L’Est Républicain, 17 juin 2011 :
Protestant contre une procédure de licenciement à l’encontre de l’un de leur collègue électromécanicien, les ouvriers des usines de Arcelor-Mittal Constructions france ont cessé le travail depuis mercredi après-midi à Contrisson.

Hier matin, l’ouvrier concerné par la procédure a été reçu par la direction assistée d’un délégué syndical FO. Chacun est resté sur ses positions. « La direction campe sur son choix. Ils sont décidés à le licencier. Il devrait avoir sa lettre mardi. Nous sommes toujours hostiles à cette méthode de management qui fait peser du stress sur les ouvriers », commente Didier Guillaume, délégué syndical CGT.
Le mouvement de grève déclenché par les trois syndicats FO, CFDT et FO a donc été prolongé. « Après avoir entendu le compte-rendu du représentant syndical qui a participé à la réunion, nous avons choisi de poursuivre le mouvement. Les ouvriers affectés à la production ont voté à 99 % », continue le représentant syndical d’Arcelor-Mittal en Meuse.
Selon les syndicats, l’ensemble des lignes de production était bloqué hier. Le personnel non-gréviste pouvait passer pour aller travailler mais sans leur véhicule qu’ils ont garé le long de la route qui mène à l’usine. Les camions n’ont plus accès aux deux unités du site qui produit des bobines de tôle galvanisée pour les bâtiments commerciaux et industriels.
Arcelor-Mittal emploie environ 500 personnes à Contrisson et hier, c’est l’autre usine de cette division du géant qui a cessé le travail. Le site d’Haironville qui emploie environ 150 personnes a lui aussi débrayé. « Nous attendons des contacts avec la direction. Notre mouvement se poursuit au moins jusqu’à vendredi en fin de matinée puisque nous attendons la visite du vice-président de notre division au sein d’Arcelor-Mittal, Pascal Genest. On espère des réponses », ajoutent les syndicalistes qui dénoncent « le harcèlement de la direction ».
Initiative Communiste-Ouvrière


