorep sanctionnés, l’un d’eux entame une grève de la faim
En interne, de nombreux rebondissements ont mouvementé le quotidien du site d’Aulnay « La situation s’est accélérée depuis que nous sommes allés au débat entre François Hollande et Nicolas Sarkozy » raconte Samir Lasri, employé à PSA Aulnay. Des sanctions allant d’avertissements à des mises à pied. Parmi les sanctionnés, cinq salariés Cotorep (travailleurs handicapés). Abdellah Nabark et Omar Khammoussi en font partie. Ils vivent la même situation.
Selon leurs dires, la direction leur aurait proposé des postes non-adaptés à leur restriction médicale, « il n’y a plus de postes pour ces gens-là, ce sont des éléments gênants » explique l’un d’eux. Ces salariés de PSA Aulnay auraient eu des « rapports d’incidences non justifiés » leur reprochant entre autres « de ne pas vouloir travailler ». Selon Abdellah Nabark, la DRH lui a proposé trois postes, le premier en « préparation STT ». Il affirme qu’il ne pouvait l’accepter à cause de ses restrictions médicales, de la lourdeur du poste qui nécessiterait d’importants déplacements physiques. Une deuxième proposition lui a été faite, « elle était deux fois plus dure que la première » explique Abdellah Nabark qui se voyait obligé de la décliner. Pour sa troisième proposition de poste, la DRH le convoque par courrier. Lors de l’entretien, il se voit encore proposer un poste, selon lui, inadapté à son état de santé. « On m’a mis une sanction en me disant que je ne suis pas capable de tenir un poste » explique l’employé qui ne comprend pas la sanction alors qu’il est reconnu travailleur handicapé.
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